Une personne à part entière – Gunilla Gerland

C’est l’histoire d’une petite Suédoise qui ne savait pas ce qu’elle avait, pourquoi elle était si différente, qui aurait voulu être « quelqu’un » et qui avait fini par s’apercevoir après diverses expériences plus ou moins heureuses qu’elle était atteinte d’autisme dit « de haut niveau » par les spécialistes.

De quoi s’agit-il? L’autisme, tout le monde en parle sans toujours savoir exactement de quoi il retourne même depuis qu’un médecin autrichien Hans Asperger (1906–1980) en a établi le syndrome.

On le saura en lisant cette saga autobiographique parfois déroutante parfois divertissante, mais tragique aussi de Gunilla Gerland.

On reste dans le même thème avec un autre livre qui fait vivre l’autisme de l’intérieur. Cette fois-ci, on suit une seule personne, Gunilla, qui est atteinte d’autisme, mais dont son diagnostic n’aura lieu qu’à 29 ans. Pendant tout ce temps, elle se croit anormale et finit par croire ce que son entourage lui répète sans cesse : elle n’est qu’une paresseuse capricieuse. On comprend les raisons de certaines de ses obsessions et de l’hypersensibilité de ses sens. Une lecture parfois difficile, mais toujours intéressante. L’histoire d’une jeune fille née avec une différence que personne ne voit et, de surcroît, dans un milieu difficile. Du point de vue plus technique, la traduction est parfois laborieuse et j’ai souvent été dérangée par les doubles et même triples espaces entre les mots. Déformation professionnelle…

Borderline – Marie-Sissi Labrèche

Je suis borderline. J’ai un problème de limites. Je ne fais pas la différence entre l’extérieur et l’intérieur. C’est à cause de ma peau qui est à l’envers. C’est à cause des me nerfs qui sont à fleur de peau. Tout le monde peut voir à l’intérieur de moi, j’ai l’impression. Je suis transparente. D’ailleurs, tellement transparente qu’il faut que je crie pour qu’on me voie.

Avant de lire ce livre, j’avais déjà vu le film Borderline qui couvre les livres Borderline et La Brèche. Je savais donc à quoi m’attendre en ouvrant ce livre. Pourtant, j’ai quand même été saisie. La violence et l’état dépressif de Sissi sont encore plus visibles par écrit. Par bout, j’ai ressenti de grands malaises, comme si j’entrais dans l’intimité de quelqu’un sans vraiment y avoir été invitée. Je ne sais pas si je lirai La Brèche. Le bouleversement créé par Borderline me dit que je ne devrais pas poursuivre. Je verrai avec le temps. Dire que j’ai connu Marie-Sissi Labrèche, comme bien d’autres adolescentes, dans le défunt magazine Filles d’aujourd’hui, à l’époque où l’article principal d’apprenait pas à des jeunes à faire une fellation parfaite…