Scarlett, si possible – Katherine Pancol

scarlettJuillet 68 : trois amies, Bénédicte, Martine et Juliette, quittent leur province natale pour conquérir le monde. Pleines de rêves et d’ambitions, elles découvrent brutalement qu’il n’a rien d’un décor de conte de fées.

Une autre histoire qui commence dans une petite ville, mais qui se transporte rapidement à Paris. Les débuts ont été difficiles entre ce livre et moi. Je m’obstinais à continuer, alors que j’ai maintenant l’habitude d’abandonner rapidement. Je crois que c’est seulement au tiers du livre que j’ai embarqué dans l’histoire et que je me suis mise à vouloir savoir ce qui allait arriver aux trois protagonistes. Sous des airs d’histoire légère et de drames futiles, c’est surtout une histoire de désillusion, autant celles des personnages que la nôtre. Je me suis attachée à ces filles, surtout à Juliette qui est pourtant si loin de moi et que j’aurais parfois voulu secouer comme un prunier. Malgré tout, une semaine après la fin de la lecture, je me rends compte que ce livre n’a pas laissé un souvenir impérissable dans ma mémoire. J’ai déjà du mal à dire qui fait quoi et ce qui se passe, signe que le livre ne m’a pas tellement marquée.

L’enfant qui venait d’un livre – Didier Van Cauwelaert

Louise, hôtesse d’accueil dans un salon du livre, est abordée par un petit garçon perdu. Quand elle lui demande son nom, il lui montre un manga, Zédérem, dont le héros lui ressemble.

Qui est-il? Un personnage de fiction matérialisé, le fils caché du dessinateur, ou bien un imposteur aux abois, un mythomane qui essaie de se faire adopter par tous les moyens?

Ballottée de mensonges en illusions à travers des dangers bien réels, Louise s’efforce de découvrir le secret de cet enfant inconnu. Quelle vérité fuit-il dans l’imaginaire? A-t-il, comme il le prétend, le pouvoir de guérir par la peinture une maladie orpheline?

Le livre est tant qu’objet est intéressant, mais un peu difficile à manipuler, surtout pour qui lit dans les transports en commun, souvent appuyé sur un poteau. L’histoire demeure simple, mais quand on sait qu’elle est inspirée d’un cas vécu, elle prend une tout autre dimension. Bien que ce soit un romanga, je n’ai pas vu la plus value d’ajouter la version manga dont on parle dans le roman. Je trouvais que le roman en soi l’illustrait très bien sans qu’on soit obligé d’avoir l’objet entre les mains. Une belle initiative de l’auteur qui se traduit par des fonds amassés pour le traitement de la dystonie musculaire déformante, une malade du cerveau chez les enfants. Une belle idée pour ramasser des fonds.

L’attrape-livres ou la vie très privée d’une maison d’édition – François Rivière

 « Une maison d’édition a une vie propre, comme un être : elle a un visage; elle connaît des maladies, des crises de croissance, des déceptions, des joies. » Robert Laffont.

Une bande dessinée. C’est rare, mais avouez que le titre est tentant, surtout quand on adore les livres. Un livre prit sur un coup de tête, au hasard, sur une étagère. Donc, je ne connaissais donc pas la trame de l’histoire. Finalement, il s’agit de l’histoire de la création des Éditions Robert Laffont. Bien que très intéressante, j’ai rapidement décroché puisque j’avais l’impression de lire toujours la même chose : création de telle collection, publication de tel, tel et tel livre, etc. Je l’ai quand même terminé, mais je crois que cette histoire aurait mérité un livre en soi, et non pas une bande dessinée qui ne rend pas tout à fait justice à l’œuvre de l’homme.

Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi – Mathias Malzieu

« Sers-toi de ton ombre, lis, rêve, repose-toi, amuse-toi, même si ça te paraît aussi impossible que le jour où tu as essayé de faire ton premier accord de guitare. Ne cède rien au désespoir! Utilise tes rêves. Et même s’ils sont cassés, recolle-les! Frotte-les à ton ombre magique, tu verras mon gars! Un rêve brisé bien recollé peut devenir encore plus beau et solide. »

 Une ombre magique et quelques livres : c’est ce que Giant Jack prescrit à Mathias sur le parking de l’hôpital pour l’aider à surmonter la perte de sa mère.

Ce personnage haut en couleur, sorti tout droit de ses rêves, va lui insuffler un peu de réconfort et de fantaisie…

Une des recommandations des bibliothécaires de ma nouvelle bibliothèque. Puisque, jusqu’à présent, j’ai été très satisfaite de leurs propositions, je me permets de piger un livre au hasard dans l’étagère des recommandations à chacune de mes visites.

Mathias perd sa mère à 30 ans et il n’était pas prêt. Sort alors de son imagination un géant qui lui permettra de passer à travers son deuil et à l’accepter. Il s’agit du premier roman de Mathias Malzieu qui, semble-t-il, est surtout connu en France pour être le chanteur du groupe Dionysos. Je ne le connaissais pas, mais je vais découvrir avec plaisir ses autres livres. J’ai aimé comment il racontait son histoire et son deuil, et surtout, la poésie de ses phrases. Habituellement, quand l’auteur essaie trop de faire du style avec son texte, je décroche, mais lui, au contraire, m’a facilement embarquée dans son monde.

Une autre très belle lecture!

« Je prends mon assmonifère et j’ouvre le premier livre que m’a donné le géant. Il ressemble à un vieux grimoire, mais format poche. La couverture est aussi épaisse et rugueuse que l’écorce d’un arbre. Je le manipule comme j’aime le faire avec mes livres fétiches. Passer le plat de la main dessus, l’ouvrir, le fermer, le feuilleter en accéléré à l’aide du pouce, m’arrêter au hasard sur une page, lire un passage, goûter les mots comme on trempe le doigt dans une sauce, et renifler l’odeur du papier tout neuf, ou tout vieux, de la colle aussi, entre les pages. » p. 52

La fille de papier – Guillaume Musso

« Trempée jusqu’aux os et totalement nue, elle est apparue sur ma terrasse au beau milieu d’une nuit d’orage.
— D’où sortez-vous?
— Je suis tombée.
— Tombée d’où?
— Tombée de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi! »

Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d’inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans.
Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire.
Impossible? Et pourtant…
Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel…

J’essaie d’écrire la critique du livre, mais tout ce qui me vient en tête c’est un gros n’importe quoi et l’impression d’avoir perdu mon temps. Pendant les premiers deux tiers  du livre, je trouvais que ça n’avançait pas et j’avais du mal à embarquer dans l’univers de l’auteur et de sa fille tombée d’un livre inachevé. Après avoir persévéré, j’ai fini par accrocher et par vouloir savoir comment se terminerait cette histoire abracadabrante. Finalement, j’ai été déçue. Après un enchaînement aussi improbable que ridicule de coïncidence lors de l’échange d’un livre qui finit par faire le tour du monde, l’auteur m’a perdue quand il a détruit en trois pages tout l’univers dans lequel il avait eu tant de mal à me faire entrer. Ce livre est vraiment une déception avec sa fin gnangnan et tordue.

Le voleur d’ombres – Marc Levy

« — Maintenant, assieds-toi, il faut que l’on parle, a dit l’ombre. Je me suis assis en tailleur sur le sol. – Tu as un pouvoir très rare, il faut que tu acceptes de t’en servir, même s’il te fait peur. – Pour quoi faire? – Trouve pour ceux dont tu dérobes l’ombre cette petite lumière qui éclairera leur vie, un morceau de leur mémoire cachée, c’est tout ce que nous te demandons. – Nous? – Nous, les ombres, souffla celle à qui je m’adressais. J’ai souri, je comprenais très bien de quoi elle parlait. » Et si l’enfant que vous étiez rencontrait l’adulte que vous êtes devenu…

La prémisse est intéressante. Un petit garçon qui vole les ombres des autres et qui doit changer la vie des personnes qu’il vole. Par contre, j’aurais préféré qu’elle soit davantage poussée. On dirait que l’auteur n’a pas su comment exploiter cette idée. Le début est très intéressant, mais quand le personnage principal vieillit, l’idée de départ est pratiquement mise de côté pour partir dans une autre direction. Pourtant, le livre s’appelle bien le voleur d’ombres, non? Bref, une belle histoire, mais j’aurais préféré que l’auteur s’attarde plus au mystérieux pouvoir de cet enfant, pouvoir qu’il n’utilise pas si souvent finalement. Même l’extrait qui sert de résumé derrière le livre est trompeur sur le contenu du roman à mon avis. Une petite déception pour une idée mal exploitée.

Le livre qu’il ne faut surtout, surtout, surtout pas lire! – Sophie Laroche

À cause de « L’aventure de tes rêves », plus personne ne joue à la récré. Quelles sont donc les intentions réelles de ce livre capable d’envoûter toute l’école? C’est ce que Max, à qui la lecture donne de l’urticaire, compte bien découvrir. Dans cette aventure haletante pour bons lecteurs, il pourra compter sur des alliés inattendus.

Encore de la littérature jeunesse, mais qui s’adresse à un public légèrement plus jeune. Max déteste lire. Il aime qu’on lui lise des histoires, mais il a l’impression que ce n’est pas aussi intéressant quand c’est lui-même qui lit. C’est pourquoi il est découragé quand tous ses amis sont absorbés par le livre de l’heure : L’aventure de tes rêves. Il n’a même plus personne pour jouer à la récréation puisque tous ses copains préfèrent lire.

Une histoire légèrement tirée par les cheveux, mais qui emballera le public pour lequel il est destiné. On suit Max dans sa quête de découvrir pourquoi ce livre ensorcelle toute la France. Il se découvrira une force intérieure qu’il ne connaissait pas et finira par comprendre que, malgré les différences, les alliés ne sont pas où il pense.

Le carnet de Grauku – Sophie Laroche

Si tout a dérapé, c’est seulement parce que je n’en pouvais plus de voir la photo de mon cul partout… C’est déjà si dur d’avoir à le traîner! Je sais, je sais… Je ne devrais pas utiliser le mot « cul ». Ce n’est pas un mot très « littéraire »…

Mais ce qui suit n’est pas une histoire gentille. Quand une gang de filles vraiment pestes ont photographié mes fesses à la piscine et ont fait circuler la photo de cellulaire en cellulaire, j’ai réagi comme d’habitude : je me suis bourrée de chocolat et je me suis défoulée sur mon blogue. Puis cette fille, « Kilodrame », m’a laissé un message. Elle avait un moyen de me libérer complètement de mes problèmes de poids et de mes obsessions de bouffe. Une idée de carnet…

Oui, j’ai maigri. Oui, j’ai enfin découvert la vie. Mais pas celle que j’imaginais…

Si vous voulez des beaux mots, gentils et propres, il faut choisir un autre livre. Lire le trépidant quotidien de Lisa, la belle Lisa, la mince Lisa. Ou de sa copine Justine, si jolie et si fine. Et me laisser, avec mes kilos en trop et mes bourrelets, en marge de la page. Moi, c’est une histoire de cul que j’ai à raconter. Mais pas celle à laquelle vous vous attendez!

Encore une fois, un livre pour adolescents qui ose parler des vraies choses en utilisant les vrais termes, et surtout, en concluant la situation de façon réaliste, et non pas rose bonbon comme ça arrive trop souvent. Manon fait de l’embonpoint, à quel point, on ne le sait jamais et ce n’est pas réellement important. Un jour, des collègues de classe lui photographient le derrière alors qu’elle se change dans les vestiaires. Non seulement elle découvre que la vie au secondaire est cruelle, mais en plus, elle s’aperçoit qu’elle est beaucoup plus grosse qu’elle le pensait et décide de se mettre au régime. À l’aide de son blogue, et de son surnom, Grauku, elle commence à tester différentes façons de perdre du poids. C’est à ce moment que Kilodrame entre dans sa vie. Cette fille dit vouloir l’encourager dans son processus et lui donne un truc infaillible à son avis : écrire dans un carnet tous les aliments qu’elle ne doit plus manger. Au fil des semaines, et des résultats positifs sur la balance et dans sa vie amoureuse, Manon ajoute de plus en plus d’aliments à son carnet, ce qui ne manque pas d’alerter son entourage. Une histoire à mettre entre toutes les mains d’adolescents, filles ou gars, minces ou enrobés. Une belle découverte.

100 petites expériences de psychologie pour mieux comprendre votre bébé – Serge Ciccotti

Qu’est-ce qu’un bébé? Un plaisir pour deux et une nuisance pour tout le reste du monde? À moins que ce ne soit l’inverse…

Intuitivement, nous savons beaucoup de choses sur les bébés. Mais qu’en est-il réellement? Que savons-nous de ce qu’il perçoit et de ce qu’il sent?

Ce livre retrace 100 expériences effectues en laboratoire ou sur le terrain. Décrites avec humour et clarté, elles permettent de découvrir et de comprendre toutes les compétences des bébés.

J’ai reçu ce livre en cadeau lors de mon shower. Il rassemble les conclusions de plein d’expériences qui ont été faites sur les bébés afin de comprendre comment ils pensent et ce qu’ils comprennent réellement. Même si à quelques reprises, je me suis demandé comment ils pouvaient être certains que leurs interprétations étaient les bonnes, j’ai vraiment trouvé ce livre très intéressant. Une belle idée-cadeau à de futurs parents de votre entourage.

Un fauteuil pneumatique rose au milieu d’une forêt de conifères – Thibault Lang-Willar

Après Chlore, roman de science-fiction paranoïaque, Thibault Lang-Willar s’amuse à disséquer les petites manies de psychopathes récidivistes, de pédophiles obnubilés par la fin du monde, de cannibales écologistes, toute une galerie de portraits décalés, jubilatoires et furieusement rock’n’roll. À la façon d’un « C’est arrivé près de chez vous », il cherche autant que possible l’onirisme dément au sein même de l’ignominie. Sa plume, moderne et percutante, se fait scalpel, fouillant les chairs de la déviance humaine, chaque mot contribuant avec une précision chirurgicale à choquer ou à faire rire aux éclats. Car si les détails scabreux ne nous sont pas épargnés, éclaboussant chaque page d’une aura malsaine, le pathétique de chaque situation ne peut qu’appeler le sourire et, parfois même, la compassion.

Dans ce cas-ci, choisir un livre juste avec le titre, sans lire la quatrième de couverture pour se faire une idée, ce n’était pas l’idéal, surtout enceinte! Outre le fauteuil, il n’y a rien de rose dans ce recueil de nouvelles qui regroupe des histoires de meurtres en série avec moult détails. Je dirais que même un mois après avoir terminé ce livre, j’ai encore un malaise quand je pense à la dernière nouvelle qui se déroule dans un salon de bronzage. J’ai trop d’images qui me viennent en tête. Je ne sais même pas pourquoi je me suis entêtée à le terminer quand j’ai compris de quoi il était question. Je pense que je cherchais un lien, une raison, une explication. Mais je n’en ai pas trouvé…