Les crimes de l’accordéon – Annie Proulx

crimeÀ la fin du XIXe siècle, un Sicilien débarque à La Nouvelle-Orléans, accompagné de son fils et d’un magnifique accordéon de sa fabrication. Passant de main en main, l’instrument devient le héros du livre. Il accompagne les aventures et tribulations des émigrants du melting-pot : Allemands du Middle West, Polonais de Chicago, Norvégiens du Minnesota… Tous ces humbles, cest miséreux de l’Europe gagnés par le rêve du Nouveau Monde, et dont les descendants, oubliant peu à peu leurs racines, forment l’Amérique d’aujourd’hui, sont les perosnnages d’un roman-fleuve grandiose comme une épopée.

Une belle traversée de l’histoire américaine. À certains moments, j’ai eu du mal à garder le fil, tellement certaines histoires s’entrecroisent, mais je n’ai jamais perdu l’intérêt. J’ai trouvé intéressant que l’auteure mette en parenthèses le destin final de certains personnages, ça nous donne moins l’impression que tous ces personnages sont là comme figurants seulement. Annie Proulx semble avoir un faible pour les longues énumérations, mais ça n’enlève rien à l’histoire, même si cela alourdit parfois certains passages. Une question : pourquoi les « crimes » de l’accordéon? L’accordéon me semble plutôt être un témoin de l’Histoire, plutôt qu’un acteur réel.

Au final, j’ai bien aimé cette lecture et j’avais hâte d’arriver à la fin pour savoir si quelqu’un allait découvrir les billets de 1000 $. Et chapeau à toute la recherche, autant historique que musicale, qu’a dû demander la rédaction de ce roman.

J’ai obtenu ce livre grâce à Blog-o-Book et aux éditions Livre de Poche.

Hors de moi – Didier Van Cauwelaert

horsdemoi« J’ai tout perdu, sauf la mémoire. Il m’a volé ma femme, mon travail et mon nom. Je suis le seul à savoir qu’il n’est pas moi : j’en suis la preuve vivante. Mais pour combien de temps? Et qui va me croire? »

Dès le début, on se demande qui est le vrai Martin Harris. Sur ce coup-là, Didier Van Cauwelaert réussit bien à capter notre attention. Tout au long de l’histoire, il sème des pistes, des doutes, des interrogations. Un peu comme dans L’évangile de Jimmy, on a du mal à savoir où il s’en va. C’est bien écrit, on embarque facilement dans l’histoire et on s’attache rapidement à Martin, qui veut tant retrouver sa vie d’avant et son identité. J’ai particulièrement aimé les bouts instructifs sur la botanique. Peut-on vraiment faire témoigner des fleurs!? Ça se gâche environ 20 pages avant la fin. J’aime les suspenses et être surprise par la fin, mais je veux avoir l’impression que la fin est plausible, qu’on a semée des indices tout au long, que je n’ai pas su voir, ce qui n’est pas le cas ici. Le livre aurait pu finir d’une façon totalement différente, et ça n’aurait rien changé tellement c’est déconnecté du reste de l’histoire. Au final, c’est un livre bien écrit, mais dont la fin aurait intérêt à être plus liée au reste du récit.

J’ai obtenu ce livre grâce à Blog-o-Book et aux éditions Livre de Poche, merci.