Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires 2017

Du 1er au 7 février 2017, c’est la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires et c’est important pour moi d’en parler.

Même si je ne le crie pas sur tous les toits, je souffre d’un trouble alimentaire, l’hyperphagie boulimique. C’est un trouble beaucoup moins connu que l’anorexie et la boulimie, mais pourtant plus fréquent.

J’ai pris conscience de mon problème peu après ma première grossesse. J’avais mis toutes les chances de mon côté pour prendre ma santé en mains : programme alimentaire équilibré, programme d’entraînement avec que des choses que j’aimais faire, etc. Pourtant, rien ne semblait fonctionner. Alors que j’étais reconnue pour ma persévérance autant dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle, je semblais manquer de volonté pour ma santé. J’ai décidé de consulter une psychologue qui a mis des mots sur ma souffrance : l’hyperphagie.

J’ai consulté quelques semaines, mais les méthodes de la psychologue ne me mettaient pas à l’aise. Même si j’avais des résultats (diminution des rages), j’anticipais de plus en plus les thérapies parce que j’étais mal à l’aise. Enceinte de mon deuxième enfant, j’ai cessé d’aller en thérapie parce que celle-ci me causait plus de stress que de bienfaits.

Après mon deuxième accouchement, j’étais plus motivée que jamais. J’ai engagé un entraîneur privé qui venait me voir à la maison aux deux semaines et malgré les difficultés avec mon fils, je m’entraînais régulièrement. C’est à ce moment que j’ai commencé à compter les calories. J’avais des résultats sur la balance (les seuls résultats qui m’intéressaient), mais je devenais de plus en plus obsédée. Je ne perdais plus de poids, je perdais ma motivation et j’ai replongé tête première dans les rages alimentaires. Je me cachais pour manger de grosses quantités et j’avais honte. J’avais honte également de l’argent que je dépensais pour un entraînement qui ne donnait plus de résultats. D’ailleurs, à ce moment-là, on commençait à consulter pour le retard langagier de ma fille et j’avais l’impression de gaspiller de l’argent qui pourrait lui être plus utile.

J’ai cessé l’entraînement, cessé de compter les calories et la balance a commencé à monter, monter, tout comme ma culpabilité. Grâce au programme d’aide aux employés de mon employeur, j’ai décidé de retourner consulter un psychologue, tout en me promettant de trouver quelqu’un avec qui je me sentirais à l’aise. J’ai trouvé une psychologue qui avait de l’expérience dans les troubles alimentaires, je lui ai expliqué pourquoi je n’avais pas aimé ma première thérapie et ça a cliqué. J’allais la voir aux deux semaines et, bizarrement, jamais, ou presque, on ne parlait de ma relation avec la nourriture, mais plutôt des émotions sous-jacentes. Graduellement, les crises ont diminué jusqu’à quasiment disparaître. Rendu-là, j’étais encore en conflit avec ma balance. Même si je n’avais plus de rages, je voulais améliorer ma santé.

Après quelques mois, j’ai également consulté une nutritionniste qui était spécialisée dans les troubles alimentaires. Je dois avouer que j’y allais à reculons. J’avais peur qu’elle me dise de manger ci, et ça, et surtout pas ça, et que ça me replonge dans mes crises. J’ai été surprise de son approche où il n’y avait aucun interdit. Au début, je devais juste changer de petites choses.

Au fil des mois, en alternant la psychologue et la nutritionniste, mon alimentation s’est améliorée, les crises étaient chose du passé, mais la balance ne bougeait toujours pas.

J’en suis là. Les crises sont encore du passé, mais je suis encore fragile. À cause des thérapies des enfants, j’ai dû mettre un terme à mes rencontres avec la psychologue et la nutritionniste, du moins, jusqu’à ce que j’aie droit à nouveau au programme d’aide aux employés.

Malgré tous mes efforts, ça ne paraît pas. Je trouve encore difficile de me faire dire de juste arrêter de manger et que ça va régler mon problème. Parfois, j’aimerais mieux être accro à la une drogue ou à l’alcool, au moins, je pourrais couper complètement, alors que la nourriture est essentielle à la vie.

Je n’abandonne pas.

En attendant, avant de faire un commentaire sur l’apparence, le poids (que ce soit le surpoids ou la minceur) de quelqu’un ou sur ce qu’il mange, tournez votre langue sept fois dans votre bouche et parlez dont de la météo, ça n’a jamais fait de mal à personne ça.

Jojo lit… Vers l’école, je m’envole

vers-l-ecole-je-m-envole1Un voyage en montgolfière avec ses amis, une visite à l’école maternelle des oursons et une grande fête de graduation organisée par son éducatrice, voilà une journée que notre petit héros n’est pas prêt d’oublier!

Dire que Joëlle a hâte de commencer l’école, ce serait un euphémisme. Elle voudrait tellement que ce soit demain le début des classes. Née en octobre, elle doit attendre un peu plus longtemps que plusieurs de ses amis et depuis le retour des fêtes, ça se fait sentir. Elle parle de l’école tous les jours, elle s’est même inventé deux amis imaginaires qui vont à l’école et qui lui racontent leurs journées.

Ce livre est donc arrivé à un bon moment, grâce aux bons soins du père Noël. L’histoire est très simple : les amis finissants d’une garderie s’envolent en ballon pour visiter la maternelle des oursons. La routine de cette maternelle ressemble à celles que les enfants auront probablement lorsqu’ils iront au préscolaire.

Toutefois, ce qui a le plus fasciné Joëlle, c’est que c’est une histoire personnalisable. L’héroïne a son prénom, les noms d’amis de son groupe s’y trouvent, ainsi que son éducatrice et le nom de sa garderie. Depuis qu’on l’a lu avec elle pour la première fois, elle veut le relire régulièrement et ça rassasie, pour le moment, son envie d’aller à l’école.

Jojo dit :

C’est mon histoire! C’est ma garderie! Il y a même Mme X (l’éducatrice) dedans! Je veux aller à la maternelle des oursons, tout de suite!

Vers l’école, je m’envole
Auteure : Isabelle Leblanc
Illustratrice : Nathalie Thomas
Éditions Chapeau Melon

New York, New York

À la radio, les nouvelles parlent des embouteillages à New York.

Joëlle : pourquoi ils parlent de la chanson de Noël? C’est fini Noël!

Moi : euh, quelle chanson de Noël?

Jojo : Ben ouiiiii! « Allez New York, allez New York, allez neeeeew york » (à chanter sur l’air de Hallelujah de Leonard Cohen – et oui, pour elle c’est une chanson de Noël…)

Laisser le choix

J’ai une fille et un garçon (le sacro-saint couple). J’aime à penser que je suis équitable et que je n’ai pas — ou pas trop du moins — d’idées préétablies sur ce qu’une fille ou un garçon devrait faire, aimer ou porter.

Jojo est l’aînée et depuis le début, nous lui avons donné une certaine liberté dans ses choix. Elle a des goûts diversifiés dans plusieurs domaines et nous lui avons toujours dit que ses limites étaient ses goûts, et non pas son sexe. Si bien qu’elle aime autant Hello Kitty, que Spiderman, les princesses, que les dragons. Je me souviendrai toujours : elle a 3 ans et on va lui acheter des bottes de pluie. Elle se dirige spontanément vers les bottes bleues avec les personnages de Monsters Inc. Elle les essaie, c’est le coup de foudre, alors je dis à la vendeuse qu’on les prend. Celle-ci me demande discrètement si je veux qu’elle mette les bottes avec des princesses dans la boîte à la place de celles choisies par ma fille. Je suis interloquée. J’avoue que je n’ai pas su quoi répondre, parce que c’était évident pour moi qu’on allait choisir les bottes que ma fille voulait, point à la ligne. D’ailleurs, l’année suivante, nous sommes allées ailleurs pour ses bottes de Spiderman et pour les bottes fleuries de cette année.

Bref, on donne le choix à Jojo et on suit ses goûts. Vous auriez dû d’ailleurs voir son visage quand elle a eu une veste de Spiderman avec un capuchon qui cache les yeux à Noël.

Ludovic va bientôt commencer à montrer ses préférences aussi et on veut appliquer la même philosophie pour lui. Mais même nous, on se dit que ça va être plus difficile avec lui, et pourtant on veut. Pourquoi le malaise sera plus grand s’il décide qu’il veut les bottes de pluie avec des princesses que lorsque Jojo a décidé qu’elle avait celles de Spiderman? Même nous on a du mal à se l’expliquer. Comme si c’était correct pour Jojo d’être attiré par ce que la société considère plus pour les garçons, mais que ce ne le serait pas si Ludo l’est par ce qui est considéré plus pour les filles?

C’est là qu’on voit que l’influence est forte, même quand on en est conscient et qu’on veut la changer.

Malgré tout, ce sera Ludo qui décidera et ce sera à nous de vivre avec nos propres contradictions et à grandir à travers cela.

Tout un début de vie pour un petit bonhomme souriant

Ludo est un taquin, qui a les yeux rieurs et le sourire facile. Pourtant, les 10 premiers mois de sa vie ont été difficiles. C’est fou comme ça me paraît tellement loin et tellement hier à la fois.

Comme j’en ai déjà parlé, je n’ai pas allaité Ludo. Rapidement, on a vu qu’il avait un inconfort lors de ses boires. Il hurlait de faim et quand on le nourrissait, il lâchait régulièrement le biberon pour hurler de plus belle. Premier suivi avec le pédiatre, le diagnostic vient rapidement : reflux. On commence donc un premier médicament qui ne fait pas effet. On va voir la nouvelle pédiatre (l’autre ayant pris sa retraite) et on essaie un nouveau médicament. Il y a une amélioration, mais elle est légère. Ludo hurle sa vie 20 h sur 24. Il a maintenant 4 mois. On a essayé 4 médicaments contre le reflux sans beaucoup de succès. On essaie alors un nouveau lait, puisque la pédiatre soupçonne une intolérance aux protéines bovines. On voit une amélioration, mais ce n’est pas encore parfait. On change encore de lait pour le Neocate. En 24 h, c’est un nouveau bébé! Wow, plus de douleurs!

Mais il a maintenant 5 mois ½, c’est le temps d’introduire les céréales (eh oui, on est old school, on n’a pas changé une recette gagnante). Le riz passe super bien. On commence l’avoine : crampes épouvantables. L’orge : encore des crampes… On revient aux céréales de riz, mais seulement les Healthy Times, car les autres sortes ont soit du lait, soit des traces de blé, d’orge ou d’avoine et Ludo réagit x 1000. C’est l’accalmie. Les légumes passent bien, tout comme les fruits. Vient alors l’introduction de la viande. Évidemment, on évite le bœuf, mais Ludo réagit également au porc et à l’agneau. Vive le poulet!

C’est une période difficile. On a l’impression de jouer à la roulette russe chaque fois qu’on introduit un nouvel aliment. On est référé en gastroentérologie à Sainte-Justine et la médecin qui me reçoit est sceptique et ne me croit pas. Pour elle, j’exagère les maux de mon bébé. Elle me demande carrément pourquoi je veux tellement que mon bébé ait la maladie cœliaque. Je suis bouche bée. Je vais là pour avoir de l’aide et des conseils et on m’accuse d’inventer. Je suis épuisée, mon bébé ne dort pas plus de 45 minutes à la fois parce qu’il a mal et ça me tue de le voir souffrir ainsi.

Finalement, on s’arrange tout seul. Entre temps, Ludovic commence à faire des otites à répétition, de ses 9 mois jusqu’à ses 2 ans, il fera des otites aux 3 semaines, malgré la pose de tubes à 14 mois.

On élimine tout ce qui le fait réagir de son alimentation (protéines bovines, blé, avoine, orge, agneau et porc) jusqu’à 12 mois. À 1 an, je teste les protéines bovines et ça ne passe pas. Finalement, à 14 mois, je réussis à réintégrer chaque aliment et il n’a maintenant plus aucune intolérance alimentaire, qu’elles soient réelles ou dans ma tête ;).

Le temps qu’on trouve la cause de tous ses maux, il aura quand même souffert pratiquement tous les jours pendant au moins les 10 premiers mois de sa vie, et ce, seulement parce qu’il devait se nourrir…

La vérité sort…

Je suis allée au cinéma avec Jojo cet après-midi. À la fin du film, on attend avant de sortir (elle veut toujours regarder le générique jusqu’à la fin). Joëlle remarque d’elle-même que beaucoup de personnes présentes ont laissé leur popcorn, leurs papiers de bonbons par terre et dit très très fort : « c’est pas gentil de tout laisser traîner comme ça, han maman? ». On s’est fait fusiller des yeux par plusieurs personnes et un couple est retourné à sa place pour ramasser son sac…

Tant pis pour eux, j’étais quand même un peu fière de ma poulette :).

Jojo et Ludo jouent à… Choco

chocoLes jeux de mémoire sont des classiques pour les enfants. Celui-ci est un peu différent et les enfants comprennent très rapidement le but du jeu et la gestion d’une légère frustration.

Il y a 16 chocolats sous lesquels il y a des cerises et des cacahuètes. Sous l’un d’eux, il y a une chenille (ou une mouche, dépendant la version que vous avez).

À tour de rôle, on brasse le dé (qui est brillamment encapsulé dans un pop up, comme pour le jeu Trouble, donc, difficile à perdre). On doit alors trouver une cacahuète ou une cerise. Si on trouve ce qu’il y a sur notre dé, on garde le chocolat et on rejoue. Si on ne trouve pas, on montre le chocolat à tout le monde et on le remet au même endroit.

Si on trouve la chenille, c’est là que ça se corse, on remet un chocolat qu’on avait déjà trouvé et on mélange tous les chocolats restants. Les enfants trouvent difficile de redonner un chocolat, mais ça se passe quand même bien.

Selon l’éditeur, c’est un jeu pour les 3 ans et plus. On a commencé à jouer récemment avec Ludo qui a 2 ans ½ et il a très bien compris le but du jeu. À 5 ans, Jojo commence à trouver que ça manque de défi, mais leur orthophoniste l’utilise en thérapie et c’est quand même bien utile comme jeu de renforcement.

Ajout : c’est également un jeu auquel ils peuvent jouer ensemble sans l’intervention d’un adulte. Ça c’est gagnant!

Comme premier jeu de société classique, c’est parfait.

Nom : Choco
Éditeur : Ludic
Âge recommandé : 3 ans et plus