Récapitulatif du début d’une nouvelle vie

10 novembre : Comme chaque semaine, je reçois mon alerte-emploi d’Emploi Québec qui m’indique toutes les offres contenant le mot « communication ». J’y vois l’emploi de mes rêves, autant du côté des tâches, que du salaire et de la ville d’emploi.

11 novembre : J’envoie ma lettre de motivation et mon curriculum vitae.

12 novembre : Je m’aperçois que j’ai envoyé la lettre de présentation que j’ai écrite pour un autre emploi à la place de mon curriculum vitae. J’essaie de renvoyer le tout en vain : la boîte de courriel est pleine. Pendant une semaine, j’essaie, mais ne réussis toujours pas à envoyer les bons documents.

17 novembre : Découragée, j’y vais pour le tout pour le tout : je trouve l’adresse postale et j’envoie ma lettre de motivation et mon curriculum vitae. J’en profite pour ajouter des exemples de textes que j’ai déjà écrits.

Les jours passent, pas de nouvelles. Dans ma tête, j’ai manqué ma chance.

4 décembre : J’ai un message sur mon répondeur après mon cours du soir : je suis convoquée à une entrevue de groupe! Deux groupes de six personnes passeront cette entrevue.

9 décembre : Jour de l’entrevue de groupe et également jour de la première grosse tempête de neige. À part moi, tous les autres sont de la région de Montréal. Sur les douze convoqués, seulement neuf se présenteront. Je sens que le fait d’être venu de Sherbrooke, malgré la tempête, joue en ma faveur, malgré le fait que j’arrive 20 minutes en retard à l’entrevue. J’apprends plus tard que les évaluateurs sont également arrivés en retard. L’entrevue de groupe se passe plutôt bien, même si les mises en situation me gèlent un peu (moi qui déteste déjà parler au téléphone, faire semblant de le faire en face de six autres personnes ne m’aide pas). Des neuf personnes, seulement trois seront convoquées en entrevue individuelle.

11 décembre : Encore une fois, j’ai un message sur mon répondeur après mon cours du soir. Je suis convoquée à l’entrevue individuelle!

15 décembre : Cette fois, c’est une grosse averse qui complique les transports. Je réussis tout de même à arriver 15 minutes à l’avance. L’entrevue dure environ 30 minutes et est plutôt décontractée. J’en ressors avec le sentiment d’avoir été « trop » honnête, mais je crois quand même avoir fait une bonne impression. Avant de partir, j’écris la lettre qui servira à tester les habiletés en français et en rédaction. Une réponse nous sera donnée avant la fin de la semaine.

17 décembre : Je suis convoquée à un test pour un autre emploi, le vendredi suivant.

19 décembre : Je dois partir pour Montréal pour passer mon test. J’appelle la directrice pour lui demander s’ils ont pris une décision. Je lui explique la raison de mon appel, comme quoi je ne me déplacerai pas inutilement à l’autre entrevue si j’ai l’emploi. Elle me dit qu’elle ne peut me répondre tout de suite, car elle attend un retour d’appel. Elle essaiera de m’appeler avant l’heure de mon départ. Dans ma tête, c’est foutu. Elle attend la réponse de la personne à qui elle a offert le poste. Elle me rappelle cinq minutes avant mon départ : j’ai le poste! C’est moi qui ai été choisie! J’ai du mal à y croire. J’appelle à l’autre endroit pour annuler mon test.

21 décembre : Je laisse un message à un propriétaire à propos d’un logement à deux coins de rue de mon futur travail.

22 décembre : Le propriétaire me rappelle et on planifie une visite pour le lendemain.

23 décembre : Je visite l’appartement, qui me convient très bien. Je remplis les papiers pour l’enquête de crédit.

24 décembre : Le propriétaire m’appelle pour me dire que l’appartement est à moi.

28 décembre : Signature du bail.

2 janvier : Déménagement dans mon nouvel appartement, dans une nouvelle ville. Par le fait même, deux heures de moins me séparent de M. X.

Demain, 12 janvier : Début officiel et signature de contrat.

L’année 2009 commence en beauté!

Rédaction, création

À la dernière session, j’avais pris un cours de rédaction créative. Pour avoir un cours facile? Oh que non! C’était par défi. Bien que j’écrive avec une certaine facilité toutes sortes de documents, lorsque vient le moment d’écrire en utilisant mon imagination, ma créativité, c’est le néant. Tout ce qui me vient en tête me paraît fade, ennuyant, du déjà vu, bref, rien de nouveau sous le soleil. À la suite de ce cours, j’étais ressortie avec ma nouvelle de 20 pages, qualifiée de bien écrite, mais d’un peu ennuyante. Pas une grosse surprise pour moi, mais j’espérais quand même faire mieux.

Cette session-ci, par volonté de continuer à m’améliorer (ou par masochisme, au choix), j’ai pris un cours de rédaction de scénarios. Encore une fois, j’entendais mes collègues de classe dirent que ça allait être un cours facile. C’est beau l’insouciance. À la fin de ce cours, on doit avoir écrit le scénario complet d’un court métrage de 20 minutes. La semaine dernière, c’était la remise du synopsis et de la description des personnages. En arrivant en classe, on devait se mettre en groupe de 4-5 et lire notre synopsis à voix haute. Sueurs froides. Je suis très pudique avec mes écrits créatifs. Je suis passée à travers l’exercice sans trop de dommages, avec de bons commentaires de mes collègues.

Hier, ce sont les commentaires du prof, un auteur connu dans la région et dont j’ai vu plusieurs pièces de théâtre quand j’étais adolescente, que j’ai reçus. Ouch! Outre le fait que j’ai reçu la pire note de toute ma carrière universitaire, mon histoire est fade, la fin est faible, les réactions de mon personnage sont disproportionnées par rapport à l’enjeu, bref, pas grand-chose de valable. Le pire, c’est que je ne peux qu’être d’accord avec lui. Une chance que j’ai bien décrit mes personnages, parce que j’aurais frôlé la catastrophe…

Maintenant, je stresse. Dans trois semaines, je dois remettre mon scène-à-scène et je ne sais pas quoi faire. Est-ce que je garde mon histoire en améliorant les points à changer, ou est-ce que je pars complètement à neuf, en risquant de passer à côté encore une fois?

Je devais dormir très profondément quand la créativité est passée…