La vérité sort…

Je suis allée au cinéma avec Jojo cet après-midi. À la fin du film, on attend avant de sortir (elle veut toujours regarder le générique jusqu’à la fin). Joëlle remarque d’elle-même que beaucoup de personnes présentes ont laissé leur popcorn, leurs papiers de bonbons par terre et dit très très fort : « c’est pas gentil de tout laisser traîner comme ça, han maman? ». On s’est fait fusiller des yeux par plusieurs personnes et un couple est retourné à sa place pour ramasser son sac…

Tant pis pour eux, j’étais quand même un peu fière de ma poulette :).

Solitude volontaire

Je ne comprends pas les personnes qui sont incapables de faire quelque chose seules : aller au cinéma, au restaurant, au théâtre, etc.

Si j’avais attendu après quelqu’un pour aller au cinéma, j’aurais probablement vu mon premier film à 20 ans. Il me semble, au cinéma, ce n’est pas grave d’être seul, il n’y a pas d’entracte, tu arrives, tu regardes le film pendant 2 heures et tu repars, c’est tout.

Même chose pour le théâtre et les spectacles musicaux en général. Bien oui, à l’entracte tu es tout seul, mais 15 minutes, ça n’a jamais tué personne. Pour ma part, je m’apporte un livre et je lis. Le temps passe très vite.

Je fais ça aussi au restaurant. Il y a un café où j’adore aller à Sherbrooke et cela arrivait souvent que personne ne pouvait venir avec moi. Tant pis, j’apporte un livre, je me mets dans un coin, et je lis.

Pourquoi je m’empêcherais de vivre parce que mon entourage n’a pas les mêmes goûts ou les mêmes disponibilités que moi?

J’adore partager mes activités avec quelqu’un, mais si personne n’est disponible, tant pis, j’y vais seule!

Comme le dit la phrase clichée, on n’a qu’une vie à vivre, et je n’attendrai pas après les autres pour la vivre!

Confessions of a Shopaholic

shopaolicRebecca Bloomwood est une journaliste spécialisée dans la finance. Elle explique comment gérer son argent au quotidien, mais passe sa vie à dépenser le sien dans les boutiques. Ceci la plonge dans une situation précaire qu’elle cherche à cacher à son patron, dont elle tombe amoureuse.

Premièrement : si je dis le nom du film en anglais, il y a de fortes chances que je veuille un billet pour la représentation en anglais. À la limite, il s’agit de vérifier avec moi, mais pas de me donner un billet pour le film en français. Et surtout, ne pas me spécifier qu’il n’y a pas de sous-titres. Je le sais. Je vais à ce cinéma justement pour les versions originales anglaises. Et ce n’est pas parce que mon accent en anglais est pourri, que je ne comprends pas l’anglais. (Bon, ok, je suis consciente qu’il doit y avoir des gens qui causent des problèmes à la personne au guichet parce que ce n’est pas sous-titré, et tout le tralala… mais ça fait du bien quand même ;))

Sinon, je ne m’attendais pas à grand-chose, puisque les critiques pour le film avaient été plutôt tièdes. Déjà, j’étais déçue qu’on transpose Becky à New York, même si ça ne changeait rien à l’histoire. Par contre, Isla Fisher, que je ne connaissais pas avant, est parfaite dans ce rôle! Vraiment, elle est comme j’imaginais Becky. Luke n’est pas comme dans les livres, à mon avis, il est édulcoré, il fait surtout dans la figuration, il n’a plus autant de caractère. Le film est cute et rose bonbon à souhait, il m’a semblé plutôt inspiré des livres, plutôt que d’en être une adaptation. Un film de filles qui fait passer un bon moment.

Un livre, un film et deux découvertes

Les Bourgeois de Minerve – Maryse Rouy

Durement frappée par la croisade des Albigeois (cent quarante hérétiques cathares brûlés sur la place de l’église), Minerve, petite cité languedocienne, semble ensuite couler des jours tranquilles en ce mitan du XIIIe siècle. Pourtant, le catharisme officiellement interdit par l’Église catholique n’en survit pas moins dans les chaumières et les esprits, vivace quoique dissimulé. La découverte du cadavre d’un dominicain à quelques pas de l’enceinte de la citadelle va bouleverser la paisible routine minervoise et faire revivre les affres du passé. L’arrivée d’un inquisiteur, mandaté par l’évêque pour élucider la mort du dominicain et extirper pour de bon l’hérésie, ravive de vieilles plaies et des querelles assoupies. Le temps d’une enquête, les passions se nouent et se dénouent pour le meilleur et le pire.

J’ai dû m’y prendre à deux fois pour lire ce livre. Je crois que la première fois, je n’étais pas dans une période où je pouvais l’apprécier : trop occupée, je le laissais de côté longtemps et je perdais ainsi le fil de l’histoire. J’ai bien aimé la deuxième fois par contre. Il faut dire que j’adore tout ce qui est historique. J’ai eu un peu de mal à distinguer les personnages les uns des autres, parce qu’il y en a beaucoup et que je ne voulais pas nécessairement me référer à leur présentation au début du livre, mais une fois dans l’histoire, ça s’est tassé. J’ai apprécié le fait que plusieurs petites histoires s’entrecroisent, ça permet de mettre un peu plus de profondeur à l’ensemble. Je vais probablement le relire un jour, parce qu’il y a certains détails qui m’ont échappé et, en sachant la fin, je pourrais probablement m’y retrouver un peu plus.

Ce livre conclut mon défi de lecture Au nom de la rose. Merci à Grominou pour l’organisation! À suivre l’an prochain j’espère. 😉

C’est pas moi, je le jure!

L’année 1968 marque un tournant dans la vie du petit Léon Doré, dix ans. Sa fausse tentative de suicide, par pendaison, passe à un doigt de réussir. Peu après, sa mère neurasthénique, qui étouffe auprès de son mari, part s’établir en Grèce, laissant leurs deux fils à ses soins. Tandis que son frère aîné cultive sa rancœur, Léon pille et met sens dessus dessous la maison des voisins partis en vacances, feint un handicap visuel pour justifier ses mauvaises notes en classe, manigance, manipule, tourne son père et tous les autres en bourrique. À l’exception de Léa, la jeune voisine qui voit clair dans son jeu et qui, ayant elle-même des comptes à régler avec le destin, va aider Léon à voler de l’argent afin qu’il puisse s’acheter un billet d’avion pour la Grèce.

Quel bon comédien que celui qui joue Léon! On s’attache rapidement à lui, malgré toutes les bêtises qu’il fait de façon volontaire. J’ai trouvé que le film était un peu long par bouts, mais c’était bien tout de même. Je vais probablement lire les livres, qui sont sûrement encore mieux que le film. Juste pour le jeu des enfants, ça vaut la peine de voir ce film!

Deezer

C’est Jo qui me parle de ce site depuis très longtemps, et je dois avouer que je suis d’accord avec elle, c’est vraiment génial! Ça permet d’écouter de la musique en ligne, de façon légale, de faire des listes qu’on peut partager. On peut également écouter des radios thématiques et permettre au site de faire le tri de ce qu’on aime ou pas, et d’ainsi, graduellement, nous donner de la musique qu’on aime. J’ai déjà fait de belles découvertes. Je vous recommande Deezer!

AmigoExpress

Régulièrement, je monte dans les Laurentides pour aller voir M. X. C’est environ 2 h 15 d’autoroute. La semaine dernière, je suis tombée sur le site d’AmigoExpress, un site de covoiturage dont l’inscription est gratuite pour les étudiants. Je me suis dit que ça valait la peine d’essayer, je n’avais rien à perdre. J’ai donc mis une annonce mercredi passé, et après seulement une heure, j’avais déjà une réservation. Vendredi midi, toutes les places de mon auto étaient prises. Ce fut bien agréable! Le trajet a passé beaucoup plus vite, même si j’ai laissé mes covoitureurs à Bromont et à Richelieu. Voilà qui rend l’utile à l’agréable : un trajet plus intéressant que seule et mon essence est payée. Je n’ai pas mis d’heure pour le retour, parce que je n’ai pas envie de quitter à heure fixe, mais j’ai tout de même laissé mes coordonnées à mes passagers, s’ils voulaient revenir en même temps, ce qui fait que j’ai repris quelqu’un à Richelieu pour le retour. Une belle expérience en somme! Je viens de remettre une annonce pour vendredi…

Vite vite culture

Vu samedi soir : Le chevalier noir

Contrairement à mon habitude, je ne mettrai pas de résumé. On a tellement entendu parler de ce film, que ça serait superflu. Est-ce que j’ai aimé? Oui. Est-ce que je le réécouterais? Peut-être pas tout de suite, un peu intense quand même. La fatigue accumulée n’a pas aidé, mais j’ai trouvé le film long. Certaines parties auraient pu être coupées sans nuire à l’histoire à mon avis. Heath Ledger est en effet parfait dans le rôle du Joker. Est-ce qu’il mérite un Oscar pour autant, je ne sais pas. La question est plutôt : s’il n’était pas décédé, est-ce que tout le monde l’aurait autant encensé et crié au génie à ce point? L’histoire ne le dira jamais…

Vu hier soir : Lire et détruire

En voulant tirer profit d’un document compromettant pour la CIA, deux employés d’un centre de conditionnement physique déclenchent une série d’incidents potentiellement meurtriers.

Sincèrement, tout ce que j’ai à dire c’est : weird. Je pense que je ne suis pas encore revenue… Et les filles, si vous fantasmez encore sur le Brad Pitt de Légendes d’automne, oubliez ce film!

Sorti en DVD hier : Don Juan

Enfin! Oui, je suis quétaine et je m’assume : j’adore les comédies musicales. J’ai vraiment hâte que le CD de la nouvelle comédie musicale de Félix Gray, Sherazade, les mille et une nuits, sorte. En attendant, je vais me rabattre sur le DVD de Don Juan que j’attends depuis longtemps. J’ai vu le spectacle sur scène deux fois, involontairement, et j’ai hâte de le revoir! Un cadeau de fête à moi de moi!

Kitsch, quétaine… et alors?

Je suis allée voir Mamma Mia! avec Jenn la semaine passée. On était arrivée trente minutes à l’avance et il n’y avait déjà plus de places. On a donc regardé Voyage au centre de la Terre en attendant la prochaine représentation. Soi dit en passant, c’est plutôt ordinaire comme film, et sans le 3D, ça n’a vraiment aucun intérêt. Bref, j’avais hâte de voir la nouvelle comédie musicale rose bonbon de l’heure.
Je dois avouer, j’adore les comédies musicales, autant sur scène qu’au cinéma. Je suis allée voir Moulin Rouge trois fois au cinéma en une semaine à sa sortie… Juste pour voir El Tango de Roxane, j’y serais retournée encore. Bref, j’étais déjà vendue d’avance à Mamma Mia!

Eh bien, je n’ai pas été déçue! Bien sûr, c’est un film de filles, c’est kitsch à l’os, quétaine à mort et il y a de grandes parties risibles tellement c’est ridicule… mais c’est le but! Juste pour voir Meryl Streep sauter sur un lit en chantant Dancing Queen ou pour entendre mon acteur fétiche, Colin Firth, pousser la chansonnette, ça valait la peine. On ne se le cachera pas, tout le monde connaît les grands succès d’ABBA et c’est rassurant. J’ai particulièrement aimé l’interprétation de The Winner Takes it All par Meryl Streep, très touchant.
J’ai tellement apprécié, que je vais probablement le revoir avec Dobby (gnagna, voilà que tout le monde va savoir que tu es aussi quétaine que moi :p), en version originale cette fois… pour mieux apprécier l’accent british de M. Darcy. 😉

Ciné, ciné

Dimanche dernier, je suis allée voir deux films à la fois semblables et différents. Oui, deux films la même journée, ça c’est moi quand j’essaie de ne pas penser et d’oublier ma vie en me plongeant dans celle des autres.

Then She Found Me

Le récit de l’enseignante April Epner (Hunt) et son parcours inattendu vers l’épanouissement personnel. Après s’être séparée de son mari (Matthew Broderick) et à la suite du décès de sa mère adoptive, April est jointe par Bernice Graves (Bette Midler), une animatrice d’émission-débat locale qui prétend être sa mère naturelle. Tandis que Bernice tente de devenir la mère qu’elle n’a jamais pu être, April ne semble trouver réconfort que dans les bras du père (Colin Firth) d’un de ses élèves, pour réaliser ensuite que les questions sur le mystère de l’existence ne peuvent être résolues par une simple révélation.

Bon, je l’avoue, je suis tout d’abord allée voir ce film pour Colin Firth, puisque je vais voir tous ses films. (Même The Last Legion, que j’étais certaine de détester, mais que j’ai finalement bien aimé.) Aussi, j’aime bien Helen Hunt comme actrice, bien qu’on ne la voie pas souvent ces derniers temps. Dès les premières images, on voit que ce n’est pas un film à gros budget comme on a l’habitude d’en voir, mais je crois que ça ajoute au charme du film. Ce sont les dialogues et les gestes qui parlent, plutôt que la technique. Bette Midler est une vraie découverte pour moi, chaque scène avec elle était un vrai régal. L’histoire est un peu prévisible et a une morale plutôt définie, mais on se surprend à s’attacher rapidement aux personnages. J’ai passé un très bon moment.

Baby Mama

Kate Holbrook est une brillante femme d’affaires célibataire dont la carrière passe avant la vie personnelle. À 37 ans, elle décide d’avoir un enfant, mais son plan prend du plomb dans l’aile lorsqu’elle apprend qu’elle n’a qu’une chance sur un million de tomber enceinte. Qu’à cela ne tienne, elle engage une jeune travailleuse du sud de Philadelphie, Angie Ostrowiski, pour porter son enfant. Quoi de plus simple.

Dès qu’elle apprend de la froide directrice du centre de mères porteuses qu’Angie est enceinte, Kate entre en mode maternité. Elle se met alors à lire des bouquins sur les soins des enfants, à rendre son appartement sans danger pour les bébés et à chercher les meilleurs établissements préscolaires. La stratégie super organisée de notre femme d’affaires bascule du tout au tout lorsque la mère porteuse se présente chez elle en lui annonçant qu’elle est sans domicile.

Kate, cette force de la nature que rien n’arrête, se heurte alors à un mur, lorsqu’elle tente de faire de l’émotive Angie, la femme enceinte parfaite. Dans un affrontement cocasse, elles devront défendre leurs visions de la maternité pour préparer l’arrivée du bébé. Au milieu des tiraillements, elles découvriront deux genres de famille: celle dans laquelle on naît et celle qu’on crée.

Ce film m’a un peu déçue, même si j’ai passé un bon moment. Pendant tout le film, on enligne les clichés sur les hauts et les bas d’une femme enceinte, les cours prénataux, les nausées, les différences entre deux femmes de niveaux sociaux distincts, etc. Pourtant, la visible complicité entre les deux protagonistes principaux fait oublier ces petits détails. Bon, on voit venir la fin comme un gros train de marchandises, mais avec une histoire comme ça, ça n’aurait pu finir autrement.

Bientôt à l’affiche…

Probables prochaines sorties cinés : XXY, 99 F, Angel, Wall-E, Wanted et Mamma Mia! (une comédie musicale ET Colin Firth, quoi demander de plus!)

Méli-mélo

Bra-vo

Je me suis enfermée dehors hier. J’avais oublié mes clés sur mon bureau. D’habitude, je vérifie toujours avant de partir, mais j’avais trop hâte d’aller profiter du soleil il faut croire. Ce n’est qu’en sortant du métro pour revenir chez moi que j’ai allumé. En plus, je savais que ma coloc était partie pour tout l’après-midi et peut-être même la soirée. 13 h, dehors pour le reste de la journée. J’ai appelé J. et je suis allée squatter chez elle tout en laissant un message à ma coloc de me rappeler. Finalement, j’ai réussi à la joindre à 20h30, juste avant qu’elle parte passer le reste de la fin de semaine à Québec… Il est vraiment temps que je lui demande le numéro du propriétaire…

Les chroniques de Narnia : Prince Caspian
Beaucoup moins de magie que dans le premier, mais tout aussi intéressant. C’est vraiment rare que je trouve les films supérieurs, et de loin, aux livres. Beaucoup plus d’actions, les effets spéciaux sont particulièrement réussis. J’ai beaucoup aimé la scène avec la rivière. J’espère qu’ils vont en faire un troisième, mais la fin du film laisse penser que oui.

Edit : La suite est en préproduction pour une sortie en 2010!

Coup de tête de nuit
En revenant du cinéma avec J. hier, elle a décidé qu’il était temps que j’apprenne à conduire manuel. Une heure de matin semblait pour elle le meilleur moment pour cet apprentissage. Il paraît que j’appends vite, mais je vais quand même me méfier la prochaine fois que j’embarque avec elle à l’heure de pointe… d’un coup qu’elle voudrait continuer à ce moment-là!

Les envahisseuses – Linda Jaivin
Avec le résumé du livre, je ne m’attendais pas à des miracles, mais je croyais quand même que ce serait meilleur que ça. Je ne l’ai pas encore terminé, mais comme il ne reste qu’une vingtaine de pages, je devrais le finir aujourd’hui. J’ai failli l’abandonner à quelques reprises. Ce livre n’est qu’une tonne de prétextes pour parler de sexe, dans toutes les conditions, pour ne pas dire, dans toutes les positions – avec des extraterrestres qui changent de forme, celles-ci sont multipliées. Bref, une déception plus ou moins prévisible.

P.-S.
Quand on le sait qu’on va se faire avoir, qu’on fonce tout de même, et qu’on se fait finalement avoir… Ne devrait-on pas se sentir un peu mieux, parce qu’on l’avait vu venir?

Tout est parfait… ou presque

Quelques semaines après le suicide de leur ami Sacha, trois adolescents de 16 ans, Thomas, Alex et Simon, s’enlèvent la vie. Dans leur banlieue industrielle sous le choc, ainsi qu’à l’école secondaire qu’ils fréquentaient, tous se demandent si Josh, le plus proche ami des quatre défunts, savait quelque chose de ce pacte de suicide et connaissait les raisons pour lesquelles ses auteurs ne se sont pas justifiés par lettre. Avare de réponses, le garçon se replie sur lui-même, refuse la main tendue de ses parents et du psychologue de l’école, ne baissant la garde que devant Mia, ex-petite amie de Sacha, et Henri, le père de Thomas. Auprès d’eux, les souvenirs des événements qui ont précédé le drame ressurgissent dans le désordre.

J’ai gagné des billets pour aller voir ce film, qui m’intéressait tout de même, mais j’aurais probablement attendu la sortie en dvd pour le regarder. À la base, l’histoire n’est pas joyeuse, on ne s’attend pas à rire et j’ai attendu longtemps avant d’aller le voir. Attendu d’être dans de bonnes dispositions. Ce n’est pas le genre de film à voir quand on a une petite baisse de moral.

J’ai trouvé les acteurs plutôt bons. Certains ne m’ont pas convaincue qu’ils pouvaient être « réellement » leur personnage. Je crois que c’est plutôt une erreur de casting qu’un manque de talent. Je pense ici au psychologue, aucunement crédible, et à Claude Legault, qu’on a de la difficulté à voir comme le père d’un jeune de presque 18 ans. De plus, les nombreuses scènes de nudité n’apportaient généralement rien à la trame narrative.

Il y a quand même eu de bons moments. Les retours à l’arrière nous aidaient à comprendre le monde intérieur de Josh et le poids qu’il portait.

Finalement, je dirais que ce qui m’a touchée, c’est l’histoire, derrière l’histoire : le fait que cela puisse arriver pour de vrai. Le suicide est un sujet qui me touche, mais le film en soi m’a laissée de glace.

La capture

Rose (20 ans) vit à Montréal. Elle ne ment presque jamais. Elle a une élégance naturelle et une sincérité que possèdent peu de filles de son âge. Pourtant, ni ses amis ni son amoureux ne connaissent son lourd passé chargé de violence familiale.

Après deux ans d’absence, elle revient voir sa mère et son frère Félix (16 ans) dans sa banlieue natale. Rien n’a changé : la résignation de la mère, le frère en difficulté, et le père qui les terrorise.

Elle décide d’intervenir dans leur vie. Rose séquestre son père et tente de changer le cours des choses. Elle devient peu à peu la chef de famille, mais la volonté implacable de Rose rencontre la résistance du père.

Capturé, va-t-il capituler? Rose et sa famille pourront-elles vivre normalement, se reconstruire?

Après avoir vu ce film, je n’ai qu’un seul mot en tête : weird. Bien sûr, avec un film de Carole Laure, je m’attendais à quelque chose de particulier, qui sort de l’ordinaire, mais je ne m’attendais pas à ça. Pour le jeu des comédiens, pendant la première moitié du film, j’ai trouvé que Catherine de Léan jouait bizarrement, mais lorsque le tout devient plus dramatique, ça se replace et très bien. Ça fait du bien de voir Thomas Lalonde dans autre chose qu’un Roméo amoureux, niais et muet. On voit ici un peu plus de son talent, bien qu’il reste encore de l’amélioration à faire. Tout comme pour le ti-pou qui joue Félix tout-petit. On lui pardonnera facilement, mais dans une scène flagrante, on l’entend parler, mais il ne bouge pas les lèvres! Comme si l’enfant de 4 ans avait oublié sa réplique et qu’on l’avait seulement ajouté par la suite, un choix bizarre. Sinon, Pascale Bussières joue très bien la femme soumise et qui a abandonné tout espoir, alors que François Papineau joue une caricature un peu grossière, mais tout de même crédible.

Au début, j’ai aimé qu’on ne fasse que deviner la violence. Par contre, il y a une scène particulièrement pénible à regarder, où la subtilité n’a plus lieu d’être. Au final, je ne sais pas que penser de ce film qui traite de la violence conjugale d’une façon particulière. Tout ce que je sais, c’est qu’il ne faut pas le voir si on est déprimé ou qu’on a déjà vécu ce genre de situation…

Edit : Voici une critique de Normand Provencher que j’ai trouvé aujourd’hui qui explique probablement mieux ce que j’ai voulu dire.