Drôle de mariage – Madeleine Wickham

À dix-huit ans, lors d’un été à Oxford, Milly se lie d’amitié avec Rupert et Allan, un couple gay. Quand Allan, l’Américain, lui demande de contracter un mariage blanc afin de pouvoir rester en Angleterre, Milly n’hésite pas une seconde.

Dix ans plus tard, Milly est sur le point d’épouser Simon Pinacle, un des plus beaux partis d’Angleterre. Tout à son amour pour son bien-aimé, Milly a quelque peu occulté son premier mariage. Or le photographe engagé pour l’occasion va prendre un malin plaisir à lui rappeler sa folle jeunesse.

Et voici qu’à la veille de ses noces Milly se voit dans l’obligation d’avouer à son fiancé qu’elle est déjà mariée… à un autre! Une situation pour le moins délicate…

Encore une fois, je me suis ennuyée des histoires de Becky, l’accro du shopping. On reconnaît un peu plus le style de Sophie Kinsella dans ce livre que dans son premier, Un week-end entre amis, mais ce n’est pas tout à fait ça encore. On s’attache moins facilement à Milly, comment croire qu’on peut avoir oublié d’être déjà marié? Et voir qu’un jeune qui était là 18 ans auparavant se souvient qu’il a croisé cette femme une seule fois, avec une tout autre apparence, en train de se marier? Peut-être que je n’étais pas dans l’état d’esprit qu’il fallait pour m’abandonner dans ce livre rose bonbon, mais je n’ai pas cru à l’histoire et elle ne m’a pas fait « rêver »… Ce qui est à la base de la chick-lit, non?

Un week-end entre amis – Madeleine Wickham

un week-end entre amisQuoi de plus sympathique qu’un week-end à la campagne avec des amis perdus de vue pour évoquer le bon vieux temps ? C’est ainsi que les anciens de Seymour Road se retrouvent dans la superbe maison de Patrick et Caroline. Au menu : tennis, cocktails et fonds d’investissement. Sur la pelouse, chacun sort son plus beau jeu : bronzage satiné, un revers lifté, une enfant surdouée, un projet d’hôtel… Mais les choses vont rapidement tourner au vinaigre. Malgré la joie affichée, les années ont écorché la belle complicité d’autrefois. Pire, cette plongée dans le passé va obliger chacun à comparer sa situation à celle des autres et à ses rêves de jeunesse. Au programme : jeu, set et baffes!

Comme plusieurs sans doute, j’ai connu Madeleine Wickham avec ses livres de la série Accro du shopping, sous le pseudonyme de Sophie Kinsella. D’ailleurs, je me suis ennuyée du style des aventures de Becky. Ça paraît assez rapidement que c’est le premier roman de l’auteure. L’histoire est plutôt linéaire, on voit venir la plupart des actions plusieurs pages à l’avance et la fin est plus que prévisible. Il y a quelques situations rigolotes, mais sans plus, et le début est long à démarrer. Je crois que je vais me concentrer sur les livres que cette auteur a écrit sous Sophie Kinsella, ils m’ont davantage plu jusqu’à maintenant.

L’accro du shopping attend un bébé – Sophie Kinsella

Becky est aux anges! Dans quelques mois, elle donnera naissance au plus adorable, au plusmagnifique, au plus looké des bébés. D’ici là, elle s’évertue à mettre en pratique sa toute nouvelle théorie : le shopping soignerait les nausées matinales. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si notre accro ne s’était pas mise en tête d’être suivie par l’accoucheuse des stars, la sublime Venetia Carter… qui n’est autre que l’ex-petite amie de son mari, Luke! Et qui semble bien décidée à le redevenir… Entre les deux femmes, la guerre est déclarée. La pauvre Becky survivra-t-elle aux humiliations de la vénéneuse Venetia? Quand la situation semble désespérée, notre fashionista a plus d’un tour dans ses sacs!

Curieusement, je pensais que ça prendrait du temps avant que je réussisse à mettre la main dessus à la bibliothèque, mais après seulement une semaine, c’était mon tour de l’avoir. Probablement aussi parce que ce genre de livre se lit rapidement. Sans être déçue, je commence à sentir que l’auteure a fait le tour du jardin avec Becky. Bien sûr, on a droit à quelques situations drôles, mais ça sent de plus en plus le réchauffé. Bon, je ne me suis quand même pas ennuyée, la preuve, je l’ai terminé en moins d’une journée. J’espère seulement que c’est la fin de la série et que l’auteure changera de sauce, à la place de l’étirer pour une sixième fois.

Samantha, bonne à rien faire – Sophie Kinsella

Pas de soirées, pas de week-ends, pas de vacances, pas d’amoureux : Samantha, la trentaine, ne vit que pour son boulot d’avocate d’affaires, et pour l’importante promotion dont elle devrait bientôt bénéficier. Hélas! Elle commet une grosse boulette. En une journée, elle fait perdre à son meilleur client plus de cinquante millions de livres. Désespérée, elle prend le premier train pour la campagne et, sur un malentendu, se fait embaucher comme gouvernante chez un couple de charmants excentriques. Micro-ondes, fer à repasser, aspirateur, Samantha va découvrir un monde inconnu peuplé d’objets étranges. Et comprendre qu’on peut avoir 168 de Q.I. et ne pas savoir mettre en route une machine à laver. Mais, surtout, Samantha va réaliser, entre deux tournées de lessive, que le bonheur est peut-être dans le pré…

Je crois que c’est mon préféré de Sophie Kinsella jusqu’à maintenant. À mes yeux, ça bat même Becky, bien que les aventures de celle-ci soient très drôles aussi. C’est peut-être parce que je me sens plus près de la fille qui travaille trop et qui oublie de vivre, comme Samantha, que de celle qui dépense sans compter en espérant que les comptes vont se payer seuls, mais je me suis attachée beaucoup plus rapidement à Samantha. Les sections du livre où elle apprend le métier de bonne sont vraiment très drôles et on peut facilement se l’imaginer. Bon, comme tous les livres du genre, on voit venir la fin dès le début, mais ça fait partie du plaisir. Je me sens dans une période de lectures plus légères. D’ailleurs, j’ai dû abandonner la lecture de Les bourgeois de Minerve, parce que j’étais incapable d’embarquer dans l’histoire et de suivre tous les récits parallèles. Je vais sans doute réessayer plus tard, parce que l’histoire m’intéressait.

Confessions d’une accro du shopping – Sophie Kinsella

Votre job vous ennuie à mourir? Vos amours laissent à désirer? Rien de tel qu’un peu de shopping pour se remonter le moral… C’est en tout cas la devise de Becky Bloomwood, une jolie Londonienne de vingt-cinq ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble tout simplement magique! Chaussures, accessoires, maquillage ou fringues sublimes… rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Un comble, pour une journaliste financière qui conseille ses lecteurs en matière de budget! Jusqu’au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, un jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée, il est vrai, par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes… Mais pourra-t-elle résister longtemps au vertige de l’achat et à l’appel vibrant des soldes?

On s’entend, c’est de la lecture légère. Ça se lit rapidement, sans réfléchir, et parfois ça fait du bien. J’aime bien ce genre de lecture au milieu des autres. À quelques moments, on voit un style semblable à celui de Helen Fielding dans Le journal de Bridget Jones ou de Lauren Weisberger dans Le diable s’habille en Prada. Bizarrement, ça fait tout de même réfléchir sur les habitudes de consommation. Bien sûr, ce n’est pas la principale raison pour lire ce livre, mais c’est un effet «secondaire» tout de même. J’ai bien l’intention de lire les autres livres de cette auteure si j’en ai l’occasion, ça passe bien un samedi pluvieux.