Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi – Mathias Malzieu

« Sers-toi de ton ombre, lis, rêve, repose-toi, amuse-toi, même si ça te paraît aussi impossible que le jour où tu as essayé de faire ton premier accord de guitare. Ne cède rien au désespoir! Utilise tes rêves. Et même s’ils sont cassés, recolle-les! Frotte-les à ton ombre magique, tu verras mon gars! Un rêve brisé bien recollé peut devenir encore plus beau et solide. »

 Une ombre magique et quelques livres : c’est ce que Giant Jack prescrit à Mathias sur le parking de l’hôpital pour l’aider à surmonter la perte de sa mère.

Ce personnage haut en couleur, sorti tout droit de ses rêves, va lui insuffler un peu de réconfort et de fantaisie…

Une des recommandations des bibliothécaires de ma nouvelle bibliothèque. Puisque, jusqu’à présent, j’ai été très satisfaite de leurs propositions, je me permets de piger un livre au hasard dans l’étagère des recommandations à chacune de mes visites.

Mathias perd sa mère à 30 ans et il n’était pas prêt. Sort alors de son imagination un géant qui lui permettra de passer à travers son deuil et à l’accepter. Il s’agit du premier roman de Mathias Malzieu qui, semble-t-il, est surtout connu en France pour être le chanteur du groupe Dionysos. Je ne le connaissais pas, mais je vais découvrir avec plaisir ses autres livres. J’ai aimé comment il racontait son histoire et son deuil, et surtout, la poésie de ses phrases. Habituellement, quand l’auteur essaie trop de faire du style avec son texte, je décroche, mais lui, au contraire, m’a facilement embarquée dans son monde.

Une autre très belle lecture!

« Je prends mon assmonifère et j’ouvre le premier livre que m’a donné le géant. Il ressemble à un vieux grimoire, mais format poche. La couverture est aussi épaisse et rugueuse que l’écorce d’un arbre. Je le manipule comme j’aime le faire avec mes livres fétiches. Passer le plat de la main dessus, l’ouvrir, le fermer, le feuilleter en accéléré à l’aide du pouce, m’arrêter au hasard sur une page, lire un passage, goûter les mots comme on trempe le doigt dans une sauce, et renifler l’odeur du papier tout neuf, ou tout vieux, de la colle aussi, entre les pages. » p. 52

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