Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires 2017

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Du 1er au 7 février 2017, c’est la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires et c’est important pour moi d’en parler.

Même si je ne le crie pas sur tous les toits, je souffre d’un trouble alimentaire, l’hyperphagie boulimique. C’est un trouble beaucoup moins connu que l’anorexie et la boulimie, mais pourtant plus fréquent.

J’ai pris conscience de mon problème peu après ma première grossesse. J’avais mis toutes les chances de mon côté pour prendre ma santé en mains : programme alimentaire équilibré, programme d’entraînement avec que des choses que j’aimais faire, etc. Pourtant, rien ne semblait fonctionner. Alors que j’étais reconnue pour ma persévérance autant dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle, je semblais manquer de volonté pour ma santé. J’ai décidé de consulter une psychologue qui a mis des mots sur ma souffrance : l’hyperphagie.

J’ai consulté quelques semaines, mais les méthodes de la psychologue ne me mettaient pas à l’aise. Même si j’avais des résultats (diminution des rages), j’anticipais de plus en plus les thérapies parce que j’étais mal à l’aise. Enceinte de mon deuxième enfant, j’ai cessé d’aller en thérapie parce que celle-ci me causait plus de stress que de bienfaits.

Après mon deuxième accouchement, j’étais plus motivée que jamais. J’ai engagé un entraîneur privé qui venait me voir à la maison aux deux semaines et malgré les difficultés avec mon fils, je m’entraînais régulièrement. C’est à ce moment que j’ai commencé à compter les calories. J’avais des résultats sur la balance (les seuls résultats qui m’intéressaient), mais je devenais de plus en plus obsédée. Je ne perdais plus de poids, je perdais ma motivation et j’ai replongé tête première dans les rages alimentaires. Je me cachais pour manger de grosses quantités et j’avais honte. J’avais honte également de l’argent que je dépensais pour un entraînement qui ne donnait plus de résultats. D’ailleurs, à ce moment-là, on commençait à consulter pour le retard langagier de ma fille et j’avais l’impression de gaspiller de l’argent qui pourrait lui être plus utile.

J’ai cessé l’entraînement, cessé de compter les calories et la balance a commencé à monter, monter, tout comme ma culpabilité. Grâce au programme d’aide aux employés de mon employeur, j’ai décidé de retourner consulter un psychologue, tout en me promettant de trouver quelqu’un avec qui je me sentirais à l’aise. J’ai trouvé une psychologue qui avait de l’expérience dans les troubles alimentaires, je lui ai expliqué pourquoi je n’avais pas aimé ma première thérapie et ça a cliqué. J’allais la voir aux deux semaines et, bizarrement, jamais, ou presque, on ne parlait de ma relation avec la nourriture, mais plutôt des émotions sous-jacentes. Graduellement, les crises ont diminué jusqu’à quasiment disparaître. Rendu-là, j’étais encore en conflit avec ma balance. Même si je n’avais plus de rages, je voulais améliorer ma santé.

Après quelques mois, j’ai également consulté une nutritionniste qui était spécialisée dans les troubles alimentaires. Je dois avouer que j’y allais à reculons. J’avais peur qu’elle me dise de manger ci, et ça, et surtout pas ça, et que ça me replonge dans mes crises. J’ai été surprise de son approche où il n’y avait aucun interdit. Au début, je devais juste changer de petites choses.

Au fil des mois, en alternant la psychologue et la nutritionniste, mon alimentation s’est améliorée, les crises étaient chose du passé, mais la balance ne bougeait toujours pas.

J’en suis là. Les crises sont encore du passé, mais je suis encore fragile. À cause des thérapies des enfants, j’ai dû mettre un terme à mes rencontres avec la psychologue et la nutritionniste, du moins, jusqu’à ce que j’aie droit à nouveau au programme d’aide aux employés.

Malgré tous mes efforts, ça ne paraît pas. Je trouve encore difficile de me faire dire de juste arrêter de manger et que ça va régler mon problème. Parfois, j’aimerais mieux être accro à la une drogue ou à l’alcool, au moins, je pourrais couper complètement, alors que la nourriture est essentielle à la vie.

Je n’abandonne pas.

En attendant, avant de faire un commentaire sur l’apparence, le poids (que ce soit le surpoids ou la minceur) de quelqu’un ou sur ce qu’il mange, tournez votre langue sept fois dans votre bouche et parlez dont de la météo, ça n’a jamais fait de mal à personne ça.

La théorie des gaz

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Après un accouchement mémorable – ou traumatisant – nous voilà de retour à la maison avec une petite poulette.

La dernière journée à l’hôpital avait été difficile. Joëlle ne dormait pas, pleurait énormément et semblait vouloir boire 24 h sur 24. L’homme faisait des promenades dans le couloir pour aider à calmer ce que toutes les infirmières appelaient les gaz du deuxième jour. On espérait que le retour à la maison, dans un environnement plus calme, aiderait.

Ça n’a pas été le cas. Joëlle pleure beaucoup, beaucoup. Rien ne semble la consoler. On la berce, on la met dans une chaise vibrante, on va acheter une balançoire, on la fait pédaler pour sortir les gaz et on se sent comme les pires parents du monde. Elle est quasiment toujours au sein, elle a à peine terminé qu’elle veut y retourner. On se dit que c’est la fameuse poussée de croissance des 3 jours et on patiente.

Vient ENFIN la visite de l’infirmière. On lui explique ce qu’on a essayé, ce qu’on fait, un peu beaucoup découragé. Elle pèse la petite et la voilà au téléphone! Elle prend pour nous un rendez-vous on ne sait où encore. La petite a perdu 14 % de son poids depuis sa sortie de l’hôpital, en 48 h. Elle me demande de l’allaiter et me fait remarquer que Joëlle n’avale pas. Elle a beau être au sein, elle tète sans déglutition. Je n’ai pas eu ma montée laiteuse et je ne fais pratiquement pas de lait.

Joëlle n’a pas des gaz, elle est affamée. Ça fait 48 h que j’affame mon bébé sans le savoir. C’est la goutte qui fait déborder le vase déjà fragile. L’infirmière me demande si je me sens émotivement bien… Je ne sais pas quoi lui répondre à part pleurer. Après un accouchement traumatisant, je viens d’apprendre que ma poulette est affamée. David revient de la pharmacie avec du lait prêt à boire et l’infirmière nourrit Joëlle au gobelet. Le soulagement que j’ai vu sur le visage de Joëlle restera à jamais gravé dans ma mémoire. Elle s’est ensuite endormie, épuisée.

Le rendez-vous pris par l’infirmière était un rendez-vous d’urgence à la clinique d’allaitement pour le jour même. Je ne savais pas à ce moment-là que j’entrais dans une machine d’où il serait difficile de sortir.

Ce jour-là, à la clinique, on me confirme que Joëlle tète efficacement, que rien n’entrave ses mouvements, qu’elle prend bien le sein et que ma position est parfaite. Toutes les conditions sont là, mais je n’ai pas de lait.

Je repars de là motivée, avec une prescription, des produits naturels, un tire-lait industriel électrique, des seringues, etc.

Je dois aller à la clinique tous les jours, ensuite aux deux jours et finalement aux semaines pour faire peser Joëlle. Chaque fois qu’elle prend du poids, c’est une victoire, sauf si elle en prend trop, là c’est parce que je lui ai donné trop de préparation.

Pendant 3 mois, ma routine sera allaitement avec DAL (un petit tuyau que je mets sur mon sein pour qu’elle boive de la préparation en même temps). Ensuite, je dois tirer mon lait pendant 10 minutes chaque sein et on recommence 6 à 8 fois par jour. Le processus au complet prend 1 h à 1 h 30 et m’épuise.

À la clinique d’allaitement, on me dit qu’il y a de l’espoir, que si je travaille fort, que je stimule beaucoup, j’arriverai à allaiter exclusivement. Après 3 mois, je remplace le DAL par un biberon pour compléter les boires. Je suis épuisée psychologiquement et physiquement. D’autant plus que ma césarienne s’est infectée et qu’aux visites à la clinique, je dois ajouter des visites aux CLSC pour changer mon pansement tous les 2 jours.

À la clinique d’allaitement, on me dit encore que je pourrai allaiter exclusivement si je persévère. À la fin du quatrième mois, je n’en peux plus, Joëlle boit au biberon autant qu’un bébé de son âge qui n’est pas aussi allaité. Je me sens prisonnière, je cumule les inconvénients de l’allaitement et du biberon, avec peu d’avantages. Je demande à l’infirmière s’il y a encore de l’espoir pour l’allaitement exclusif et elle finit par admettre que non, mais que pour le bien-être de mon bébé, je dois continuer. Pour mon bien-être, je ne vais pas au rendez-vous suivant et j’arrête du jour au lendemain d’allaiter. Je sens un grand soulagement et une grande déception.

Je n’aurai jamais eu de montée laiteuse. Pour tout vous dire, j’ai à peine ressenti un léger inconfort en arrêtant d’allaiter du jour au lendemain.

Plus tard, enceinte de Ludovic, j’apprendrai qu’il était écrit dans mon dossier, dès ma première visite à la clinique d’allaitement, que je faisais de l’hypoplasie mammaire sévère. Jamais on ne m’en a parlé, me donnant le faux espoir que ça fonctionnerait un jour. C’est sûr que j’aurais probablement abandonné un peu plus vite, le sachant, mais j’aurais gagné en qualité de vie et surtout, je me serais moins sentie coupable. Surtout qu’on continuait à me dire que si je faisais les efforts nécessaires, ça allait fonctionner.

Ludovic a été allaité 3 jours et dès son deuxième jour, il a eu besoin du DAL pour compléter son alimentation. Malgré tout, il a perdu beaucoup de poids dans ses premiers jours de vie. Avec une bambine de 2 ans ½, je n’avais pas l’énergie de recommencer l’allaitement mixte (mixte étant DAL-tire-lait) en sachant déjà que je demeurerais esclave du biberon de toute façon.

La décision a été plus facile à prendre, mais je demeure tout de même avec une petite déception. Pas parce que j’ai l’impression de ne pas avoir donné le meilleur à mon bébé, mais parce que j’aimais quand même allaiter, et son côté pratique. Bien sûr, j’aurais pu poursuivre l’allaitement pour la proximité et le contact avec mon bébé, mais une fois le biberon introduit, Ludo ne voulait rien savoir de toute façon.

C’est également un deuil à faire. Je sais que l’important, c’est que mes enfants soient en santé et patati, et patata, j’en suis consciente, mais c’est quelque chose que je voulais vivre et que je n’ai pas pu, c’est donc un deuil et le diminuer n’aide en rien, même si c’est fait dans les meilleures intentions du monde.

L’arrivée remarquée de Joëlle

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Il y a environ 5 ans et 1 mois, arrivait dans ce monde Joëlle. Après une grossesse quasi sans anicroche (bonjour nerf sciatique), l’accouchement ne s’est vraiment pas passé comme prévu. Pas comme dans « j’ai un plan de naissance de 3 pages que je veux suivre à la lettre », mais plutôt comme dans « alerte rouge, le bébé doit sortir ».

Je n’avais pas d’attentes pour mon accouchement. J’espérais être consciente (bien, pas vraiment un espoir, puisque je n’avais jamais pensé que ce ne serait pas le cas) et j’envisageais d’accoucher sans péridurale (ou épidurale?), pas tant par conviction que parce que je n’étais pas chaude à l’idée d’avoir une aiguille dans ma colonne vertébrale. Amène-s’en des aiguilles, mais pas dans mon centre nerveux s’il-vous-plaît.

Donc, le 19 octobre au matin, je me pointe à l’hôpital à 42 semaines de grossesse pile avec le col fermé à triple tour. Mlle étant trop confortable dans mon dedans, il est temps de lui indiquer la porte de sortie. Il est 6 h du matin, on m’insère le Cervidil et on me prédit un beau bébé avant la fin de la journée. On laisse agir le tout 12 h, à l’hôpital, sans pouvoir vraiment manger tout d’un coup que ça partirait (une chance que j’ai triché en masse…). On joue au Scrabble, on regarde un film et on marche 200 km dans les couloirs en allant voir les bébés à la pouponnière pour donner le goût à Mlle de les rencontrer. 18 h! On enlève le Cervidil pour voir le résultat… ½ cm. Méga déception. Mon médecin décide de l’aider à ouvrir à 1 (OUCH!) et crève les eaux. Je commence à avoir des petites contractions. Je continue à accumuler les km dans les couloirs.

Minuit! Je suis seulement à 2 cm. On sort l’artillerie lourde. Épidurale et pitocin. Je dois maintenant rester couchée. J’essaie de dormir un peu, mais l’épidurale ne fait pas effet complètement. Visiblement, Joëlle n’aimait pas le 19 octobre comme date de fête. À 2 h du matin, on vient me mettre un masque à oxygène et me faire tourner sur le côté, le cœur de Joëlle s’emballe un peu trop. On me fait changer de position régulièrement. Le matin, Joëlle s’est calmée, mais mon col est seulement à 4 cm. Les médecins augmentent la dose de pitocin. Le cœur de Joëlle recommence à s’emballer, on redescend la dose. Vers midi, je suis à 6 cm, mais mon col est enflé, il doit donc désenfler avant de dilater. Mon médecin me dit de me préparer à une césarienne.

Il revient 20 minutes plus tard. L’obstétricienne de garde veut qu’on attente encore. Vers 13 h, mon col est toujours enflé et le cœur de Joëlle commence à trouver ça difficile. Mon médecin redemande une césarienne (lui ne peut pas la pratiquer), mais il se fait dire qu’on attend encore. Le scénario se répète aux 30 minutes. Je me suis fait à l’idée que j’aurais une césarienne et je veux juste que ça finisse, mais l’obstétricienne veut qu’on attende encore. Vers 14 h 15, l’anesthésiste vient me voir pour ajuster mon épidurale puisque je sens beaucoup de douleurs et que j’ai vraiment besoin de me reposer. Je réussis à m’endormir un peu, mais pas longtemps. Le cœur de Joëlle ralentit trop. Tout à coup, une équipe de 10 personnes entrent dans la chambre en courant. Je me fais réveiller, mettre sur le dos. D’une main, on me fait signer l’autorisation pour la césarienne, on essaie de me mettre un soluté sur l’autre bras, on me rase, tout ça en même temps. Et ils partent à courir avec moi dans le couloir.

Là, là je réalise que ça ne va pas bien. J’entends mon chum courir derrière moi, il se fait lancer des choses pour s’habiller rapidement, mais il ne peut pas entrer dans la salle finalement. Je panique. Dans la salle d’opération, on me met un masque sur le visage pour m’endormir, j’ai l’impression d’étouffer. La dernière chose que j’entends, c’est la voix de mon médecin qui est fâché, et puis le noir total.

Joëlle naît à 15 h 33 en super forme (9/10 à l’APGAR).

Peu après, je suis dans la salle de réveil, je me souviens de l’infirmière à côté de moi qui répond à mes questions en boucle : « le bébé va bien, il est avec votre conjoint ».

Vers 16 h 30, on m’amène à ma chambre et là, je craque. Le stress et la peur sortent, même si je suis soulagée que ce soit fini.

Ce n’est que vers 19 h que je verrai ma Jojo pour la première fois, enfin.

Nous sortirons de l’hôpital 48 h plus tard après une batterie de tests pour moi, puisqu’ils ont peur de m’avoir sectionné l’urètre lors de la chirurgie. Finalement, je m’en sors avec seulement un ligament rond coupé.

5 ans plus tard, j’ai encore les frissons et les larmes aux yeux quand j’en parle. C’est un traumatisme que je n’ai pas encore surmonté, même si on me répète sans cesse depuis d’arrêter d’y penser parce que j’ai eu un bébé en santé.

À venir : l’allaitement de l’enfer.

Et maman?

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Parfois, j’ai l’impression que ma vie tourne autour de mes enfants et que je me suis oubliée au milieu de tout ça. Pourtant, j’ai de quoi m’occuper.

Je traîne un surplus de poids depuis toute ma vie adulte et ça m’embête de plus en plus. Le problème est plus profond que ça. Après la naissance de Ludovic, j’avais mis toutes les chances de mon côté : entraîneuse privée, plan alimentaire. J’étais assidue, motivée et tout allait bien. J’avais même atteint mon plus bas poids de ma vie adulte. Le retour au travail a été difficile, la routine, la fatigue, le transport, faire à manger dans la cacophonie d’enfants – supposément – affamés.

Les bibites enfouies ont fini par remonter et j’ai dû les affronter. Je consulte une psychologue depuis bientôt 1 an pour un trouble alimentaire qui doit remonter à très loin. J’ai rappelé mon entraîneuse dernièrement, pour me remettre sur la bonne voie et me redonner le goût de bouger. Je vois également une nutritionniste spécialisée dans les troubles alimentaires. Je fais aussi appel à un traiteur pour quatre soupers par semaine, ce qui m’enlève un stress. Je reparlerai plus tard de ma conciliation travail-famille.

Évidemment, ce sont des coûts qui s’ajoutent aux frais déjà engagés pour l’orthophonie, l’ergothérapeute, la prématernelle… Mais je crois que je dois aussi penser à moi, pour être bien et être une bonne mère. Ça implique des sacrifices et des choix qui ne sont pas toujours faciles à faire ou à justifier. Je travaille là-dessus.

Je suis vivante

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J’ai été plutôt tranquille ici ces derniers temps. Je crois que j’avais besoin de prendre du recul et de me recentrer. Pourquoi je fais ça, pour quelles raisons, est-ce les bonnes, dois-je changer mes motivations? Une sorte de remise en question quoi.

Pour mon entraînement, ça va plutôt bien. Je suis régulière, dans la mesure de mes disponibilités, et j’essaie que ces disponibilités soient… disponibles? C’est plutôt du côté de la nourriture que cela a été, et demeure difficile.

Si on fait le bilan, je perds et regagne les cinq mêmes livres depuis janvier, j’espérais vraiment être ailleurs rendu à la moitié de l’année. J’ai perdu près de 50 livres l’an dernier. Je ne m’attendais pas à perdre autant cette année, mais quand même. Ça confirme la règle du 75 % pour l’alimentation et du 25 % pour l’exercice physique (ou 80-20, en fonction des sources).

Une citation qui serait attribuée à Carl Savard, lue sur le blogue de Dominique Gendron, me parle beaucoup :

Rappelle-toi toujours : Qu’est-ce que tu veux vraiment et qu’est-ce que tu veux maintenant?

Au point où je l’ai affichée dans mon bureau. C’est vraiment au bureau où j’ai le plus de difficultés. Les tentations sont très présentes. D’abord, mon bureau est dans un centre d’achat avec une tonne de restaurants et, avant de me reprendre en main, j’avais quand même plusieurs vices qui m’appellent encore (brioche aux pacanes avec un grand chocolat chaud). Ensuite, dans mon équipe, ce sont des bibittes à sucre. Il y a des cochonneries qui circulent quasi quotidiennement. Quand on ne reçoit pas un courriel pour aller manger des beignes, une collègue distribue des biscuits, un autre des cupcakes et une autre a toujours un immense plat de bonbons qu’elle distribue à la ronde. Au début, je m’étais mis comme règle de n’accepter que ce que j’aime vraiment et ça allait bien. Par contre, ma collègue, voyant que je refusais souvent, a découvert mes trucs préférés, je dois donc être encore plus vigilante.

Je multiplie les lectures sur la perte de poids (Maigrir, un jour à la fois, Kilo Motivé) sur l’activité physique (La course au féminin, Pas, Le guide d’entraînement et de nutrition), je cherche la motivation partout où je peux la trouver. Je suis abonnée à des pages Facebook de gens qui ont effectué un virage santé et dont le cheminement me touche. J’écoute les podcasts de Jillian Michael dans les transports en commun. D’ailleurs, je vous reparlerai de tout ça ultérieurement. Ça fonctionne, mais je dois quand même me parler beaucoup.

J’ai quand même quelques – petites – victoires à mon actif :

  • Je n’ai pas touché à une boisson gazeuse diète (ni non diète) depuis 8 jours;
  • J’ai résisté aux bonbons (mes préférés) toute la journée aujourd’hui;
  • J’ai parlé devant 150 gestionnaires la semaine passée avec assurance et sans penser à mon apparence.

Tout ça ne se reflète pas sur la balance, mais c’est important tout de même. Par contre, je ne m’en cacherai pas, ce n’est pas suffisant pour moi. Je dois vraiment continuer sur cette voie. Ce qui fait que, pour les prochaines semaines, je vais mettre moins l’accent sur la fluctuation de mon poids (qui sera quand même affiché sur la page à cet effet), mais plus sur mes petites et grandes victoires, mes lectures et mes sources de motivation.

Impasse

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C’est difficile ces temps-ci. En fait, tout me semble une montagne. J’ai de la difficulté avec la conciliation famille-travail-entraînement-amitié (dans l’ordre et dans le désordre) et ça se ressent partout j’ai l’impression et, cette semaine, surtout dans mon alimentation. Si au moins j’avais des tonnes de loisirs que je pourrais décider sciemment de couper, mais ce n’est pas le cas.

Auparavant, je m’entraînais dans le but uniquement de perdre du poids et d’être en meilleure santé. C’était un passage obligé et je m’en accommodais. Si bien que je ne considérais pas vraiment ça comme du vrai temps pour moi. C’était obligatoire, un devoir envers moi-même. Par contre, ça a changé. Maintenant, je ne peux plus m’en passer, c’est rendu un plaisir. Je cours pour le plaisir et la conséquence positive qui en découle, c’est la perte de poids et une meilleure santé, mais ces aspects ne sont plus mon facteur de motivation. C’est là que ça devient compliqué. J’ai l’impression d’être égoïste de prendre autant de temps à faire une activité que j’aime au détriment de mon chum, de ma fille, de mes amis. Je l’écris et j’en ai les larmes aux yeux. Je sais que c’est ridicule mon affaire, mais ça ne se contrôle pas.

Quand je pars courir le soir et que ma fille n’est pas couchée, je me sens mal. Je ne la vois pas le matin et le peu de temps que j’ai avec elle le soir, je l’escamote. J’essaie d’y aller une fois qu’elle est couchée, mais parfois, ça m’amène tard et je me lève quand même à 4 h 45. Aussi, comme ce soir, je vais l’amener avec moi lorsque je vais aller courir, mais on s’entend que ce n’est pas du temps de qualité que je passe avec elle.

Aussi, je me connais, je dois être organisée pour que ça fonctionne. La semaine dernière, j’avais pris le temps de planifier tous mes repas et cela a donné des résultats. J’étais moins stressée et je sais que ça m’a permis de passer du temps de meilleure qualité avec Petite J. Mais ça prend du temps planifier. J’ai beau savoir que ce n’est pas du temps perdu, je me sens cheap de m’enfermer pendant deux heures pour décider de ce qu’on va manger, pour équilibrer le tout, faire la liste d’épicerie en fonction de ça. C’est deux heures que je gruge à ma famille, et surtout à M. X, puisque je fais ça une fois que Petite J. est couchée. Pourtant, c’est essentiel à ma réussite, mais également pour faire en sorte que j’offre des repas équilibrés à ma famille.

Je trouve que je ne parle pas assez à mes amis, que je ne les vois pas assez. Je n’ose pas démarrer une conversation parce que je sais que je vais devoir me sauver rapidement pour aller me coucher. Je m’ennuie d’eux, je me trouve poche. Je ne sais même pas ce qui se passe dans leur vie, s’ils vont bien.

J’ai l’impression d’être centrée sur moi et, en même temps, de ne pas avoir assez de temps pour moi.

Je ne peux pas laisser tomber. C’est trop important pour ma santé, mon avenir et pour le modèle que je veux être pour mes enfants. Mais je vais devoir trouver un équilibre dans tout ça, sinon je vais craquer.

Pesée de la semaine

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Poids initial : 260,6 livres
Poids actuel : 195,3 livres
La semaine dernière : +2,1 livres
Cette semaine : -3,6 livres
Perte de poids totale : -65,3 livres

La prise de la semaine dernière ne m’inquiétait pas, surtout qu’elle était inexpliquée. J’avais fait une belle semaine et, même si je n’avais pas couru à cause de ma bronchite asthmatique, j’avais fait très attention. J’avais raison de ne pas m’en faire, un beau 3,6 livres en moins cette semaine. C’est sûr que le retour à la course n’a certainement pas nui. En plus, j’avais planifié mes repas pour toutes la semaine, au raisin près presque : déjeuner, dîner et souper étaient prévus à l’avance. Ça m’a vraiment aidé à ne pas exagérer côté bouffe. J’ai fait quelques écarts quand même, mais contrôlé et on a vu ce que ça a donné!

En plus, hier, je suis allée courir de reculons (bien, de face, mais sans en avoir trop le goût). J’ai bien fait, car j’ai battu mon record sur 5 km encore une fois! Une amélioration de 12 secondes sur le temps dont je vous parlais mercredi.

Il y a toujours trois phases quand je cours un 5 km. Jusqu’au 1,5 km, tout va bien, je suis en forme, j’aime ça, mes pensées virevoltent, je suis bien. Entre 1,5 km et 3 km, on dirait que je frappe mon mur. J’ai le goût d’arrêter, je ralentis légèrement et je me demande pourquoi je m’impose ça. Tout à coup, aussitôt que ma montre indique 3 km, ma motivation reprend le dessus et je me concentre sur le reste de ma course, que je termine avec bonheur et satisfaction, peu importe mon temps.

La deuxième partie est la plus difficile, mais je me parle beaucoup pour passer à travers.