Stupeur et tremblements – Amélie Nothomb

stupeurMonsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito, qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était ma supérieure. Et moi, je n’étais la supérieure de personne. On pourrait dire les choses autrement. J’étais aux ordres de mademoiselle Mori, qui était aux ordres de monsieur Saito, et ainsi de suite, avec cette précision que les ordres pouvaient, en aval, sauter les échelons hiérarchiques. Donc, dans la compagnie Yumimoto, j’étais aux ordres de tout le monde.

Encore un exemple de livre que j’ai lu après avoir vu le film. Je dois dire que c’est un livre très visuel. Même si je n’avais pas vu le film, je crois que j’aurais été facilement capable de voir les événements dans ma tête. Il ne se passe pas quand chose en fait, mais c’est ce qui rend cette histoire fascinante. L’entêtement d’Amélie à  rester au service de Yumimoto malgré toutes les humiliations à quelque chose de malsain. On comprend l’impact qu’ont les différences culturelles sur les relations internationales. C’est sûr, c’est caricatural, mais ça illustre bien comment un geste peut être interprété de différentes façons. C’est le premier livre d’Amélie Nothomb que je lisais. Je ne sais pas s’ils sont tous ainsi, mais j’ai vraiment aimé son écriture et je suis ouverte à découvrir ses autres romans.