Dys… quoi?

Une des raisons de ce blogue, c’est que beaucoup de choses se sont passées dans les derniers mois et d’autres se passeront dans les prochains mois et je ressens parfois le besoin d’en parler sans « fatiguer » mon entourage.

Ma fille Joëlle est une vraie pie. Elle commence à parler en se levant et s’endort probablement au milieu d’une phrase. Toutefois, ça faisait un certain temps, environ 1 an, que je sentais que quelque chose clochait. Elle est difficile à comprendre, même parfois pour nous, surtout quand on n’a pas de contact visuel avec elle. Les gens nous disaient que ça allait passer, mais ça me tracassait quand même. Au début de l’été, elle a commencé à réagir beaucoup au fait qu’on ne la comprenait pas et à réaliser que les autres amis de son âge étaient mieux compris qu’elle.

J’ai donc décidé de ne pas attendre et d’aller la faire évaluer en orthophonie et, éventuellement, commencer les traitements pour l’aider à communiquer. J’étais peut-être naïve, mais dans ma tête, on allait faire des exercices, ça allait débloquer et elle serait correcte pour le début de la maternelle dans deux ans.

On a eu les résultats de l’évaluation lundi dernier. Comme elle n’est pas encore 4 ans, ce sont des hypothèses qui seront vérifiées au cours des prochains mois, mais cela tend vers un trouble du langage et/ou une dyspraxie verbale. Sur le coup, en sortant du rendez-vous, j’étais encore dans l’impression qu’avec du travail, elle serait prête pour la maternelle.

Par la suite, j’ai lu la documentation, j’ai fait mes propres recherches et j’ai compris ce que ça voulait vraiment dire si le diagnostic était confirmé et j’avoue que j’ai eu un vertige. J’ai vu les démarches à entreprendre, les montants à dépenser, mais surtout, les difficultés que ma poulette aurait à surmonter. Après 24 h à ruminer, j’ai pris le taureau par les cornes.

Le contrat avec l’orthophoniste est signé pour les quatre prochains mois, je suis en attente pour une évaluation en ergothérapie, j’ai rencontré la garderie pour lui expliquer la situation et éventuellement voir avec la nouvelle éducatrice qui qu’elle peut faire. Ma fille est dans une garderie privée et n’a donc pas le droit à la subvention pour qu’une technicienne en langage vienne la voir sur place, alors on va donc faire ce qu’on peut avec l’aide de l’orthophoniste.

Elle a été référée au CLSC, mais il y a 9 à 12 mois d’attente, donc pour le moment, on réaménage le budget, on coupe dans le gras, on arrête l’épargne pour les projets à long terme, et on va au privé.

À suivre…