Quand une porte se ferme…

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Le diagnostic est tombé : trouble de langage léger au niveau expressif, au niveau de la forme et de l’utilisation du langage et dyspraxie verbale légère. Malgré que je m’y attendais, ç’a quand même été un choc.

Je dois avouer que ce choc a été amplifié par l’appel que j’avais eu la veille. Depuis le début des démarches avec Jojo, elle est inscrite au CLSC pour avoir des services au public. La veille du rendez-vous pour recevoir le diagnostic, j’ai reçu le tant attendu appel du CLSC. La joie est tombée rapidement : les services du CLSC ne sont que pour les enfants qui n’ont pas de diagnostic. Donc, après près de 2 ans d’attente, elle passait son tour. Bien sûr, elle est maintenant inscrite sur la liste d’attente du centre de réadaptation (Bouclier), mais cela a influencé sur le choc du lendemain.

Pour ajouter à tout ça, deux semaines plus tard, l’orthophoniste qui suit les enfants est tombée en retrait préventif. Évidemment, on savait que ça allait arriver, mais ç’a été devancé de 3 mois. Je n’en veux évidemment pas à l’orthophoniste, mais c’était difficile. Le plan B qui avait déjà été prévu pour son congé de maternité est tombé à l’eau et j’ai dû partir à la recherche d’un autre professionnel pour chacun de mes enfants.

Comme ma fille entre à l’école en septembre, je ne voulais pas que ce soit pendant les heures de classe, ce qui a compliqué les recherches. J’ai fini par trouver. Les enfants sont maintenant suivis par deux orthophonistes différentes.

Pour le moment, j’ai rencontré la nouvelle orthophoniste de Jojo qu’une seule fois, et j’ai des doutes. C’est sûr que je ne peux pas me baser sur une seule rencontre et je vais attendre quelques séances, mais je commence déjà à penser à un plan D, au cas où.

Je trouve ça difficile de naviguer dans tout ça. Sans compter le diagnostic à « avaler », trouver les spécialistes, de confiance, réussir à avoir un horaire qui fonctionne, essayer de ne pas trop nuire à mon horaire de travail en plus, car il faut bien s’épanouir en tant qu’adulte et les payer ces spécialistes, rentrer les exercices d’orthophonie et d’ergothérapie dans l’horaire, sans compter les loisirs pour ne pas que les enfants aient l’impression d’être seulement en thérapie, du temps en famille, du temps en couple, du temps seul… Un vrai casse-tête! L’équilibre est fragile peut basculer à tout moment…

Impasse

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C’est difficile ces temps-ci. En fait, tout me semble une montagne. J’ai de la difficulté avec la conciliation famille-travail-entraînement-amitié (dans l’ordre et dans le désordre) et ça se ressent partout j’ai l’impression et, cette semaine, surtout dans mon alimentation. Si au moins j’avais des tonnes de loisirs que je pourrais décider sciemment de couper, mais ce n’est pas le cas.

Auparavant, je m’entraînais dans le but uniquement de perdre du poids et d’être en meilleure santé. C’était un passage obligé et je m’en accommodais. Si bien que je ne considérais pas vraiment ça comme du vrai temps pour moi. C’était obligatoire, un devoir envers moi-même. Par contre, ça a changé. Maintenant, je ne peux plus m’en passer, c’est rendu un plaisir. Je cours pour le plaisir et la conséquence positive qui en découle, c’est la perte de poids et une meilleure santé, mais ces aspects ne sont plus mon facteur de motivation. C’est là que ça devient compliqué. J’ai l’impression d’être égoïste de prendre autant de temps à faire une activité que j’aime au détriment de mon chum, de ma fille, de mes amis. Je l’écris et j’en ai les larmes aux yeux. Je sais que c’est ridicule mon affaire, mais ça ne se contrôle pas.

Quand je pars courir le soir et que ma fille n’est pas couchée, je me sens mal. Je ne la vois pas le matin et le peu de temps que j’ai avec elle le soir, je l’escamote. J’essaie d’y aller une fois qu’elle est couchée, mais parfois, ça m’amène tard et je me lève quand même à 4 h 45. Aussi, comme ce soir, je vais l’amener avec moi lorsque je vais aller courir, mais on s’entend que ce n’est pas du temps de qualité que je passe avec elle.

Aussi, je me connais, je dois être organisée pour que ça fonctionne. La semaine dernière, j’avais pris le temps de planifier tous mes repas et cela a donné des résultats. J’étais moins stressée et je sais que ça m’a permis de passer du temps de meilleure qualité avec Petite J. Mais ça prend du temps planifier. J’ai beau savoir que ce n’est pas du temps perdu, je me sens cheap de m’enfermer pendant deux heures pour décider de ce qu’on va manger, pour équilibrer le tout, faire la liste d’épicerie en fonction de ça. C’est deux heures que je gruge à ma famille, et surtout à M. X, puisque je fais ça une fois que Petite J. est couchée. Pourtant, c’est essentiel à ma réussite, mais également pour faire en sorte que j’offre des repas équilibrés à ma famille.

Je trouve que je ne parle pas assez à mes amis, que je ne les vois pas assez. Je n’ose pas démarrer une conversation parce que je sais que je vais devoir me sauver rapidement pour aller me coucher. Je m’ennuie d’eux, je me trouve poche. Je ne sais même pas ce qui se passe dans leur vie, s’ils vont bien.

J’ai l’impression d’être centrée sur moi et, en même temps, de ne pas avoir assez de temps pour moi.

Je ne peux pas laisser tomber. C’est trop important pour ma santé, mon avenir et pour le modèle que je veux être pour mes enfants. Mais je vais devoir trouver un équilibre dans tout ça, sinon je vais craquer.

Conciliation travail-famille-couple

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La conciliation travail, famille et couple est un sujet qui m’intéresse de plus en plus, surtout avec mon retour imminent au travail le mois prochain.

Après l’instauration de mon super cartable, qui, je dois le dire, nous simplifie déjà beaucoup la vie, ne serait-ce que pour la gestion du ménage, je veux aller plus loin dans la planification. Le but n’est pas que notre vie soit planifiée à la seconde près, au contraire, mais plutôt que ce qui doit être fait soit fait et nous laisse plus de temps pour le reste, soit vivre notre vie et profiter de Bébé J. qui grandit trop vite! La feuille à cocher des tâches ménagères a enlevé beaucoup de pression sur M. X et moi. Nous avons moins l’impression que c’est toujours la même personne qui fait tout et, surtout, ça nous enlève l’obligation de demander à l’autre de faire une tâche. On s’entend mutuellement pour les faire, sans même en discuter, depuis trois semaines, nous pouvons profiter de nos fins de semaine pour faire autre chose que du ménage. C’est merveilleux! Il reste à poursuivre sur cette voie à mon retour au travail, mais j’ai la motivation pour ça.

Dans le même ordre d’idée de conciliation, j’ai regardé le documentaire de Marie-Claude Barrette, Simplement vedette – Concilier travail et famille. Le fait que ce soit des personnalités connues n’a pas été ma motivation première pour regarder ce documentaire. Elles ont peut-être un quotidien différent du mien, mais on a tous le même objectif. J’ai particulièrement aimé les interventions de l’auteure Kim Thuy, elle m’a fait réfléchir sur bien des aspects de ma vie, dont mon rapport au travail de M. X et des exigences qu’il amène. Elle m’a fait réaliser que, même si ce n’est pas le but, j’ai tendance à faire sentir à M. X que ses longues heures de travail sont motivées par le désir de ne pas nous voir, alors que je sais parfaitement que ce n’est pas le cas. S’il travaille tard, c’est qu’il n’a pas le choix et il souffre autant que nous de ne pas nous voir autant qu’il le voudrait. Je veux donc changer d’attitude envers cet aspect afin qu’en plus de terminer tard, il ne soit pas accueilli dans la froideur et la frustration.

Aussi, le segment avec Saskia Thuot et Pierre-Alexandre Fortin m’a rappelé l’importance de ne pas s’oublier en tant que couple, malgré l’arrivée de Bébé J. C’est beau en théorie, mais dans une fois dans le tourbillon du quotidien, c’est facile à oublier. Quand Bébé J. est couchée, M. X et moi descendons dans le sous-sol et écoutons ensemble un ou deux épisodes de 24. Ce n’est pas du gros temps de qualité, mais c’est une activité qu’on fait ensemble régulièrement et qu’on aime partager. On essaie aussi une fois par mois de prendre une soirée à nous. C’est plus difficile ces derniers temps, avec la maison, les rénovations et tout, mais ça va revenir bientôt.