Conciliation travail-famille-couple

La conciliation travail, famille et couple est un sujet qui m’intéresse de plus en plus, surtout avec mon retour imminent au travail le mois prochain.

Après l’instauration de mon super cartable, qui, je dois le dire, nous simplifie déjà beaucoup la vie, ne serait-ce que pour la gestion du ménage, je veux aller plus loin dans la planification. Le but n’est pas que notre vie soit planifiée à la seconde près, au contraire, mais plutôt que ce qui doit être fait soit fait et nous laisse plus de temps pour le reste, soit vivre notre vie et profiter de Bébé J. qui grandit trop vite! La feuille à cocher des tâches ménagères a enlevé beaucoup de pression sur M. X et moi. Nous avons moins l’impression que c’est toujours la même personne qui fait tout et, surtout, ça nous enlève l’obligation de demander à l’autre de faire une tâche. On s’entend mutuellement pour les faire, sans même en discuter, depuis trois semaines, nous pouvons profiter de nos fins de semaine pour faire autre chose que du ménage. C’est merveilleux! Il reste à poursuivre sur cette voie à mon retour au travail, mais j’ai la motivation pour ça.

Dans le même ordre d’idée de conciliation, j’ai regardé le documentaire de Marie-Claude Barrette, Simplement vedette – Concilier travail et famille. Le fait que ce soit des personnalités connues n’a pas été ma motivation première pour regarder ce documentaire. Elles ont peut-être un quotidien différent du mien, mais on a tous le même objectif. J’ai particulièrement aimé les interventions de l’auteure Kim Thuy, elle m’a fait réfléchir sur bien des aspects de ma vie, dont mon rapport au travail de M. X et des exigences qu’il amène. Elle m’a fait réaliser que, même si ce n’est pas le but, j’ai tendance à faire sentir à M. X que ses longues heures de travail sont motivées par le désir de ne pas nous voir, alors que je sais parfaitement que ce n’est pas le cas. S’il travaille tard, c’est qu’il n’a pas le choix et il souffre autant que nous de ne pas nous voir autant qu’il le voudrait. Je veux donc changer d’attitude envers cet aspect afin qu’en plus de terminer tard, il ne soit pas accueilli dans la froideur et la frustration.

Aussi, le segment avec Saskia Thuot et Pierre-Alexandre Fortin m’a rappelé l’importance de ne pas s’oublier en tant que couple, malgré l’arrivée de Bébé J. C’est beau en théorie, mais dans une fois dans le tourbillon du quotidien, c’est facile à oublier. Quand Bébé J. est couchée, M. X et moi descendons dans le sous-sol et écoutons ensemble un ou deux épisodes de 24. Ce n’est pas du gros temps de qualité, mais c’est une activité qu’on fait ensemble régulièrement et qu’on aime partager. On essaie aussi une fois par mois de prendre une soirée à nous. C’est plus difficile ces derniers temps, avec la maison, les rénovations et tout, mais ça va revenir bientôt.

Une plus un égale trois – Martin Dubé

Un enfant, ça vous décroche un rêve, disait l’autre. Oui, mais ça vous le piétine joyeusement aussi. Enfin, c’est ce que croient Guillaume et Justine, couple dans la trentaine, qui voient leur nid d’amour s’effondrer avec l’arrivée imprévue de la cigogne. Et s’ils n’étaient pas faits pour les nuits blanches et les couches qui fuient ? Et s’ils cachaient en eux les meilleurs parents du monde ?

Une plus un égale trois s’adresse aux nouveaux parents dépassés, aux futurs parents inquiets, aux couples qui n’ont pas d’enfant et aux autres qui n’en veulent pas. Polaroïd aigre-doux de la réalité tragi-comique qu’est la naissance d’un enfant, Une plus un égale trois est une explosion de rires, de petites fins du monde et de grands questionnements sur la maternité et la paternité, où s’entremêlent un accouchement, les Beatles, la philosophie grecque et le paintball.

Une plus un égale trois, c’est tout ça, mais c’est surtout la grande histoire d’amour de deux êtres un peu perdus qui s’accrochent à l’immense bonheur que leur procure leur petite Emma, l’enfant qui rend illogique la plus touchante des équations…

Pour commencer, je dirais que j’ai de la pression pour écrire ce commentaire. En effet, l’auteur de ce livre est un des professeurs de français que M. X a eu au secondaire. Il m’a dit : « Il faut que tu sois objective! » Mais, entre les lignes, ça voulait dire d’être positive. Heureusement, je n’aurai pas besoin de mentir, puisque j’ai bien aimé le roman de Martin Dubé. Il m’a plongé dans un univers que j’espère vivre prochainement : le couple et la venue d’un enfant, même si je nous souhaite que ça se passe avec un peu moins d’accrochages.

Au début, j’ai eu quelques difficultés à suivre, certains chapitres se passent « maintenant » et d’autres « avant ». Ils sont bien indiqués, mais certains passages « avant », qui arrivent plus tard, se passent tout de même avant les chapitres « avant » précédents. Ouf, ce n’est pas très clair tout ça! Malgré ce petit problème d’adaptation au début, j’ai été très touchée par l’histoire de Justine et Guillaume qui deviennent parents sans l’avoir vraiment décidé, du moins, pas consciemment.

Un livre qui fait réfléchir sur les raisons de devenir parent, sur les doutes qu’on peut avoir, et sur l’importance du couple dans cette nouvelle aventure de vie.

Semaine mouvementée

Je suis heureuse que la semaine soit terminée… enfin! Le matin de la fête des Mères, ma grand-mère est décédée à l’âge de 76 ans. La nouvelle a été un choc, même si cela devait arriver bientôt. En effet, ma grand-mère faisait de la dialyse trois fois par semaine depuis 4 ans et elle avait décidé de cesser ses traitements à la fin du mois de mai. Par contre, le vendredi précédant son décès, elle a fait une chute et s’est cassé la hanche. Elle a donc décidé de cesser ses traitements sur-le-champ et est décédée moins de 48 h plus tard.

J’ai encore du mal à y croire. Ma grand-mère était mon seul lien avec ma famille éloignée, puisque je ne côtoie plus mes oncles, tantes, cousines depuis plus de 10 ans. Elle était le ciment, le cœur de la famille. C’est elle qui m’a transmis le plaisir de la lecture. Elle lisait beaucoup ma grand-mère, un livre par jour. L’éducation était très importante pour elle et elle voulait qu’on soit instruite. D’ailleurs, en parlant à ses sœurs aux funérailles, j’ai compris à quel point elle était fière de moi et de mes études universitaires. Elle qui aurait voulu étudier plus, elle était fière qu’une de ces petites-filles se rende aussi loin. Sans ses ennuis de santé, je l’aurais incité à s’inscrire à l’université du troisième âge, je suis certaine qu’elle aurait été très heureuse, elle qui, à 40 ans, est entrée au secondaire en même temps que ses fils pour obtenir son diplôme, alors qu’elle avait quitté l’école à 13 ans pour s’occuper de ses frères et sœurs.

Semaine éprouvante parce qu’elle a confirmé à quel point je me sens éloignée de ma famille. Alors qu’elle venait tout juste d’entrer à l’hôpital, les gens se départageaient déjà ses biens, prenant tout ce qu’ils pouvaient, juste pour éviter que les autres l’aient. Ma grand-mère avait déjà prévu cette réaction, elle avait fait venir les gens importants pour elle afin qu’ils choisissent un souvenir, en sa présence. Je ne me reconnais pas dans cette horde de chacals. Je suis dure, mais les sentiments que m’ont inspirés ces situations sont encore pires.

Vendredi dernier, le jour des funérailles a été le sommet d’une hypocrisie qui s’est construite et a grandi toute la semaine.

Pour agrémenter le tout, M. X, dont je me suis terriblement ennuyé a été envoyé en Ontario pour toute la semaine pour son travail. Par contre, malgré ce raz-de-marée d’émotions et mes dérives alimentaires en découlant, je suis tout de même fière de moi : j’ai fait trois de mes quatre entraînements prévus.

Une nouvelle semaine commence demain et ceci termine ce message un peu décousu et parsemé de rancœur. Je vous reviens un peu plus tard avec ma critique de L’ombre du vent, que j’ai terminé.

Ingratitude?

Ma période de travail intense est terminée, il ne reste qu’à faire le bilan de l’événement et s’atteler à préparer celui de l’année prochaine. Pour ma part, ça se termine sur une note un peu négative : j’ai été très surprise de l’ingratitude des gens envers notre journée familiale.

Résumé de la journée : trois ateliers donnés par des professionnels en avant-midi, selon les groupes d’âge, un dîner fourni (pizza, légumes, pain, pâtés, fromages, barres tendres, pommes, jus, eau, boissons gazeuses, etc.), une kermesse avec des jeux et des coupons à gagner, trois autres ateliers en après-midi, le tout se terminant par le tirage de prix de présence avec les coupons reçus à l’entrée et pendant la kermesse (une dizaine de livres).

Nombre de personnes présentes : environ 70, dont 44 enfants.

Prix pour la journée complète : 0 $, rien, gratuit… TOUT était gratuit.

Les enfants : ravis, nous n’avons eu que de bons commentaires et plusieurs parlent de revenir l’an prochain.

Les adultes : oui, de très bons commentaires et des félicitations… mais beaucoup de commentaires négatifs également! Pas assez de prix de présences, jus donné aux enfants (100 % naturel, mais quel dommage, il y a du sucre dans les fruits!), pas de café pour les adultes, on donnait les coupons trop facilement, pas assez facilement, les enfants pouvaient gagner plusieurs fois (ce qui n’est pas juste), il n’y avait pas de prix pour tous les enfants présents, etc. Le pire : on a « osé » mettre une boîte de contribution volontaire à la fin de la journée… Ça ne se fait pas à un événement dit gratuit, même si c’est volontaire et que l’événement est organisé par un organisme sans but lucratif

Je sais, je devrais me concentrer sur les bons côtés et sur la majorité de commentaires positifs reçus, mais n’empêche…

Quand j’étais jeune, je sortais rarement avec ma famille parce qu’on n’avait pas beaucoup d’argent. Ma mère aurait été très heureuse de nous amener à une journée comme celle-là, et nous-mêmes aurions été très heureuses d’y aller.

Pendant 4 heures, nous avons offert du plaisir de qualité à des enfants, et tout ce que certains parents retiendront, c’est le manque de café ou le jus fait de fruits qui ont le malheur de contenir du sucre… C’est dommage… surtout pour les enfants!

Retour sur Noël

Noël, c’était il y a presque un mois, mais avec le déménagement, le début d’un nouveau travail, je n’ai pas eu le temps d’y revenir encore. C’était un Noël spécial pour moi, mon premier dans la famille de M. X, mais surtout, mon premier Noël en famille et sans chicane.

Quand mes parents étaient encore ensemble, on fêtait Noël dans la famille de mon père. Je n’ai jamais trouvé ça très agréable. D’abord, les enfants étaient reclus au sous-sol et ne pouvaient monter que pour manger et pour déballer les cadeaux. Le reste du temps, pendant que les adultes jouaient aux cartes, on devait rester en bas. Déjà, à 8 ans, je trouvais que ce n’était pas un vrai Noël. Ensuite, la soirée se finissait toujours en chicane, que ce soit dans un couple, entre frères, entre belles-sœurs, ça finissait toujours par crier et par le départ en grand fracas de quelqu’un. Il faut dire que l’alcool coulait à flot et que mon père et mes oncles n’ont pas l’ivresse joyeuse.

Lorsque mes parents se sont séparés, on a été plus ou moins bannies des partys de Noël, mes sœurs et moi, pour avoir « choisi » d’habiter avec ma mère. Donc, depuis 10 ans, je fêtais Noël avec ma mère et mes sœurs, et le soir du réveillon, je me payais un film au cinéma. N’ayant rien connu d’autre de plus positif, ça m’allait.

Si bien que, cette année, avec la vision d’au moins trois partys de Noël dans la famille de M. X, avec de 20 à 40 personnes par soirée, je stressais beaucoup. Pour rien. La famille de M. X est très chaleureuse, accueillante et j’ai eu l’impression d’en faire partie depuis toujours. Beaucoup de plaisir, les enfants mêlés aux adultes, des chansons, des traditions, un échange de cadeaux où tous s’intéressaient à ce que les autres recevaient, vraiment, de très belles soirées.

C’est ça que je veux offrir à mes enfants plus tard. Une soirée où le plaisir d’être ensemble prime sur tout le reste et où les tensions et les vieilles chicanes n’ont pas leur place. Je me suis réconciliée avec Noël, dans une famille élargie « empruntée » qui s’intéresse à moi et pour qui je ne suis pas seulement « la blonde de ».