La vallée des chevaux – Jean M. Auel

Passé la surprise et l’émerveillement suscités par Ayla, la jeune étrangère aux cheveux blonds qu’ils ont recueillie, les hommes du « clan de l’ours » ont pris peur de ses dons extraordinaires. Parce qu’elle prétend chasser comme les hommes, parce qu’elle sait rire et pleurer, éprouve des sentiments inconnus d’eux, parce qu’elle voudrait garder son enfant pour elle seule enfin, Ayla sera maudite et exilée. « Pars à la recherche de ton peuple, lui a dit Iza la guérisseuse. Va vers le nord, retrouve ton clan et un compagnon. » Un long voyage solitaire commence, au bout duquel Ayla rencontre deux jeunes gens insouciants et aventureux. L’un d’eux est Jondalar. Comme elle, il est blond et ses yeux sont bleus.

Bien que ce soit avec ce tome que j’ai découvert, par hasard, cette série, c’est l’un de ceux que j’aime le moins. Enfin, surtout le bout où Ayla est seule dans la vallée et ou il y a beaucoup d’introspection et de retour sur les événements du premier tome. En parallèle, on suit l’histoire de Jondalar et de son frère Thonolan, qui entreprennent le Grand voyage. Avant que les histoires d’Ayla et de Jondalar se recoupent, il faudra passer à travers les deux tiers du livre et c’est vraiment là que l’histoire intéressante commence. Même si Ayla apprend un peu trop rapidement la langue que Jondalair, c’est surtout parfois agaçant de voir à quel point Ayla et Jondalar font la majorité des grandes découvertes de l’Histoire. Bien que ces découvertes soient au service du roman et aident à comprendre l’évolution de ce peuple, l’histoire aurait gagné en crédibilité si ce n’était pas les mêmes personnes qui auraient découvert comment faire du feu rapidement, domestiquer un loup et l’arc à flèches, par exemple.

Tome 1 – Le Clan de l’ours des cavernes

Le Clan de l’ours des cavernes – Jean M. Auel

Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer. Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connaît l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie.

En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et sort des griffes d’un lion pour se réfugier auprès d’un clan étranger. On l’adopte. Très vite, les gestes et les paroles d’Ayla suscitent l’étonnement et l’inquiétude.

Même si c’est le deuxième livre que j’ai lu en premier au secondaire, c’est vraiment avec Le Clan de l’ours des cavernes que j’ai été charmée. Ayla est touchante et on comprend tout de suite Iza d’avoir voulu l’adopter, malgré sa différence et sa « laideur ». On sent derrière l’écriture une grande recherche de l’auteure et ce n’est jamais gratuitement qu’elle donne des détails et de l’information sur ce que les archéologues et les anthropologues croient que la vie était à l’époque. Bien sûr, on se rend compte que certaines parties doivent sortir de son imagination, parce que j’ai dû mal à croire que les hommes de l’époque documentaient la façon dont ils croyaient que se faisaient les enfants, par exemple. Ce livre marque le début d’une très belle série qui passionnera tous ceux qui, comme moi, adorent l’Histoire.