Synopsis d’un saut en parachute

Septembre 2008 : Je passe les différents concours des gouvernements fédéral et provincial pour être agente d’information. Pas de nouvelles.

Décembre 2008 : J’obtiens mon emploi de rêve et je déménage à Laval.

19 octobre 2009 : L’événement est terminé et je sais, même si ça n’a pas été confirmé, que mon contrat sera sans doute renouvelé. Je suis prête et contente de passer une nouvelle année à cet emploi.

20 octobre 2009 : Je reçois une offre pour postuler à un emploi dans un ministère provincial : emploi occasionnel (donc temps plein, avantages sociaux, mais pas permanent), avec possibilité d’un poste régulier après 18 mois. Je décide de postuler.

23 octobre 2009 : Je suis convoquée en entrevue.

29 octobre 2009 : Entrevue. Ça se passe très très mal à mon avis. J’ai l’impression de passer les 45 minutes que dure l’entrevue à dire « je ne sais pas », « je n’ai pas d’expérience », etc. Bien sûr, j’ajoute des commentaires pour dire ce que je ferais pour faire les tâches que je ne connais pas, mais je ressors de l’entrevue résignée.

29 octobre 2009 : Après mon entrevue, je vais voir mes anciennes superviseures de stage à un autre ministère. La responsable des communications, qui était la chef d’équipe à l’époque de mon stage, est là. Un poste d’occasionnel de 4 mois va sans doute ouvrir en après-midi, et si je le veux, il est à moi. J’avais adoré mon stage à cet endroit. J’y réfléchis.

30 octobre 2009 : J’ai un message sur mon répondeur qui me confirme que le poste est officiellement ouvert et que je peux l’avoir. Ils sont prêts à attendre le mois de décembre, puisque mon contrat se termine à ce moment-là. J’ai pris ma décision, je veux essayer. Je vais voir ma supérieure immédiate pour en parler et elle accepte de me libérer un mois avant la fin de mon contrat. Le ministère m’appelle pour me dire que c’est sûr à 99 %. Le 1 % me stresse, j’ai déjà démissionné, me voilà donc en chute libre.

2 novembre 2009 : Pas de nouvelles. Je commence à stresser sérieusement. Est-ce que j’ai fait une gaffe?

3 novembre 2009 : Le ministère pour lequel j’ai passé l’entrevue catastrophique me rappelle : j’ai l’emploi. Sans mots, et très surprise, je demande du temps pour réfléchir. Le ministère de mon stage m’appelle une heure après : j’ai le poste. Je lui explique la situation et je lui demande un peu de temps.

Choix 1 : 18 mois menant peut-être vers un poste régulier, nouvel environnement de travail, nouveaux défis.

Choix 2 : 4 mois, peut-être renouvelable pour 4 mois, environnement de travail et tâches connus, très belle équipe.

Salaire et avantages sociaux : exactement la même chose.

Décision : Je prends le choix numéro 1. J’avais vraiment envie de retravailler avec l’équipe où j’ai fait mon stage, mais à long terme, et avec mon désir de plus de sécurité, le premier choix est le meilleur. Je n’ai pas regretté ma décision et mon ancien milieu de stage a compris. En fait, aussitôt que je leur ai dit que j’avais une autre offre, ils avaient commencé à chercher quelqu’un d’autre.

Donc, à partir du 30 novembre, je deviens conseillère en communication interne pour un des plus gros ministères!

En attendant, je travaille trois heures par jour, puisque j’avais plusieurs heures accumulées. Des lectures en perspective!

Retour sur Noël

Noël, c’était il y a presque un mois, mais avec le déménagement, le début d’un nouveau travail, je n’ai pas eu le temps d’y revenir encore. C’était un Noël spécial pour moi, mon premier dans la famille de M. X, mais surtout, mon premier Noël en famille et sans chicane.

Quand mes parents étaient encore ensemble, on fêtait Noël dans la famille de mon père. Je n’ai jamais trouvé ça très agréable. D’abord, les enfants étaient reclus au sous-sol et ne pouvaient monter que pour manger et pour déballer les cadeaux. Le reste du temps, pendant que les adultes jouaient aux cartes, on devait rester en bas. Déjà, à 8 ans, je trouvais que ce n’était pas un vrai Noël. Ensuite, la soirée se finissait toujours en chicane, que ce soit dans un couple, entre frères, entre belles-sœurs, ça finissait toujours par crier et par le départ en grand fracas de quelqu’un. Il faut dire que l’alcool coulait à flot et que mon père et mes oncles n’ont pas l’ivresse joyeuse.

Lorsque mes parents se sont séparés, on a été plus ou moins bannies des partys de Noël, mes sœurs et moi, pour avoir « choisi » d’habiter avec ma mère. Donc, depuis 10 ans, je fêtais Noël avec ma mère et mes sœurs, et le soir du réveillon, je me payais un film au cinéma. N’ayant rien connu d’autre de plus positif, ça m’allait.

Si bien que, cette année, avec la vision d’au moins trois partys de Noël dans la famille de M. X, avec de 20 à 40 personnes par soirée, je stressais beaucoup. Pour rien. La famille de M. X est très chaleureuse, accueillante et j’ai eu l’impression d’en faire partie depuis toujours. Beaucoup de plaisir, les enfants mêlés aux adultes, des chansons, des traditions, un échange de cadeaux où tous s’intéressaient à ce que les autres recevaient, vraiment, de très belles soirées.

C’est ça que je veux offrir à mes enfants plus tard. Une soirée où le plaisir d’être ensemble prime sur tout le reste et où les tensions et les vieilles chicanes n’ont pas leur place. Je me suis réconciliée avec Noël, dans une famille élargie « empruntée » qui s’intéresse à moi et pour qui je ne suis pas seulement « la blonde de ».