L’échappée belle – Anna Gavalda

Simon, Garance et Lola, trois frères et sœurs devenus grands (vieux?), s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d’un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle.

Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adultes.

Je crois que, de tous les livres que j’ai lus de cette auteure, c’est celui qui se rapproche le plus de mon préféré, Ensemble, c’est tout. En effet, ici encore les personnages ne sont pas au mieux de leur vie. Ils pataugent dans une vie trop grande ou trop petite pour eux. La relation entre les deux frères et les deux sœurs est enviable et on se surprend à s’envoler, comme eux, loin des responsabilités le temps d’une fin de semaine. Simon, Garance, Lola et Vincent passent quelques heures à réinventer le monde avant de retourner à leur vie, déjà un peu plus sereins.

35 kilos d’espoir – Anna Gavalda

Grégoire déteste l’école, si fort qu’en sixième il a déjà redoublé deux fois. Le seul endroit qu’il aime, son refuge, c’est le cabanon de son grand-père Léon, avec qui il passe des heures à bricoler. Quand Grégoire est renvoyé du collège, pourtant, Léon est furieux. Il renonce à consoler son petit-fils et lui refuse sa protection. Il est temps, peut-être, que Grégoire accepte de grandir…

J’ai retrouvé ici ce qui m’avait charmée dans l’écriture d’Anna Gavalda. Le personnage principal nous raconte son histoire au « je », ce qui la rend encore plus introspective. On se surprend à comprendre les sentiments négatifs de Grégoire envers l’école, même si on est d’accord avec le fait qu’il devrait se prendre en main. J’ai trouvé, par moment, que le livre était une critique du système scolaire actuel qui n’intégrerait pas suffisamment les garçons. En effet, on comprend rapidement que Grégoire est plus un manuel qu’un intellectuel. D’où son désir d’entrer dans une école où le jardinage, les sciences et les travaux manuels sont au centre de l’apprentissage. La relation entre l’enfant et son grand-père est très touchante. Une belle lecture et j’espère que l’auteure récidivera du côté de la littérature jeunesse où sa sensibilité fait mouche.

La consolante – Anna Gavalda (abandon)

consolanteCharles Balanda, 47 ans, architecte à Paris apprend incidemment la mort d’une femme qu’il a connue quand il était enfant et adolescent. Perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.

Décidément… J’ai tout essayé. Je l’ai reposé, j’ai attendu, j’ai recommencé du début, mais je suis incapable de continuer à lire ce livre! Autant j’avais trouvé Ensemble, c’est tout rafraichissant, autant La consolante est lourd. Le style est pesant, des phrases souvent sans verbe, courtes… Parfois, on est même incapable de déterminer qui parle. Ça me déçoit beaucoup, parce que l’histoire avait l’air intéressante, mais je dois abandonner. Quand c’est rendu que je n’ai même pas le goût de lire parce que je sais que c’est ce livre que je lis… Il est temps d’arrêter. Je redonnerai une nouvelle chance à Anne Gavalda à son prochain livre.

C’était une critique de film

Quand je suis sortie du cinéma, après avoir vu Ensemble, c’est tout, je savais déjà ce que je voulais écrire : le Frank qui est comme dans ma tête, le Philibert qui est tout le contraire de ce que j’avais imaginé, mais qui convient quand même, Pauline qui a rejoint mon imagination et Camille qui montre Audrey Tautou dans un rôle qui représente enfin la vraie vie… Je voulais parler de la musique, des deux couples qui faisaient plus de bruit qu’une salle pleine… et de tout ça et bien encore…

Mais je ne le ferai pas… Qu’est-ce qui s’est passé entre le centre-ville et mon arrondissement? Seule moi le sais, mais je veux rester sur mon nuage…

Je l’aimais – Anna Gavalda

Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d’Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d’accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n’en a pas été capable. Tout au long d’une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

Entre deux livres obligatoires, je me suis laissée tenter de lire autre chose. Je sais, j’avais dit que je ne lirais rien d’autre, mais comme je dois de toute façon attendre après mes réservations, pourquoi rester sans lire? (Impossible de toute manière.)

J’ai donc décidé de continuer avec Anna Gavalda et de lire son premier roman. C’est difficile de dire si j’ai aimé ou pas. En fait, c’est très intérieur comme livre. Pas d’actions, pas de rebondissements, qu’un long dialogue. Malgré tout, j’ai trouvé ça intéressant, cette façon de montrer les deux côtés de la médaille pour une situation. Ce qui m’a déçue par contre, c’est la fin qui laisse place à l’imagination pour la suite. La conversation entre les deux protagonistes se termine comme une conversation entre deux personnes, sans projection pour l’avenir, sachant qu’ils se reparleront plus tard. Mais moi, je ne serai pas là plus tard et je ne m’y attendais pas. Ça fait réfléchir, mais je préfère tout de même Ensemble, c’est tout. J’ai hâte à vendredi pour le film!

Ensemble, c’est tout – Anna Gavalda

Quoi dire… Ça donne le gout de vivre ce livre… L’histoire n’est pas pleine de rebondissements, c’est l’histoire d’une vie, c’est tout. La vie de quatre personnes très différentes. Je n’ai pu m’empêcher de le lire à toute vitesse, de le dévorer. Non pas par impatience de savoir la fin, mais juste pour rester un peu plus avec ces quatre personnages. Leur vie n’est pas facile, mais c’est justement parce que c’est comme ça, que c’est fascinant à lire… On est loin des personnages parfaits, à la vie parfaite à qui tout arrive… Ou au contraire, des personnages foncièrement méchants qui récoltent ce qu’ils sèment…

Je ne suis pas très cohérente, mais je suis sous le charme. Juste pour une fois, avoir l’impression que Camille, Franck, Philibert et Paulette pourraient être mes voisins de palier, car leur histoire, bien qu’extraordinaire, n’est pas bien différente de celle des gens qui nous entourent…

J’ai envie de lire d’autres livres de cette auteure… Mais ça ne sera pas avant un bout. C’était mon dernier livre non académique de l’été. Je dois lire huit livres sur la communication pour un de mes cours; non seulement les lire, mais faire des fiches de lecture, des fiches signalétiques, des résumés et un travail final qui entrecroisera les idées des différents auteurs. Ça s’annonce intéressant, mais ma pile à lire ne fera qu’allonger pendant ce moment!

Edit : Le film tiré du livre sort en salle au Québec le 15 juin, je vais sûrement aller le voir! Surtout que, selon la bande-annonce, ça semble très près du livre!