Quand souffle le vent du nord – Daniel Glattauer

Un message anodin peut-il bouleverser votre vie? Leo Leike reçoit par erreur un mail d’une inconnue, Emmi Rothner. Poliment, il le lui signale. Elle s’excuse et, peu à peu, un dialogue s’engage, une relation se noue. Au fil des mails, ils éprouvent l’un pour l’autre un intérêt grandissant. Leo écrit : « Vous êtes comme une deuxième voix en moi qui m’accompagne au quotidien. » Emmi admet : « Quand vous ne m’écrivez pas pendant trois jours, je ressens un manque. » Emmi est mariée, Leo se remet à grand-peine d’un chagrin d’amour. De plus en plus attirées l’un par l’autre, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre…

Une belle découverte que cet auteur. Un roman épistolaire – par courriel – qui commence par une simple erreur de frappe dans une adresse électronique. De fil en aiguille, Emmi et Leo développent une relation purement virtuelle. Ils s’échangent quelques banalités, mais rapidement, ils exposent certaines parties intimes de leur vie. On pourrait croire que ces conversations deviennent rapidement redondantes et banales, mais ce n’est pas le cas et c’est là la force de l’auteur. On s’attache à Emmi et Leo et on espère un rapprochement que eux, semblent vouloir retarder le plus possible afin d’éviter de tout gâcher. La fin m’a laissé un arrière-goût, mais grâce à Jules, je sais maintenant qu’il y a une suite à cette romance par courriel et je suis impatiente de la lire!

jPod – Douglas Coupland

Enfermés dans jPod, un studio de jeux vidéo à Vancouver, Ethan et six codeurs sont torturés par le service marketing et les défis idiots qu’il leur inflige. Un univers amoral et échevelé où la culture de la marijuana, le trafic de clandestins, la danse de salon et l’essor de la Chine font et défont le quotidien dysfonctionnel d’Ethan.

Bizarre. C’est le premier mot qui me vient en tête quand je pense à ce livre. Déjà, j’ai failli abandonner après deux pages. En effet, l’auteur commence avec une dizaine de pages de texte serré, sans paragraphes et sans nécessairement de liens logiques entre les phrases. C’est en feuilletant plus loin et en voyant que ce n’était pas comme ça tout au long, que j’ai persévéré. Il s’agit d’un livre assez disjoncté où la morale n’est pas la même pour tout le monde. On suit avec un malin plaisir les aventures, mésaventures et routines de geeks travaillant sur un jeu qui sera, à coup sûr, un échec total. Entre marijuana, meurtre, fantasme avec Ronald McDonald et vente d’humain sur eBay, on voyage dans un univers très fantasque.

J’ai bien aimé les clins d’œil de l’auteur qui faisait interagir ses personnages avec lui-même au cours de l’histoire, surtout qu’il ne se donne pas nécessairement le beau rôle.

Est-ce que la lecture de ce livre m’a donné le goût de découvrir l’œuvre de Douglas Coupland? Pas tellement. Mais il m’a divertie, et c’est tout ce que je lui demandais.