Confessions d’un gang de filles – Joyce Carol Oates (abandon)

Une petite ville ouvrière au nord de New York. Dans les années cinquante. Cinq adolescentes forment un gang, appelé Foxfire, voué à l’orgueil, au pouvoir et à la vengeance dans un monde qu’elles n’ont jamais intégré, un monde qui leur semble fait pour les mépriser et les détruire.

Voici donc Maddy Monkey, la narratrice, Goldie dont l’apparente tranquillité masque un tempérament explosif, Lana avec sa chevelure à la Marilyn Monroe, la timide Rita dont l’humiliation amène Foxfire à son premier acte de vengeance, mais voici surtout l’inoubliable Legs Sadovsky et sa beauté glaciale, Legs dont le sang-froid, le culot, la force, la haine et la souffrance animent, soudent, embrasent ce gang marqué par une rage libératoire qui brûle trop ardemment pour durer.

J’abandonne. Après seulement une dizaine de pages, je ne suis plus capable et j’ai du mal à comprendre pourquoi. Déjà, les majuscules à outrance me dérangeaient au début, mais après avoir feuilleté le livre, je voyais bien que ça se réglait ensuite. Alors que certains ont trouvé que le style malhabile donnait de l’authenticité au livre, moi ça m’a empêchée d’embarquer. Je suis peut-être bizarre, mais je n’aime pas avoir l’impression d’entendre les personnages. Autant un niveau de vocabulaire qui ne va pas avec le personnage me dérange (comme un enfant qui parle avec des mots très compliqués), autant je n’aime pas lire les tics de langage des protagonistes. Tant pis!

La consolante – Anna Gavalda (abandon)

consolanteCharles Balanda, 47 ans, architecte à Paris apprend incidemment la mort d’une femme qu’il a connue quand il était enfant et adolescent. Perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.

Décidément… J’ai tout essayé. Je l’ai reposé, j’ai attendu, j’ai recommencé du début, mais je suis incapable de continuer à lire ce livre! Autant j’avais trouvé Ensemble, c’est tout rafraichissant, autant La consolante est lourd. Le style est pesant, des phrases souvent sans verbe, courtes… Parfois, on est même incapable de déterminer qui parle. Ça me déçoit beaucoup, parce que l’histoire avait l’air intéressante, mais je dois abandonner. Quand c’est rendu que je n’ai même pas le goût de lire parce que je sais que c’est ce livre que je lis… Il est temps d’arrêter. Je redonnerai une nouvelle chance à Anne Gavalda à son prochain livre.

Fäerie – J.R.R. Tolkien (abandon)

Aux frontières indécises des régions hantées par les « Hobbits », non loin du pays imaginaire d’Alice, il existe un « Petit Royaume » de la vieille Angleterre où vivait un géant à barbe rousse nommé Gilles de Ham. « Ham n’était qu’un petit village, mais, en ces temps lointains, les villages étaient fiers et indépendants. »

Ainsi commence le premier de ces trois récits horrifiants et sublimes (« Gilles de Ham », « Smith de Grand Wootton » et « Feuille de Niggle ») qui entourent l’œuvre maîtresse de Tolkien. Avec la précision des poètes et le sérieux des historiens et des géographes, le célèbre professeur d’Oxford nous ouvre des mondes oubliés et immémoriaux et nous replonge au cœur de notre enfance.

J’ai essayé, mais je n’accroche pas à l’univers de Tolkien. Déjà, Le Seigneur des anneaux traîne depuis longtemps dans ma bibliothèque, sans que je réussisse à me convaincre de le lire. Je croyais qu’en lisant Fäerie, qui est tout de même très court, je pourrais apprivoiser son genre d’écriture, mais ça ne me fait pas : trop de descriptions, de détours, d’explications qui alourdissent le texte. Pourtant, j’ai lu beaucoup de livres avec des pages et des pages de descriptions (le début de Notre-Dame de Paris, notamment), mais je suis incapable d’embarquer dans les livres de Tolkien. J’essaierai sans doute de nouveau plus tard, mais pour l’instant, ce n’est pas pour moi, je crois.