Extrêmement fort et incroyablement près – Jonathan Safran Foer

1496_aj_m_9145Oskar, 9 ans, est surdoué, ultrasensible, fou d’astrophysique, fan des Beatles et collectionneur de cactées miniatures. Son père est mort dans les attentats du World Trade Center en lui laissant une clé. Persuadé qu’elle expliquera cette disparition injuste, le jeune garçon recherche la serrure qui lui correspond. Sa quête désespérée l’entraîne aux quatre coins de la ville où règne le climat délétère de l’après 11-Septembre.

Par pur hasard, ce livre traite également des attentats du 11 septembre. Cette fois-ci, on suit les aventures d’un petit garçon dont le père était au restaurant Windows on the World ce jour-là. Le livre est parsemé de photo, en noir et blanc, qui sans ajouter à l’histoire, illustre bien l’univers d’Oskar. Bien qu’il y ait certains passages drôles, le livre est généralement très émouvant. On voit comment Oskar essaie de traverser cette épreuve, à sa façon. Parallèlement à son histoire, on apprend celle de ses grands-parents, par le biais de lettre qu’ils écrivent à leur fils disparu, le père d’Oskar. Cette façon de faire m’a un peu mélangée au début, je n’arrivais pas à trouver le lien entre les chapitres épistolaires et Oskar, mais vers la fin, tout s’éclaircit et ça donne le goût de relire le début. C’est une lecture particulière qui m’a bien plu.

Windows on the World – Frédéric Beigbeder

windowsworldVous connaissez la fin : tout le monde meurt. Certes, la mort arrive à pas mal de gens, un jour ou l’autre. L’originalité de cette histoire, c’est que tous ce personnages vont mourir en même temps et au même endroit. Est-ce que la mort crée des liens entre les êtres? Le seul moyen de savoir ce qui s’est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8h30 et 10h29, c’est de l’inventer.

Drôle de livre. On ne peut pas s’attendre à ce qu’un livre traitant des attentats du 11 septembre soit joyeux, bien au contraire. Dans ce livre, on valse entre l’histoire d’un père et ses deux fils qui sont dans le restaurant Windows on the World, au sommet de la tour nord du World Trade Center au moment des attentats, et l’histoire de l’auteur même, qui raconte son cheminement (vrai ou fictif) lors de l’écriture de ce roman. On sait déjà comment ça va se terminer pour Jerry, David et leur père. La route pour s’y rendre est bien expliquée, on y croit, et surtout, pas facile à lire par bouts. On ne peut s’empêcher de penser que ce n’est pas de la fiction pure, certaines personnes ont véritablement vécues ça… La section sur la vie de l’auteur me laisse plus perplexe : on retrouve l’homme un peu fou qu’on avait découvert à travers 99 francs, et même si je n’ai pas toujours apprécié ses interventions, ça allège tout de même un peu ce livre.

Il s’agit du dernier livre lu dans le cadre du Blog-o-Trésors 2009. Merci à Grominou pour l’organisation et à tous les participants qui ont soumis des livres. Je crois que je vais prendre une pause de défi pour 2010, mon défi sera de lire, tout simplement.