La première marche – Isabelle Minière

La petite a sa théorie, qui fonctionne à merveille : sa mère veut consoler son petit frère d’être un garçon, elle le dorlote pour qu’il oublie cette contrariété. Quand un enfant est malade, dans une famille, il est souvent plus chouchouté que les autres. Comme les garçons sont pour ainsi dire malades de naissance, même si c’est une maladie normale, les parents sont plus indulgents avec eux. Et plus affectueux.

C’est un livre difficile à décrire. Tout au long, la petite nous raconte son quotidien, vu de la première, de la sixième ou de la dernière marche de l’escalier de la maison familial. La petite n’est pas heureuse, elle est souvent ignorée par ses parents, mais elle n’est pas foncièrement malheureuse non plus. Mais la fin à elle seule justifie la lecture. J’étais comme elle, dans une famille plus aimante par contre, mais tout de même dans une situation où cette découverte a changé le reste de ma vie. Tout comme la petite, depuis, je ne suis plus jamais seule.

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