Gin tonic et concombre – Rafaële Germain

gintonicÀ trente-deux ans, Marine Vandale attend encore le grand amour. Celui qui décoiffe, qui jette par terre, qui fait peur et qui rend fou. « C’est pas en passant tout son temps avec trois gars que tu vas le trouver, en tout cas! » lui répète sa mère. C’est que Marine, son ex Laurent, son coloc Jeff et leur meilleur ami Julien sont inséparables. Ensemble, ils tâchent de naviguer dans les eaux troubles de la trentaine, de devenir de vrais adultes et d’apprivoiser l’amour.

Mais ce qui semblait un jeu d’enfants autrefois l’est de moins en moins, et les gaffes d’aujourd’hui n’ont plus la légèreté de celles de leurs vingt ans. Pourtant, ils continuent d’espérer, chacun à sa manière. Et de rencontre en rencontre, d’homme en homme, au travers de mille situations qu’elle décrit comme étant du « véritable théâtre d’été », Marine persiste à croire qu’un jour elle prouvera à sa mère que contre l’amour on ne peut rien faire.

Je n’avais pas été totalement convaincue par Soutien-gorge rose et veston noir, mais j’avais quand même décidé de donner une chance au deuxième livre de cette auteure. Erreur. C’est encore pire que le premier. Il ne se passe rien! Les personnages passent leur temps à se raconter ce qu’ils ont fait plutôt qu’à le vivre. De plus, comme dans le premier livre, le langage des personnages m’a dérangée. Je sais qu’on veut se rapprocher de l’oralité, mais est-ce nécessaire d’en mettre autant? Une chick-litt à éviter à mon avis…

Soutien-gorge rose et veston noir – Rafaële Germain

La première clause du Manifeste du célibat était pourtant claire : «Être et demeurer célibataire». Voilà le but que s’étaient donné Chloé, Antoine et Juliette, trois amis qui ne croyaient pas en l’amour. Ils y seraient peut-être arrivés si Chloé n’avait pas décidé, un jour, de partir à la recherche du grand amour. Celui dont elle rêvait petite en demandant à sa mère si elle allait le trouver. Cette dernière lui répondait alors : «Qué sera, sera»… Et c’est ce que Chloé découvrira, à travers ses joies et ses peines, ses difficultés et ses surprises : les voies de l’amour sont impénétrables.
Bon, on s’entend tout de suite pour dire que ce n’est pas de la grande littérature. Un roman de fille 100 % rose bonbon. Par contre, une fois de temps en temps, ça fait du bien, mais pas nécessairement celui-là. Le début est lourd, long, et le langage utilisé par les personnages, qu’on veut montrer plus québécois qu’un pur laine, finit par taper sur les nerfs. Peut-être que je ne lis pas assez de romans québécois, et c’est pour ça que de lire les personnages sacrer aux deux phrases me dérange. Pourtant, plus on avance dans le livre, plus le langage s’améliore. Outre ça, après une quarantaine de pages, on voit venir le dénouement de l’histoire, comme le nez dans le visage. C’est tellement gros que s’en est risible. Il y a quelques bonnes blagues et des références culturelles qui sont drôles à lire, mais ça se gâche vers la fin quand on termine le tout en hâte et dans la guimauve la plus totale. Être méchante, je dirais que c’est du Helen Fielding ou du Sophie Kinsella de débutante. J’ignore si j’aurai envie de lire le prochain livre de cette auteur qui sort en mars…

Livre lu pour le défi Le nom de la rose.