Momzillas – Jill Kargman

Cours de Yoga 1er âge, layette de créateur, crèche préparatoire aux grandes écoles : à New York, apprendre à grimper les échelons s’enseigne bien avant les premiers pas, car, c’est bien connu, tout se joue avant six ans ! Alors lorsqu’on est une mère digne de ce nom, on ne lésine pas sur la dépense pour mettre toutes les chances du côté de son nouveau-né, à peine le cordon coupé. C’est ce que découvre Hannah, jeune maman d’une adorable petite fille de deux ans, lorsqu’elle pose ses cartons en plein Manhattan… Elle qui était plutôt du genre à laisser sa fille manger des cookies au goûter va devoir s’adapter aux nouveaux objectifs d’éducation, fixés par son épouvantable belle-mère qui n’a qu’une seule idée en tête : voir l’indigne épouse de son fils chéri devenir enfin une super maman, une génitrice prête à tous les coups bas… une Momzilla!

On change ici tout à faire de registre. L’éditeur parle même de mom lit (par opposition à chick lit). On suit les péripéties d’Hannah lors de son arrivée à New York. Tout est différent, surtout la façon d’élever les enfants. Ils ont encore la couche aux fesses (à deux ans, malheur!), qu’il faut déjà les inscrire à une garderie de choix, sinon, dites adieu à Harvard! C’est exagéré – du moins, j’espère – mais ça fait sourire, parce qu’on sait que, dans une moindre mesure, des parents sont comme ça, à courir tous les cours pour que leur chérubin devienne un génie. J’espère de tout cœur que je ne deviendrai pas une Momzilla dans quelques mois!

Neuf – Journal d’une grossesse – Karine Glorieux

Pas facile d’être Laurie, une jeune femme dont l’univers bascule le jour où elle découvre qu’elle va devenir maman! Entourée de copines qui n’envisagent pas plus la grossesse que la lobotomie, d’une mère et d’une sœur qui changent d’amant comme elles changent de culotte, d’un père lunatique et d’un amoureux rivé à son ordinateur, Laurie devra apprendre à apprivoiser la nouvelle situation… sans se laisser contrôler par ses hormones en ébullition.

Après un début qui m’a laissée sceptique – pratiquement le même que Maman Last Call –, j’ai réussi à embarquer avec Laurie dans cette grossesse inattendue et remplie de surprises. Bien qu’à quelques reprises, j’ai eu du mal à me rapprocher des préoccupations plus superficielles de l’héroïne, j’ai tout de même partagé certaines de ses peurs et interrogations. Une lecture légère, dans le thème de ma vie actuellement.

Alors, heureuse? – Jennifer Weiner

Jusque-là, tout allait bien pour Candace Shapiro. Vingt-huit ans, trop de rondeurs, mais beaucoup de charme et suffisamment d’esprit pour s’être imposée comme journaliste. Elle avait même fini par accepter que papa ne revienne jamais, que maman soit amoureuse d’une femme et que Lucy, sa petite soeur, danse les seins nus pour arrondir ses fins de mois. Mais le jour où elle découvre sa vie sexuelle relatée par le menu dans un grand mensuel féminin, ce jour-là… tout déraille. Le responsable de cette délicate attention? Bruce, son ex, qui, à l’évidence, vit lui aussi de sa plume en confiant à l’Amérique entière le détail de ses amours avec une femme « différente »!

D’abord furieuse, Candace va peu à peu sombrer dans la dépression. Mais l’humiliation infligée a cruellement ravivé les blessures d’un passé qu’elle devra affronter pour enfin s’accepter et savourer une digne revanche…

Candace est grosse. À quel point? On ne le sait pas et c’est une très bonne chose que l’auteure ait évité de quantifier ce poids. J’ai trouvé l’héroïne très attachante, sans doute parce que j’ai moi-même un problème de poids, alors je m’identifiais à plusieurs de ses sentiments et réactions, surtout par rapport à son apparence physique. Le reste se déroule comme dans toute bonne chick-lit : on voit le dénouement bien avant que Candace s’ouvre les yeux et tout finit dans la bonté et l’acceptation de soi. Amen. Par contre, un extrait m’a fait réfléchir, cet extrait même qui est le début de toute l’histoire pour Candace. Le voici :

J’avais beau lui répéter qu’elle était belle, je sais qu’elle ne me croyait pas. J’avais beau lui répéter que ça n’avait pas d’importance, je sais que pour elle cela en avait. Ce n’était que ma voix, et la voix du monde était plus forte. Je sentais sa honte comme quelque chose de palpable, qui marchait à côté de nous dans la rue, se lovait entre nous dans une salle de cinéma, blotti là en attendant que quelqu’un lui dise la pire insulte qui existait à ses yeux : « grosse ». […] Aimer une ronde est un acte de courage dans le monde d’aujourd’hui, et peut-être un acte vain. Car, en aimant C., je savais que j’aimais quelqu’un qui ne se croyait pas digne d’amour.

Un pour toutes – Frances Pye

Depuis leurs années de colocation, Lily, Sam, Mara et Terry sont amies à la vie à la mort. Indépendantes et volontaires, ces trentenaires ne rêvent que d’une chose : un homme, mais à temps partiel. Lily cherche l’amant idéal, qui lui offrirait des nuits passionnées et sans lendemain. Sam n’a qu’une idée en tête : donner la vie. Mara aurait bien besoin d’un coup de main pour retaper sa maison qui tombe en ruine. Et Terry, veuve, découvre la difficulté d’élever un adolescent sans autorité paternelle. Se présente alors le candidat parfait : Sean est beau, riche, célibataire et adore les enfants. Aussitôt, une idée lumineuse s’impose aux jeunes femmes : et si on partageait?

Le livre est rose, ça dit tout? Le point de départ semblait intéressant : quatre filles veulent un homme dans leur vie, mais seulement la partie qui les intéresse. Pourquoi être obligé de nourrir et de divertir quelqu’un quand on veut juste qu’il répare le toit de notre maison? Bref, ça semblait avoir du potentiel, mais il a été mal exploité. Les personnages sont archicaricaturaux et côté surprise, n’en cherchez pas, il n’y en aura pas. On voit venir la fin à des milliers de kilomètres, ou dans ce cas-ci, à des centaines de pages. Aussi, j’ai trouvé que tout ce règle trop bien et trop facilement, surtout concernant ce qui gâche la vie de Sean depuis des années… Ça fait sourire, et c’est ce qu’on attend de ce genre de livre. Est-ce que l’auteure va révolutionner le genre? Sans doute pas, mais on en ressort diverti, et c’était déjà mieux que rien!

Merveilleusement givrée – Audrey Parily

« Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. » N’est-ce pas le plus grand mensonge de toute l’humanité? À moins que ce ne soit moi qui aie manqué l’appel lorsque les fées distribuaient sans compter le bonheur conjugal! Hum. Quelqu’un aurait-il pensé à organiser des sessions de rattrapage par hasard?

Tout était pourtant très bien parti. J’avais un amoureux tendre et passionné. Des amis fidèles. Un premier roman en librairie. Une mère satisfaite des choix de sa fille (OK, seulement à moitié, mais bon) quand. Bang! Je suis tombée de mon lit et je me suis réveillée! Apparemment, je n’étais pas faite pour le costume de la Belle au bois dormant. J’ai donc quitté mon conte de fées et j’ai sauté à pieds joints dans la réalité. Résultat : c’est le chaos.

Maxim travaille seize heures par jour et c’est à peine si nous nous voyons. Ophélie, ma demi-soeur, s’est installée chez nous, la tête remplie de projets farfelus, propres à nous conduire au désastre. Et croyez-moi, le désastre n’a pas loupé le rendez-vous! Donnez-moi une aspirine.

Heureusement, mon roman se vend comme des petits pains et s’apprête même à voir le jour de l’autre côté de l’Atlantique. (Yeah! Insérez ici une danse de la victoire.) Un séjour en France s’imposerait-il?

J’ai lu la suite aussi rapidement que le premier, et avec autant de plaisir. Même si les parallèles avec l’auteure ont été aussi fréquents dans ma tête – sinon plus puisque Isa lance un livre – ils m’ont moins dérangée dans ma lecture. L’intrigue de la fin est plus forte que dans le premier, ce qui me m’obligera – oh, quelle affreuse obligation – de lire la fin de cette trilogie. J’ai trouvé l’histoire un peu plus fournie, surtout avec la publication du livre, bien que j’aie trouvé par moment qu’Isa tombait beaucoup trop facilement dans l’apitoiement. D’ailleurs, la petite voix… Elle m’avait agacée dans le premier livre, mais dans celui-ci, je n’en ai pas vu l’utilité. Chaque fois que je voyais venir un paragraphe en italique, j’accélérais ma lecture pour arriver au vif du sujet.

J’ai tout de même hâte de voir comment se termineront les aventures d’Isa,  en sol québécois ou pas?

Passionnément givrée – Audrey Parily

Ma vie est une tragédie grecque. Rien de moins. Vous pensez que j’exagère? Eh bien, lisez ce qui suit! J’ai vingt-six ans et je suis encore aux études. Études financées par ma mère, qui ne se gêne pas pour me le rappeler. Pour ajouter à mon stress, je n’ai toujours pas la plus petite idée de ce que je vais faire de ma vie. Professionnelle ou autre. Je vis au Québec depuis un an (ah! c’est vrai, vous l’ignorez : je suis Française). L’homme que j’aime me fuit. Je fuis l’homme que j’aime. Et les conquêtes de mon colocataire défilent sans cesse dans notre appartement, si bien que parfois, j’ai l’impression que vivre dans une gare serait plus reposant.

Vous n’êtes toujours pas convaincu? Je continue. J’ai des rêves plein la tête, surtout celui d’écrire, au grand désespoir de ma mère. Parlant du loup. J’ai une mère chirurgienne, exigeante, exaspérante, contrôlante (et tous les synonymes du genre, mais je l’adore). Quant à mon cerveau, je songe depuis un certain temps à m’en débarrasser, l’actuel ne me donnant pas du tout satisfaction. Non seulement il m’encourage à faire des choses dont je ne suis pas très fière, mais en plus, il prend un malin plaisir à me bombarder de milliards de questions qui, comme vous l’imaginez, restent sans réponse.

Maintenant, osez me dire que ma vie n’a rien d’une tragédie!

D’abord, je dirais que je trouve difficile d’être totalement objective puisque je lis – discrètement – le blogue de l’auteure depuis pratiquement le début, mais bon, allons-y. D’abord, j’ai trouvé l’idée de base très intéressante, aller un peu plus loin que la chick-lit habituelle (je sais que le personnage n’aime pas ce terme, mais de mon côté, je ne le trouve pas péjoratif), et avoir comme cadre de base une expatriée au Québec, ça donne une autre dimension que la traditionnelle histoire d’amour de base. Par contre, j’ai trouvé par moment qu’on essayait trop de mettre l’accent sur l’environnement, plutôt que sur l’histoire. Les nombreuses références à la ville de Québec me faisaient sourire, surtout que j’y ai habité huit mois, mais à la longue, ça me donnait l’impression de lourdeur, comme si en voulant rendre ça très ancré dans le réel, on perdait le fil et on tombait dans la promotion de la ville (par exemple, la scène sur le restaurant le Cochon Dingue, alors qu’ils vont sur celui sur la rue Maguire, mais que les autres avaient essayé celui dans le Vieux-Québec).

MERCI de ne pas avoir mis de sacres dans la bouche des personnages québécois. C’est quelque chose que je n’aime pas lire quand ce n’est pas justifié et ça donne l’impression que tout le monde sacre, ce qui n’est pas le cas. J’ai bien apprécié que les personnages, peu importe leur lieu d’origine, aient un bon vocabulaire.

Finalement, j’ai eu du mal à départager l’auteure de l’héroïne. Je n’ai pu m’empêcher, au cours de ma lecture, de penser que c’était plus autobiographique que voulu. Surtout par le fait qu’Isa utilise plusieurs expressions qu’on peut lire sur le blogue d’Audrey Parily. Je sais, c’est normal, mais c’est la première fois que je suis confrontée à cette situation. Peut-être qu’il faudrait que j’évite de lire les blogues des auteurs dont je veux lire l’œuvre…

Je me relis, et je trouve que je suis plutôt négative, pourtant, j’ai lu en une seule journée et je veux à lire la suite!

Drôle de mariage – Madeleine Wickham

À dix-huit ans, lors d’un été à Oxford, Milly se lie d’amitié avec Rupert et Allan, un couple gay. Quand Allan, l’Américain, lui demande de contracter un mariage blanc afin de pouvoir rester en Angleterre, Milly n’hésite pas une seconde.

Dix ans plus tard, Milly est sur le point d’épouser Simon Pinacle, un des plus beaux partis d’Angleterre. Tout à son amour pour son bien-aimé, Milly a quelque peu occulté son premier mariage. Or le photographe engagé pour l’occasion va prendre un malin plaisir à lui rappeler sa folle jeunesse.

Et voici qu’à la veille de ses noces Milly se voit dans l’obligation d’avouer à son fiancé qu’elle est déjà mariée… à un autre! Une situation pour le moins délicate…

Encore une fois, je me suis ennuyée des histoires de Becky, l’accro du shopping. On reconnaît un peu plus le style de Sophie Kinsella dans ce livre que dans son premier, Un week-end entre amis, mais ce n’est pas tout à fait ça encore. On s’attache moins facilement à Milly, comment croire qu’on peut avoir oublié d’être déjà marié? Et voir qu’un jeune qui était là 18 ans auparavant se souvient qu’il a croisé cette femme une seule fois, avec une tout autre apparence, en train de se marier? Peut-être que je n’étais pas dans l’état d’esprit qu’il fallait pour m’abandonner dans ce livre rose bonbon, mais je n’ai pas cru à l’histoire et elle ne m’a pas fait « rêver »… Ce qui est à la base de la chick-lit, non?

Un week-end entre amis – Madeleine Wickham

un week-end entre amisQuoi de plus sympathique qu’un week-end à la campagne avec des amis perdus de vue pour évoquer le bon vieux temps ? C’est ainsi que les anciens de Seymour Road se retrouvent dans la superbe maison de Patrick et Caroline. Au menu : tennis, cocktails et fonds d’investissement. Sur la pelouse, chacun sort son plus beau jeu : bronzage satiné, un revers lifté, une enfant surdouée, un projet d’hôtel… Mais les choses vont rapidement tourner au vinaigre. Malgré la joie affichée, les années ont écorché la belle complicité d’autrefois. Pire, cette plongée dans le passé va obliger chacun à comparer sa situation à celle des autres et à ses rêves de jeunesse. Au programme : jeu, set et baffes!

Comme plusieurs sans doute, j’ai connu Madeleine Wickham avec ses livres de la série Accro du shopping, sous le pseudonyme de Sophie Kinsella. D’ailleurs, je me suis ennuyée du style des aventures de Becky. Ça paraît assez rapidement que c’est le premier roman de l’auteure. L’histoire est plutôt linéaire, on voit venir la plupart des actions plusieurs pages à l’avance et la fin est plus que prévisible. Il y a quelques situations rigolotes, mais sans plus, et le début est long à démarrer. Je crois que je vais me concentrer sur les livres que cette auteur a écrit sous Sophie Kinsella, ils m’ont davantage plu jusqu’à maintenant.

Sous la toge – Nathaly Dufour

souslatogeL’œil glauque, Caroline débarque dès 6 heures au prestigieux cabinet d’avocats, où, stagiaire, elle doit faire des heures de recherches pour les seniors dont le sport favori semble être la chasse à la jeune recrue. Pourquoi son supérieur la poursuit-il sans cesse de ses avances? « À cause des phéromones », lui expliquent Val et Eugénie, les bonnes copines du bac avec qui elle partage confidences, champagne et grande bouffe. À cause aussi de ses longues jambes, de ses lèvres charnues… Et puis quoi encore?

Caroline n’a pas le look ni les crocs acérés de la future avocate ambitieuse. Elle aime le poker et les pichets de sangria aux terrasses, là où on refait le monde. Alors le droit, vocation ou compromis? Et le troublant Daniel, son nouvel amoureux : est-ce qu’elle arrête ou continue?

Le livre est rose : on est en terrain connu, c’est de la chick-lit. Pas la meilleure, par contre. L’histoire est bonne, mais on ne sent pas assez de fil conducteur, on dirait plutôt que Caroline papillonne d’un chapitre à l’autre. Toutefois, j’ai bien aimé que l’histoire se déroule dans un milieu autre que la mode, les magazines et autres lieux mille fois cités. J’aurais par contre aimé que l’histoire soit mieux développée. Un premier roman qui m’a quand même convaincue de garder un œil sur les prochains de l’auteure.