Monstres; Satyre – JM Bonnel

Un jeune homme du nom de Stanislas se réveille au milieu du désert pour découvrir avec surprise qu’il a des cornes et des jambes de bouc… Le pauvre hère ne garde aucun souvenir de ce qu’était sa vie jusqu’alors. Il comprend bientôt qu’il est un satyre, un « monstre ».

Au fil de rencontres singulières avec d’autres créatures tout aussi étranges que lui, Stan finit par se rappeler qu’il a été banni de son monde pour avoir adopté un comportement impropre à un satyre. Il se souvent en outre de son amour pour la belle Sylène, lequel lui aura valu d’être chassé des siens.

Encore une fois, j’ai trouvé que l’idée de base était bonne. J’ai bien apprécié recroiser Théodora et voir la version de Stan de leur rencontre. Par contre, j’ai été un peu plus agacée par la faiblesse de certaines tournures de phrases. On dirait que les personnages ne pouvaient pas dire quelque chose sans avoir une intention derrière, que l’auteure soulignait à grands traits. Aussi, je n’ai pas compris la nécessité qu’un chapitre sur deux soit au « je » (Stan) et les autres soient à la troisième personne. J’ai trouvé que cela alourdissait inutilement le texte. Je ne sais pas si c’était la même chose dans le premier et que je n’avais simplement pas remarqué, mais pour celui-là, cela m’indisposait. Je continue de penser que la trame narrative est intéressante et que le monde et les personnages sont très bien développés. Je serai donc à l’affût du dernier livre de la trilogie, l’histoire de Calista, la cyclope.

Tome 1 : Gorgone

Monstres; Gorgone – JM Bonnel

Théodora est une jeune fille à qui la vie sourit depuis sa naissance. Dotée d’une intelligence et d’une malice sans bornes, Théo est d’une beauté simple et envoûtante. Ses grands yeux verts et sa longue chevelure d’or attirent souvent la convoitise.

La vie de Théo bascule lorsque la déesse de l’amour, Aphrodite, se laisse convaincre que la jeune fille la surpasse en grâce et en beauté. Folle de rage, Aphrodite change Théo en « gorgone » : la longue chevelure dorée de la jeune fille fait place à de terribles serpents, et son regard d’émeraude autrefois si doux a désormais le pouvoir de figer à jamais les gens en statue de pierre…

Pourchassée, malmenée par les habitants de son propre village, Théodora n’aura d’autre choix que de vivre comme une recluse. Elle préparera alors sa vengeance et Aphrodite sera piégée par la jeune gorgone…

Deux mille ans plus tard, un jeune Chaman nommé Solan vient demander l’aide de la gorgone. Privés de la déesse Aphrodite, les Hommes ne connaissent plus l’amour, et le peu d’humanité qui leur reste est en voie de disparition. Théodora devra donc faire un choix : suivre Solan dans sa quête ou se détourner du sort des Hommes, ceux-là mêmes qui ne voient en elle qu’une seule chose : un monstre.

Quand j’ai lu le résumé de ce livre, j’avais de grandes attentes. La mythologie est quelque chose qui m’a toujours intéressée et je trouvais que l’idée de base de ce roman – et éventuellement de ses suites – était très intéressante. Heureusement, je n’ai pas été déçue. Bien que le saut dans le futur se soit fait un peu trop rapidement à mon goût, j’ai tout de suite été captivée par l’histoire de Théodora, la fille-serpent, la gorgone du titre. Même si j’ai trouvé que la fin était quelque peu précipitée, c’était tout de même un dénouement logique en mon sens. J’ai particulièrement aimé Aristote, le rat grignoteur de livres, au figuré!

Je me mets tout de suite à la recherche de la suite!

Merci à l’opération Masse Critique de Babelio et aux Éditeurs Réunis de m’avoir permis de découvrir ce livre dont je n’avais jamais entendu parler. Une très belle découverte!