« T’es chanceuse »

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C’est Chroniques blondes qui m’a inspiré ce billet. Parce que « T’es chanceuse », je l’entends au moins 4-5 fois par semaine depuis la fin de mes études, surtout de la part de mes anciens collègues de classe.

La raison de cette chance? J’ai trouvé un emploi dans mon domaine ET dans un milieu qui m’intéresse la dernière journée du bac. Je suis allée faire mon dernier examen en sachant que j’avais un emploi assuré pour au moins un an. Donc oui, dans ces circonstances, on peut me considérer chanceuse.

Mais cette chance, elle ne tombe pas du ciel! Être restée assise pendant tout mon bac en espérant qu’un emploi de rêve me tombe sur la tête à la fin de mes études, je n’aurais probablement pas été aussi « chanceuse ».

J’ai commencé à chercher un emploi au moins six mois avant la fin de mes études. À 50, j’ai arrêté de compter le nombre de CV et de lettres de références personnalisées que j’ai envoyés. J’ai passé beaucoup d’entrevues pour des emplois liés à mon domaine, dans un milieu qui m’intéressait moins, mais qui m’aurait permis d’acquérir de nouvelles compétences et une expérience diversifiée. Je dois être inscrite à tous les sites inimaginables qui affichent des emplois liés de près ou de loin aux communications. Tout au long de mes études, j’ai cumulé plusieurs emplois étudiants qui étaient liés à mon domaine, en plus de multiplier les occasions de bénévolat qui me permettaient toujours d’acquérir des nouvelles aptitudes.

La journée de la première entrevue pour l’emploi que j’occupe présentement, il y a eu la première tempête de neige à Montréal, quand le centre-ville a été bloqué. Sur les 12 candidats, quatre ne se sont pas présentés à cause de la neige. J’étais celle qui venait de la région la plus éloignée, Sherbrooke, et j’étais là. En retard, mais présente. Pour la seconde entrevue : deuxième tempête de neige. Je travaillais le lendemain et je suis partie de Saint-Jérôme à 5 h du matin, pour arriver à Sherbrooke à 10 h 30. Je le voulais cet emploi, il était pour moi, et j’étais prête à tout pour l’avoir.

Je ne suis pas parfaite et c’est peut-être mon insécurité qui m’a poussée à faire tout ça, de peur d’arriver devant rien. D’ailleurs, ça aurait pu ne pas marcher : j’aurais pu me retrouver devant le vide, ne pas trouver d’appartement à deux semaines d’avis, ne pas trouver d’emploi. Il n’y a rien d’intéressant à déménager entre Noël et le Jour de l’an, en pleine tempête de neige.

Oui, je suis chanceuse, mais je crois l’avoir mérité. Donc, à la place de me répéter sans cesse que je suis chanceuse, partez à la recherche de VOTRE chance.

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