Le voyage du couronnement – Michel Marc Bouchard

En juin 1953, l’élite canadienne-française s’embarque sur l’Empress of France pour aller assister au couronnement de la reine Élizabeth II. À bord du transatlantique, le caïd des caïds, délateur menacé de mort, fuit Montréal avec ses deux fils; il devra sacrifier l’un d’eux en échange d’un sauf-conduit.

Je l’ai relu dernièrement. Je crois que c’est l’une des rares pièces de théâtre que j’aie lue, à part Zone de Marcel Dubé. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai du mal à lire une pièce, je préfère la voir. J’imagine que c’est normal, car son but est tout de même d’être représentée sur scène, mais j’aurais pensé pouvoir en lire et l’apprécier. Par contre, j’ai bien aimé l’histoire générale de Le voyage du couronnement. J’arrivais facilement à me représenter les personnages. Ce qui m’a donné envie de voir cette pièce sur scène d’ailleurs. Je dois dire qu’une lecture « libre » permet de mieux apprécier l’œuvre que la lecture obligée que j’en avais fait au Cégep.

Le monde de Narnia – C.S. Lewis

Est-ce que j’avais de très hautes attentes quand j’ai commencé le livre? Oui, il faut l’admettre. Tout simplement parce que j’ai adoré le film et que, jusqu’à maintenant, les livres ont toujours été meilleurs que les films qu’on en avait fait. D’ailleurs, c’est pour cette raison que je suis toujours aux prises avec un dilemme, voir le film avant ou après avoir lu le livre? Quand je vois le film après, je suis nécessairement déçue parce qu’il manque des détails, ce qui est normal, mais voir le film avant m’enlève le plaisir de me représenter les personnages…

Dans ce cas-ci, j’avais vu le film avant, puisque le livre, que je ne possédais pas encore, n’était pas encore rendu en haut de ma liste à lire. Pour la première fois de ma vie, et j’espère l’une des dernières, j’ai préféré le film au livre. J’ai l’impression que l’auteur ne savait pas comment terminer son histoire, usant alors d’une entourloupette tirée par les cheveux pour arriver à ses fins.

J’avoue que je ne suis probablement pas dans la « tranche » d’âge visée par le livre. Tant pis, c’était tout de même agréable à lire et il ne me reste plus qu’à attendre le deuxième film cet été, qui sera, je l’espère, à la hauteur du premier. 😉

En attendant, je vais m’attaquer à Kafka sur le rivage de Haruki Murakami.

Rien à ajouter

« C’est curieux, alors qu’il faut s’y connaitre pour parler de physique et d’économie sur la place publique, en matière de langue, le seul fait de l’utiliser chaque jour semble autoriser tout un chacun à en dire n’importe quoi sans jamais que soit mise en question la validité de ses arguments. »

LAFOREST, Marty. États d’âme, états de langue, p. 10.

Musique qui me fait rêver

J’ignore pourquoi, mais cette chanson tirée du film The Chronicles of Narnia me fait rêver à tout coup…

Aussitôt que je l’entends, je ne peux m’empêcher de m’imaginer de vastes vallées et landes à perte de vue… Sinon, j’imagine que le lieu où je suis au moment où je l’entends est le théâtre d’un événement plus grand que nature… J’en ai des frissons…

D’ailleurs, j’ai mis cette chanson sur mon CD compilation que j’écoute dans la voiture, au milieu des chansons avec paroles anglaises et françaises, cette chanson, instrumentale, musicale… Elle détonne dans le lot, un lot déjà plutôt discordant vu les styles différents que j’ai mélangés, mais c’est mon bout de paradis musical où je m’astreins au silence… Avant de recommencer à chanter Walk Like an Egyptian…

Question existentielle du jour

Pourquoi les gens sont-ils incapables de se taire au cinéma?

Quand ce n’est pas les « As-tu vu?, As-tu vu? », c’est « Il va sûrement arriver ça, ça ou ça […] je te l’avais dit hein!!!! ». Bien sûr, quand elle parle (parce que oui, c’est 99,9 % du temps une femme), elle en manque un bout, alors vient le « Qu’est-ce qu’il vient de dire? » Sérieusement, c’était plus silencieux dans mon vol de 7h30 en compagnie de 100 quelques personnes que cet après-midi dans une salle de cinéma avec 20 personnes… Pourtant, c’est normal de parler dans un avion, il n’y a quasiment que cela à faire!

Pour ceux que ça intéresse, le film que j’ai vu (ou essayé de voir…) c’est Le prestige. Très bon film d’ailleurs. Et pour un apport superficiel, notons qu’il n’a pas été désagréable de revoir Hugh Jackman en costume d’époque, haut-de-forme en sus.

Un petit pas pour l’homme – Stéphane Dompierre

En laissant sa copine, Daniel pensait se libérer de ses tourments et accéder à un monde sans angoisses, peuplé de jolies filles se disputant sa présence. Cette vie de rêve qu’on imagine être celle des célibataires. Il se retrouve plutôt dans un appartement sans meubles, à regarder la vie passer à travers le hublot qui lui sert de fenêtre. C’est petit, c’est moche, mais « au moins c’est sur le Plateau Mont-Royal », alors tout devrait bien aller. C’est alors que la dégringolade commence. Insomnies, remises en question, buanderies, cafés tièdes, spectacle de danse contemporaine, aucun supplice ne lui sera épargné.


À 20 ans, pour Daniel, il n’y avait rien de plus cool que d’être gérant d’une boutique de disques. À 30 ans, c’est autre chose. Sans fric, sans amour, sans projet, Daniel a la désagréable impression de ne pas être adulte, assis sur son banc derrière la caisse enregistreuse à regarder dans le vide. Pour remédier à la situation, il décide d’agir de la façon qu’il connaît le mieux : courir très vite dans tous les sens, sans réfléchir.

C’est intéressant de voir le point de vu d’un homme sur certaines situations. Et le fait que ça soit écrit par un homme justement, ça ajoute à cet intérêt. Probablement parce qu’on sort enfin des clichés et des préjugés véhiculés généralement. On ne réinvente pas le style, mais c’est rafraîchissant de le voir d’une autre façon!

Pour rallumer les étoiles – Dominique Demers

Depuis qu’elle a donné son fils en adoption il y a maintenant seize ans, Marie-Lune ressent toujours la même brûlure : elle ne sait pas ce qu’il est devenu et ce vide la consume. Car ce garçon qu’elle n’a pas vu grandir, elle est persuadée qu’il a besoin d’elle. Maintenant. Comme elle-même a besoin de lui. Désespérément.

Malgré la peur de faire fausse route, de blesser Jean, son grand amour, et malgré la crainte du rejet, Marie-Lune désire ardemment retrouver cet enfant. Pour en finir avec les regrets et les non-dits, pour aller de l’avant, pour tourner la page… pour rallumer les étoiles.

La série Marie-Tempête a vraiment occupé mon enfance et mon adolescence. Je ne pourrais dire le nombre de fois que j’ai lu ce livre (la version incluant tous les livres), ainsi que Maïna d’ailleurs. Quand j’ai su qu’une suite s’en venait, j’étais très emballée, et à la fois inquiète. J’avais peur de ne plus retrouver ce qui m’avait tant charmée dans les premiers livres. Pourtant, je l’ai adoré tout de même. Il n’est pas aussi fort que les autres pour moi, mais c’est sans doute parce que Marie-Lune n’est plus une adolescente, et moi non plus. Par contre, j’ai aimé voir ce qui lui arrivait après tout ce temps. Rares sont les livres qui ne m’ont pas donné envie de savoir ce qu’il se passait « après ». J’ai été comblée par Pour rallumer les étoiles. En espérant que Maïna ait elle aussi, sa suite.

Vous revoir – Marc Lévy

Si la vie offrait à Arthur et à Lauren une seconde chance de se revoir, sauraient-ils prendre tous les risques pour la saisir ? Avec cette comédie romantique, Marc Levy retrouve les personnages de son premier roman, Et si c’était vrai…, et nous entraîne dans une nouvelle aventure, faite d’humour et d’imprévus…

« Un matin, il m’a promis de me raconter une histoire incroyable, et il a disparu. »
Lauren.

« Nous avons vécu le début d’une histoire, elle était comme une promesse que la vie n’a pas tenue; moi je tiens toujours mes promesses. »
Arthur.


J’attendais cette suite, car la fin du premier livre m’avait un peu laissée sur ma faim… et sur ma frustration. Par contre, je dois dire que Marc Lévy ne se réinvente pas avec cette suite (mais veut-on vraiment qu’il se réinvente). En gros, il s’agit des mêmes personnages qui sont confrontés à la situation inverse, où c’est maintenant Lauren qui doit sauver Arthur. Ce n’est pas grave, on ferme les yeux et on plonge avec eux dans la suite et la fin, ou presque, de leurs aventures… Très très rose bonbon comme livre, mais c’est pour ça qu’on le lit, non?

Sept jours pour une éternité – Marc Lévy

Des héros au-delà du réel : Lucas, le golden boy élégant, méprisant, dangereux, pour qui le principal problème est qu’il y a un Dieu sur cette Terre. De l’autre côté de la force, Zofia la (re) belle, membre de la CIA – la Centrale de l’Intelligence des Anges -, use de tous ses charmes et de son autorité pour que le monde des hommes ne soit pas trop un enfer. Faites vos jeux… Vous allez vivre une semaine décisive, le dernier round d’une bataille engagée depuis la nuit des temps entre le bien et le mal. Le terrain des hostilités ? San Francisco. L’enjeu du duel ? La fin, ou le début d’un nouveau monde.

Je crois que c’est mon préféré après Et si c’était vrai…On nage dans le même univers surnaturel et ça se passe très bien. On voit venir la fin… aussitôt qu’on lit le résumé quoi, mais ça n’empêche pas d’être une belle lecture légère pour la fille « fleur bleue » qui sommeille en moi… Bien, elle ne sommeille pas vraiment, elle est très là en fait!

Délivrez-moi

« À sa sortie de prison, où elle a purgé une peine de 10 ans pour avoir tué son mari, Annie tente d’obtenir la garde de sa fille adolescente. Mais sa belle-mère lui met des bâtons dans les roues. »

Que dire… Tout d’abord, les images sont magnifiques. Il faut dire que je suis une « accro » à l’eau. Alors, mettez-moi des plans visuels d’eau avec des couchers de soleil et je suis comblée… Mais au-delà des images, il y a l’histoire, très touchante. Le jeu des trois actrices principales, y compris celui de la jeune fille était très juste. On sent l’émotion, le déchirement de la grand-mère qui aime sa petite-fille, qui ne veut que son bonheur, mais qui ne peut oublier le drame qui assombrit sa vie. Le tiraillement de l’adolescente, qui veut connaître le fond de l’histoire, tout en ayant peur de découvrir la vérité. Et Annie, pour qui le retour à la vie « normale » ne se fera pas sans heurt et ce n’est pas tant, du moins pas seulement, à cause de sa belle-mère, contrairement à ce que dit le résumé…

Ça pourrait être sombre comme film… mais il y a de l’espoir… de la lumière… ce n’est pas négatif… Je dirais que c’est la vie… tout simplement… Le seul point négatif que j’apporterais, serait les multiples scènes de nudité. Certaines étaient justifiées, mais d’autres étaient superflues. Par contre, ce très léger détail n’enlève rien à l’ensemble du film que je recommande fortement!