La vie comme je l’aime; Chroniques d’hiver – Marcia Pilote

Imaginez un bref instant que vous puissiez parler avec une amie à toute heure du jour et de la nuit. Le nom de cette amie : Marcia. Le sujet de vos conversations : la vie. Le ton de ces échanges : à la fois intime et honnête, souvent teinté d’humour, parfois touchant jusqu’aux larmes, toujours inspirant.

La vie comme je l’aime, c’est la vie conjuguée aux verbes de Marcia, à ses mots, qui tantôt provoquent une prise de conscience ou vous inondent d’une bouffée d’amour envers l’humanité

qui tantôt vous submergent d’une émotion si forte

qu’elle vous donne soudain envie de prendre soin de vous ou encore réveillent en vous le sentiment que la vie est si courte et l’urgence de la vivre au présent.

La vie comme je l’aime, c’est vouloir être touchée drôlement, légèrement, sérieusement, profondément, au cœur même de son âme de fille, de femme, de mère. C’est se sentir comprise, approuvée, réconfortée, enrobée, aimée, habitée. C’est amener toute femme consciente de qui elle est, de ce qu’elle comprend, de ce qu’elle accomplit et transforme, des barrières qu’elle abat, des frontières qu’elle traverse, des embûches dont elle triomphe, à se retrouver dans ce livre, car il est ce que nous sommes toutes. Quand Marcia raconte la vie comme elle l’aime, on ne peut qu’en demander encore et encore. Grâce à son incomparable talent de conteuse et de communicatrice, elle nous permet de revivre avec elle des moments qui ont marqué son existence et qui font d’elle la femme unique qu’elle est, pour notre plus grand plaisir.

J’ai bien apprécié les chroniques contenues dans ce livre, surtout au début, lorsque l’auteur parle de la maternité qu’on attend. J’ai aimé voir la vie à travers les yeux de cette personne qui semble très positive. J’ai été moins rejointe par l’aspect spirituel, mais cela ne m’a pas empêchée de passer à travers toutes les chroniques. Par contre, c’est probablement cet aspect qui ne m’incitera pas à me précipiter sur les chroniques des autres saisons. Une belle lecture en somme.

La frousse autour du monde 3 – Bruno Blanchet

Après le grand succès des premiers tomes, Bruno Blanchet revient avec les récits de sa troisième année de pérégrinations avec entre autres : le choc culturel de l’Éthiopie, une croisière en boutre à la recherche d’un oiseau rare… et la côte africaine sur son Fidèle vélo.

« Dans deux jours, je repartirai en direction du lac Tanganyika. 600 kilomètres. Dont 150 à travers un parc national où abondent les éléphants, les girafes et les lions. Dangereux? Oui.

Mais je ne crains pas les lions. J’ai appris un truc. Tu leur rentres la main dans la bouche, tu leur saisis la langue, tu tires de toutes tes forces et, floc! tu les vires à l’envers, comme des bas sales.

En attendant, comme je vous le disais, rien à signaler. »

« Rien à signaler », sauf des camarades de tout acabit : curé sauveur, « moumoune » aux cris stridents, géant ornithologue ou brute des quartiers pauvres… « Rien à signaler », sauf la poésie dépaysante dont Bruno Blanchet est capable!

En prime, ce 3e tome teste une technologie nouvelle où Bruno Blanchet se téléporte virtuellement dans les pages pour vous parler en « expérience plus que réelle » (augmented reality).

Un livre illustré encore plus vivant que les autres, avec des collages de photos personnelles et une « expérience plus que réelle » inédite!

Encore une fois, j’ai été conquise par la façon dont Bruno Blanchet nous raconte ses aventures ou mésaventures en voyage. Il m’a fait rire et m’a émue à plusieurs reprises et me donne envie de voyager à chaque ligne qu’il écrit. À travers ses textes, on comprend le vrai sens de « choc culturel ». Dernièrement, il a indiqué qu’il cesserait d’écrire dans La Presse ses péripéties, mais qu’il reviendrait peut-être plus tard. Espérant qu’il revienne très vite, je ne peux qu’espérer qu’il y aura une Frousse autour du monde 4, 5, et pourquoi pas, 6. Un livre rempli d’images, photographiées, illustrées et mentales.

Avard chronique – François Avard

Avard chronique : déviation du regard qui provoque un état d’esprit subversif. Le malade subit alors une enflure du sens critique par rapport au monde qui l’entoure.

Rappelons-nous. Autrefois, il était normal d’assister à la défécation d’un roi. En 1895, on condamna Oscar Wilde aux travaux forcés parce qu’il était homosexuel. Au début du XXe siècle, un orang-outang partageait sa cage avec un Pygmée au zoo de New York. Jusqu’en 1940, les femmes québécoises n’avaient pas le droit de vote. Hier, on se génocidait à qui mieux mieux en Afrique. Aujourd’hui, le Canada croit aider en faisant la guerre.

Remettre en question l’ordre établi est un acte citoyen. Cette contestation se nourrit de l’espoir que notre époque est moins heureuse que celle de demain. Par des billets choisis parmi les chroniques rédigées par Avard pour divers événements ou publications, découvrez notre monde autrement. La lecture d’un texte chaque soir, avant de s’endormir, éveille l’esprit à une graduelle et séditeuse lucidité. Contester la bêtise ambiante constitue un premier signe de guérison.

Ça parle de tout et de rien. Ça va dans tous les sens. Il s’agit d’un recueil de textes choisis parmi les chroniques, les discours et les textes écrits par François Avard. C’est parfois dur, parfois émouvant, souvent très direct et souvent juste. Bref, c’est difficile à décrire, mais très intéressant à lire, surtout avec les commentaires ajoutés expressément pour le livre. À découvrir pour aller au-delà de l’image fabriquée par les médias.