Le piège de la comparaison

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Quand on a des enfants, une des premières choses qu’on nous dit, c’est qu’il n’y a pas un enfant pareil et de ne jamais les comparer. Je suis généralement d’accord avec ça, surtout la comparaison faite pour rabaisser ou pour seulement se vanter de nos enfants. Malgré tout, je crois que la comparaison à du bon aussi.

C’est en comparant la façon dont parlait ma fille avec celle des enfants de son âge que je me suis aperçue qu’elle avait du retard. Quand c’est ton premier enfant, tu ne sais pas trop ce qui est normal ou pas. Les gens disaient que je m’inquiétais pour rien, mais elle a quand même fini avec un diagnostic de dyspraxie verbale légère et de trouble de langage léger.

Mon fils a également un retard de langage. C’était flagrant au début, puisqu’il ne parlait pas du tout, contrairement à ma fille au même âge. Encore ici, la comparaison m’a allumée. On a donc commencé à consulter en orthophonie pour lui. Avec le temps, il a cessé de faire des otites et son langage a explosé.

Depuis janvier, les suivis avec l’orthophoniste ont été inconstants, pour toutes sortes de raisons, mais à mon avis, il évoluait encore rapidement, alors ça ne m’inquiétait pas. Après le retrait préventif de l’orthophoniste des enfants, j’ai dû chercher de nouveaux spécialistes.

Il a rencontré sa nouvelle orthophoniste cette semaine et le choc a été quand même intense pour moi. Son retard est encore important. Elle m’a parlé d’éléments qu’il aurait déjà dû maîtriser. Par exemple, les mots de trois syllabes que sa sœur a vraiment maîtrisés à 4 ans ½, alors que lui a seulement 3 ans.

Là, la comparaison m’a desservie. Pour moi, Ludo allait très bien, puisqu’il était vraiment plus avancé que sa sœur au même âge, mais j’aurais dû faire comme pour Jojo, et le comparer avec des enfants de son âge…

La comparaison a ses bons côtés et ses dangers aussi…

En attendant, je dois avaler la pilule du fait qu’on a encore un long chemin à faire…

Momzillas – Jill Kargman

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Cours de Yoga 1er âge, layette de créateur, crèche préparatoire aux grandes écoles : à New York, apprendre à grimper les échelons s’enseigne bien avant les premiers pas, car, c’est bien connu, tout se joue avant six ans ! Alors lorsqu’on est une mère digne de ce nom, on ne lésine pas sur la dépense pour mettre toutes les chances du côté de son nouveau-né, à peine le cordon coupé. C’est ce que découvre Hannah, jeune maman d’une adorable petite fille de deux ans, lorsqu’elle pose ses cartons en plein Manhattan… Elle qui était plutôt du genre à laisser sa fille manger des cookies au goûter va devoir s’adapter aux nouveaux objectifs d’éducation, fixés par son épouvantable belle-mère qui n’a qu’une seule idée en tête : voir l’indigne épouse de son fils chéri devenir enfin une super maman, une génitrice prête à tous les coups bas… une Momzilla!

On change ici tout à faire de registre. L’éditeur parle même de mom lit (par opposition à chick lit). On suit les péripéties d’Hannah lors de son arrivée à New York. Tout est différent, surtout la façon d’élever les enfants. Ils ont encore la couche aux fesses (à deux ans, malheur!), qu’il faut déjà les inscrire à une garderie de choix, sinon, dites adieu à Harvard! C’est exagéré – du moins, j’espère – mais ça fait sourire, parce qu’on sait que, dans une moindre mesure, des parents sont comme ça, à courir tous les cours pour que leur chérubin devienne un génie. J’espère de tout cœur que je ne deviendrai pas une Momzilla dans quelques mois!

Désavantages et avantages du lieu de travail pendant la semaine de relâche

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L’organisme où je travaille a ses bureaux dans une église qui est aussi un centre communautaire et qui était auparavant une école. Nul besoin de vous dire que, pendant la semaine de relâche, ça grouillait de monde.

Désavantages

  • On gèle ou on fond, il n’y a pas de juste de milieu.
  • Les lieux sont d’une propreté relative.
  • Il n’y a pas de récupération. La Ville ne s’occupe que de la récupération des particuliers, pas des entreprises. Je dois donc apporter la récupération chez moi.
  • Semaine de relâche = activités organisées pour les enfants. Ce qui fait que, au-dessus de moi, j’ai un cours de danse étrangère, dont le principal pas est de sauter en petit bonhomme. À gauche de mon bureau, il y a un cours de chant, dans une langue que je ne comprends pas et où il semble y avoir beaucoup de parties criées. En diagonal, en face, il y a un atelier de bricolage et il semble que ce soit du bricolage vocal. Un peu plus loin, c’est un cours de musique, et à les entendre, c’est probablement leur premier cours… Sans compter les enfants qui essaient d’échapper aux cours en courant dans les corridors et en venant se cacher dans nos bureaux. J’adore les enfants… mais c’est un peu difficile de corriger et mettre en page un  texte de 60 pages dans ces conditions.

Avantages

  • On partage les lieux avec d’autres organismes où travaillent des gens dynamiques qui comprennent notre raison d’être.
  • Les jours de cuisine collective, ça sent divinement bon.
  • Le loyer est ridicule.
  • C’est à deux coins de rue de chez moi.