Avard chronique – François Avard

Avard chronique : déviation du regard qui provoque un état d’esprit subversif. Le malade subit alors une enflure du sens critique par rapport au monde qui l’entoure.

Rappelons-nous. Autrefois, il était normal d’assister à la défécation d’un roi. En 1895, on condamna Oscar Wilde aux travaux forcés parce qu’il était homosexuel. Au début du XXe siècle, un orang-outang partageait sa cage avec un Pygmée au zoo de New York. Jusqu’en 1940, les femmes québécoises n’avaient pas le droit de vote. Hier, on se génocidait à qui mieux mieux en Afrique. Aujourd’hui, le Canada croit aider en faisant la guerre.

Remettre en question l’ordre établi est un acte citoyen. Cette contestation se nourrit de l’espoir que notre époque est moins heureuse que celle de demain. Par des billets choisis parmi les chroniques rédigées par Avard pour divers événements ou publications, découvrez notre monde autrement. La lecture d’un texte chaque soir, avant de s’endormir, éveille l’esprit à une graduelle et séditeuse lucidité. Contester la bêtise ambiante constitue un premier signe de guérison.

Ça parle de tout et de rien. Ça va dans tous les sens. Il s’agit d’un recueil de textes choisis parmi les chroniques, les discours et les textes écrits par François Avard. C’est parfois dur, parfois émouvant, souvent très direct et souvent juste. Bref, c’est difficile à décrire, mais très intéressant à lire, surtout avec les commentaires ajoutés expressément pour le livre. À découvrir pour aller au-delà de l’image fabriquée par les médias.

2 réflexions sur « Avard chronique – François Avard »

  1. La présentation est un peu condescendante, non? «La lecture d’un texte chaque soir, avant de s’endormir, éveille l’esprit à une graduelle et séditeuse lucidité. Contester la bêtise ambiante constitue un premier signe de guérison.» Comme si on était tous des zombies et qu’Avard allait nous réveiller?! Cela dit, j’aime bien les gens qui osent brasser la cage, donc ce recueil m’intéresse, c’est sûr!

  2. C’est vrai que c’est condescendant, mais je crois que ça fait partie du personnage. Et à la lecture de ses textes, je n’ai pas eu l’impression d’être prise pour une imbécile. Très intéressant!

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