La fille invisible – Émilie Villeneuve

La grosse conne, c’est Flavie, 15-ans-presque-seize. Flavie est une jeune fille à la fois timide et curieuse. Pourtant, elle croit qu’elle est une catastrophe sur deux pattes, un désastre ambulant. Au début de l’été, elle décide donc de se faire un programme pour devenir une nouvelle Flavie : une saine alimentation, aucun dessert et du jogging une heure par jour. C’est le début d’une chute vertigineuse. D’abord, du poids de Flavie, puis de son existence tout entière.

Cette bande dessinée dresse un portrait réaliste, et parfois brusque, de la maladie qu’est l’anorexie mentale. En se mettant à la place de Flavie, on peut comprendre un peu mieux ce qui oblige la jeune fille à courir après un idéal physique impossible à atteindre. Il n’est pas ici question d’apparence ou de beauté, mais bien de contrôle.

La bande dessinée se divise en deux parties qui s’entrecroisent : l’histoire de Flavie et la rencontre d’une journaliste avec un docteur spécialisé en anorexie mentale. Bien que cette partie plus théorique soit intéressante, j’aurais aimé qu’on donne une plus grande exposition à Flavie. Il n’en demeure pas moins que cet ouvrage, côté vulgarisation, fait le travail, et ce, sous une forme accessible.

L’attrape-livres ou la vie très privée d’une maison d’édition – François Rivière

 « Une maison d’édition a une vie propre, comme un être : elle a un visage; elle connaît des maladies, des crises de croissance, des déceptions, des joies. » Robert Laffont.

Une bande dessinée. C’est rare, mais avouez que le titre est tentant, surtout quand on adore les livres. Un livre prit sur un coup de tête, au hasard, sur une étagère. Donc, je ne connaissais donc pas la trame de l’histoire. Finalement, il s’agit de l’histoire de la création des Éditions Robert Laffont. Bien que très intéressante, j’ai rapidement décroché puisque j’avais l’impression de lire toujours la même chose : création de telle collection, publication de tel, tel et tel livre, etc. Je l’ai quand même terminé, mais je crois que cette histoire aurait mérité un livre en soi, et non pas une bande dessinée qui ne rend pas tout à fait justice à l’œuvre de l’homme.

Les Dragouilles; Les origines – Karine Gottot et Maxim Cyr

Fais la connaissance de sept petites bêtes cornues et espiègles. Lève le voile sur l’origine des graffitis. Rigole en lisant des bandes dessinées absurdes. Découvre des noms de villes qui font rire. Épate tes amis en relevant un défi étonnant. Fais tout ça et bien d’autres choses encore en compagnie des dragouilles.

J’aurais vraiment voulu aimer les dragouilles, mais je n’ai pas été touchée. J’ai essayé m’imaginer l’offrir à un enfant de mon entourage, mais je ne savais pas quelle tranche d’âge pouvait être intéressé par ce livre. Si l’enfant ne sait pas lire, le livre n’est pas vraiment intéressant parce que les jeux de mots sont trop compliqués. S’il commence à lire, encore une fois, je ne crois pas qu’il y verra de l’intérêt, puisque le premier degré n’est pas très drôle. Finalement, pour un enfant lecteur, je ne crois pas non plus que ce sera un succès. Les capsules informatives sont intéressantes, mais les bandes dessinées absurdes tombent à plat. Peut-être que c’est parce qu’il y a la présentation des personnages qui alourdit le style, mais je n’ai pas vu d’intérêt à ce livre. S’il croise mon chemin, j’essaierai sans doute le deuxième tome pour voir si cette impression se résorbe.

Merci à la Masse critique de Babelio et aux Éditions Michel Quintin pour ce livre.