Le voleur d’ombres – Marc Levy

« — Maintenant, assieds-toi, il faut que l’on parle, a dit l’ombre. Je me suis assis en tailleur sur le sol. – Tu as un pouvoir très rare, il faut que tu acceptes de t’en servir, même s’il te fait peur. – Pour quoi faire? – Trouve pour ceux dont tu dérobes l’ombre cette petite lumière qui éclairera leur vie, un morceau de leur mémoire cachée, c’est tout ce que nous te demandons. – Nous? – Nous, les ombres, souffla celle à qui je m’adressais. J’ai souri, je comprenais très bien de quoi elle parlait. » Et si l’enfant que vous étiez rencontrait l’adulte que vous êtes devenu…

La prémisse est intéressante. Un petit garçon qui vole les ombres des autres et qui doit changer la vie des personnes qu’il vole. Par contre, j’aurais préféré qu’elle soit davantage poussée. On dirait que l’auteur n’a pas su comment exploiter cette idée. Le début est très intéressant, mais quand le personnage principal vieillit, l’idée de départ est pratiquement mise de côté pour partir dans une autre direction. Pourtant, le livre s’appelle bien le voleur d’ombres, non? Bref, une belle histoire, mais j’aurais préféré que l’auteur s’attarde plus au mystérieux pouvoir de cet enfant, pouvoir qu’il n’utilise pas si souvent finalement. Même l’extrait qui sert de résumé derrière le livre est trompeur sur le contenu du roman à mon avis. Une petite déception pour une idée mal exploitée.

Les enfants de la liberté – Marc Levy

«Jeannot, tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l’amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l’emprisonner, qu’elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j’ai dans la bouche et sur les mains.»

Avec ce livre, on est loin des histoires fleur bleue et d’amourette des six premiers de Marc Levy. C’est une histoire forte, tirée d’un fait vécu. La guerre, l’Holocauste, la fuite, ce ne sont pas des prétextes pour l’histoire, ce sont l’histoire. Marc Levy sort enfin de sa recette de succès toute faite pour offrir quelque chose de plus profond. On vit avec les personnages, on ressent ce qu’ils ressentent, on a peur pour eux, on a mal avec eux… Le meilleur de Levy jusqu’à maintenant, même si le bond entre la légèreté des premiers livres et la dureté de celui-ci a été difficile à franchir.

J’aime bien ce verbe « résister ». Résister, à ce qui nous emprisonne, aux préjugés, aux jugements hâtifs, à l’envie de juger, à tout ce qui est mauvais en nous et ne demande qu’à s’exprimer, à l’envie d’abandonner, au besoin de se faire plaindre, au besoin de parler de soi au détriment de l’autre, aux modes, aux ambitions malsaines, au désarroi ambiant.

Résister, et… sourire.

Emma Dancourt

Mes amis, mes amours – Marc Lévy

Quand deux pères trentenaires réinventent la vie en s’installant sous un même toit, ils s’imposent deux règles impossibles : pas de baby-sitter et aucune présence féminine dans la maison… Dans le « village français », au cœur de Londres, une histoire d’amitié, des histoires d’amour – les personnages d’une comédie déjantée entre les mains de Marc Levy.

Alors là, j’ai été très déçue. Ce livre me laisse l’impression que Marc Levy veut profiter de sa popularité pendant qu’elle passe et qu’il essaie d’écrire le plus de livres possible dans le plus court laps de temps. L’histoire aurait pu être intéressante, et même originale, mais de la façon dont elle est traitée, ça rend le tout banal et convenu. Marc Levy aurait avantage à prendre plus de temps pour fignoler ses histoires, s’il veut que sa popularité ne soit pas passagère.

Vous revoir – Marc Lévy

Si la vie offrait à Arthur et à Lauren une seconde chance de se revoir, sauraient-ils prendre tous les risques pour la saisir ? Avec cette comédie romantique, Marc Levy retrouve les personnages de son premier roman, Et si c’était vrai…, et nous entraîne dans une nouvelle aventure, faite d’humour et d’imprévus…

« Un matin, il m’a promis de me raconter une histoire incroyable, et il a disparu. »
Lauren.

« Nous avons vécu le début d’une histoire, elle était comme une promesse que la vie n’a pas tenue; moi je tiens toujours mes promesses. »
Arthur.


J’attendais cette suite, car la fin du premier livre m’avait un peu laissée sur ma faim… et sur ma frustration. Par contre, je dois dire que Marc Lévy ne se réinvente pas avec cette suite (mais veut-on vraiment qu’il se réinvente). En gros, il s’agit des mêmes personnages qui sont confrontés à la situation inverse, où c’est maintenant Lauren qui doit sauver Arthur. Ce n’est pas grave, on ferme les yeux et on plonge avec eux dans la suite et la fin, ou presque, de leurs aventures… Très très rose bonbon comme livre, mais c’est pour ça qu’on le lit, non?

Sept jours pour une éternité – Marc Lévy

Des héros au-delà du réel : Lucas, le golden boy élégant, méprisant, dangereux, pour qui le principal problème est qu’il y a un Dieu sur cette Terre. De l’autre côté de la force, Zofia la (re) belle, membre de la CIA – la Centrale de l’Intelligence des Anges -, use de tous ses charmes et de son autorité pour que le monde des hommes ne soit pas trop un enfer. Faites vos jeux… Vous allez vivre une semaine décisive, le dernier round d’une bataille engagée depuis la nuit des temps entre le bien et le mal. Le terrain des hostilités ? San Francisco. L’enjeu du duel ? La fin, ou le début d’un nouveau monde.

Je crois que c’est mon préféré après Et si c’était vrai…On nage dans le même univers surnaturel et ça se passe très bien. On voit venir la fin… aussitôt qu’on lit le résumé quoi, mais ça n’empêche pas d’être une belle lecture légère pour la fille « fleur bleue » qui sommeille en moi… Bien, elle ne sommeille pas vraiment, elle est très là en fait!