Une plus un égale trois – Martin Dubé

Un enfant, ça vous décroche un rêve, disait l’autre. Oui, mais ça vous le piétine joyeusement aussi. Enfin, c’est ce que croient Guillaume et Justine, couple dans la trentaine, qui voient leur nid d’amour s’effondrer avec l’arrivée imprévue de la cigogne. Et s’ils n’étaient pas faits pour les nuits blanches et les couches qui fuient ? Et s’ils cachaient en eux les meilleurs parents du monde ?

Une plus un égale trois s’adresse aux nouveaux parents dépassés, aux futurs parents inquiets, aux couples qui n’ont pas d’enfant et aux autres qui n’en veulent pas. Polaroïd aigre-doux de la réalité tragi-comique qu’est la naissance d’un enfant, Une plus un égale trois est une explosion de rires, de petites fins du monde et de grands questionnements sur la maternité et la paternité, où s’entremêlent un accouchement, les Beatles, la philosophie grecque et le paintball.

Une plus un égale trois, c’est tout ça, mais c’est surtout la grande histoire d’amour de deux êtres un peu perdus qui s’accrochent à l’immense bonheur que leur procure leur petite Emma, l’enfant qui rend illogique la plus touchante des équations…

Pour commencer, je dirais que j’ai de la pression pour écrire ce commentaire. En effet, l’auteur de ce livre est un des professeurs de français que M. X a eu au secondaire. Il m’a dit : « Il faut que tu sois objective! » Mais, entre les lignes, ça voulait dire d’être positive. Heureusement, je n’aurai pas besoin de mentir, puisque j’ai bien aimé le roman de Martin Dubé. Il m’a plongé dans un univers que j’espère vivre prochainement : le couple et la venue d’un enfant, même si je nous souhaite que ça se passe avec un peu moins d’accrochages.

Au début, j’ai eu quelques difficultés à suivre, certains chapitres se passent « maintenant » et d’autres « avant ». Ils sont bien indiqués, mais certains passages « avant », qui arrivent plus tard, se passent tout de même avant les chapitres « avant » précédents. Ouf, ce n’est pas très clair tout ça! Malgré ce petit problème d’adaptation au début, j’ai été très touchée par l’histoire de Justine et Guillaume qui deviennent parents sans l’avoir vraiment décidé, du moins, pas consciemment.

Un livre qui fait réfléchir sur les raisons de devenir parent, sur les doutes qu’on peut avoir, et sur l’importance du couple dans cette nouvelle aventure de vie.

Quand vous lirez ce livre… – Sally Nicholls

Je m’appelle Sam.
J’ai 11 ans.
Je collectionne les histoires et les objets incroyables.
J’ai une leucémie.
Quand vous lirez ce livre, je ne serai peut-être plus là.

Un livre très touchant. Sam est atteint de leucémie et, dès le début, on sait qu’il ne s’en sortira pas. Comment un enfant de 11 ans peut gérer l’éventualité de sa mort prochaine? C’est ce qu’on voit au fil de ces pages. On voit également la détresse des parents qui ne savent pas comment réagir devant ce drame. Est-ce qu’on oblige Sam à vivre une vie normale, qui inclut l’école, les devoirs, les responsabilités? Ou doit-on le couver, lui céder ses caprices, le laisser faire ce qu’il veut? Comment réagissent les autres enfants dans cette situation? Un livre rempli de sensibilité et, pour une rare fois, un livre jeunesse qui traite de la mort de façon délicate, vraie et non pas métaphorique et qui ne diminue pas la gravité de la situation. Une lecture que je recommande à tous.