Un fauteuil pneumatique rose au milieu d’une forêt de conifères – Thibault Lang-Willar

Après Chlore, roman de science-fiction paranoïaque, Thibault Lang-Willar s’amuse à disséquer les petites manies de psychopathes récidivistes, de pédophiles obnubilés par la fin du monde, de cannibales écologistes, toute une galerie de portraits décalés, jubilatoires et furieusement rock’n’roll. À la façon d’un « C’est arrivé près de chez vous », il cherche autant que possible l’onirisme dément au sein même de l’ignominie. Sa plume, moderne et percutante, se fait scalpel, fouillant les chairs de la déviance humaine, chaque mot contribuant avec une précision chirurgicale à choquer ou à faire rire aux éclats. Car si les détails scabreux ne nous sont pas épargnés, éclaboussant chaque page d’une aura malsaine, le pathétique de chaque situation ne peut qu’appeler le sourire et, parfois même, la compassion.

Dans ce cas-ci, choisir un livre juste avec le titre, sans lire la quatrième de couverture pour se faire une idée, ce n’était pas l’idéal, surtout enceinte! Outre le fauteuil, il n’y a rien de rose dans ce recueil de nouvelles qui regroupe des histoires de meurtres en série avec moult détails. Je dirais que même un mois après avoir terminé ce livre, j’ai encore un malaise quand je pense à la dernière nouvelle qui se déroule dans un salon de bronzage. J’ai trop d’images qui me viennent en tête. Je ne sais même pas pourquoi je me suis entêtée à le terminer quand j’ai compris de quoi il était question. Je pense que je cherchais un lien, une raison, une explication. Mais je n’en ai pas trouvé…

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