Les Chevaliers d’Émeraude – Anne Robillard

Les Chevaliers d'Émeraude

Enkidiev, continent peuplé d’hommes, d’elfes, de fées et d’autres peuples à découvrir, est depuis cinq cents ans en paix après une guerre contre l’empereur Noir Amecareth, souverain d’Irianeth, de l’empire des hommes-insecte et de civilisation peu commode, mais asservie, mais lorsque celui-ci décide de reconquérir Enkidiev. Le seul espoir de la survie d’Enkidiev réside dans la résurrection de l’ordre des Chevaliers d’Émeraude par le roi Émeraude 1er. Ces guerriers magiciens seront chargés de protéger le continent jusqu’à l’accomplissement de la prophétie voulant que le porteur de Lumière, encore enfant, détruise à jamais la menace que fait peser l’Empereur Noir sur le monde libre. Pour que la prophétie se réalise, les Chevaliers devront protéger la fille de l’empereur Noir, Kira : l’enfant mauve aura en effet le rôle de protectrice du porteur de lumière. Mais leur tâche sera ardue : Amecareth envoie ses armées et ses sorciers à leur poursuite…

J’ai — enfin — terminé la série des Chevaliers d’Émeraude. Pourquoi enfin? Parce qu’elle m’a semblé interminable! Le fait qu’il y ait douze tomes n’y est pour rien. J’ai lu des séries tout aussi longues sans jamais m’apercevoir de leur longueur. Difficile de dire ce qui m’a empêchée d’apprécier plus que ça cette série qui a pourtant un bon succès commercial et littéraire. L’ensemble contient de très bonnes idées, mais qui m’ont souvent semblé mal exploitées. L’écriture des premiers tomes était quelque peu maladroite : une surabondance de répétitions (comme l’envoi de vagues d’apaisement… à un certain moment, je me rappelle m’être dit que les personnages étaient tellement « apaisés » qu’ils devaient dormir!), la hantise de l’auteure à utiliser des pronoms (chevalier mauve, Kira, la femme mauve, la femme chevalier… pourquoi ne pas tout simplement dire « elle » lorsqu’on parle de la même personne dans le même paragraphe?) Heureusement, l’écriture semble s’être raffinée au fil des tomes. À certains moments, j’avais l’impression que l’auteure s’était retrouvée dans une impasse et s’en était sortie en improvisant. Si bien que, parfois, j’avais du mal à suivre le fil des événements.

À mon avis, cette histoire aurait pu être résumée en 3 ou 4 tomes bien ficelés. D’autant plus qu’il ne se passe pas grand-chose dans les premiers. L’histoire est bonne, je crois seulement que c’est la rédaction qui est maladroite. En ce qui concerne la fin, elle m’a laissée, sans faire de jeu de mots, sur ma faim. Toute cette saga se règle en environ 10 pages où toutes les histoires parallèles ne sont pas bouclées, où on se demande ce qui arrive à certains personnages sur lesquels on avait mis l’accent auparavant… Et la formation d’un couple plus qu’improbable qui ne m’a pas du tout convaincue.

Finalement, je ne crois pas que je faisais partie du public cible de cette série, je suis cependant consciente qu’elle doit plaire aux plus jeunes. Par contre, la comparaison avec J.K. Rowling que j’ai lue quelque part ne tient pas la route selon moi…

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