Le garçon en pyjama rayé – John Boyne

Vous ne trouverez pas ici le résumé de ce livre, car il est important de le découvrir sans savoir de quoi il parle. On dira simplement qu’il s’agit de l’histoire de Bruno que sa curiosité va mener à une rencontre de l’autre côté d’une étrange barrière. Une de ces barrières qui séparent les hommes et qui ne devraient pas exister.

Encore une fois, c’est le titre qui m’a attirée vers ce livre, sans même lire la quatrième de couverture. En plus, j’avais entendu entre les branches de la blogosphère que c’était un très bon livre jeunesse. Je n’ai pas été déçue. Ce livre est criant de vérité, de vérité qu’on ne veut pas toujours entendre. L’histoire se passe pendant la Seconde Guerre mondiale (deux livres de suite sur le sujet et ce n’était pas prémédité). Cette fois-ci, on suit Bruno, un jeune garçon allemand. Il est difficile de parler de ce livre sans en dire trop, mais je dirais que, bien que ce soit un livre jeunesse, il mérite sa cote de 12 ans et plus. Rapidement, je n’ai pu me détacher de cette histoire touchante et qui fut probablement le reflet de l’époque.

Le seul reproche que je ferais à ce livre, c’est de ne pas expliquer les raisons de l’incident. J’aurais ajouté une annexe pour expliquer le contexte historique à la fin, sans entrer dans les détails, mais juste pour que les jeunes puissent comprendre. Même s’il est difficile de comprendre l’incompréhensible.

Un film a été tiré de ce livre, et il est tout aussi touchant.

Le livre des choses perdues – John Connolly

Il était une fois – car c’est ainsi que toutes les histoires devraient débuter – un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère.

Une nuit, persuadé d’entendre sa mère l’appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire.

Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l’Europe, David entame un périple à la recherche d’un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d’autres desseins…

Parfois, choisir un livre juste parce que le titre nous inspire, ce n’est pas une bonne idée. Par contre, avec ce livre, j’ai été agréablement surprise! L’histoire n’était pas celle à laquelle je m’attendais, mais elle m’a rapidement captivée. David se retrouve dans un monde étrange après avoir suivi la voix de sa mère décédée. Dans ce monde, il rencontrera des créatures étonnantes, dont certaines sont connues! D’ailleurs, vous ne verrez plus jamais Blanche-Neige de la même façon! Une belle histoire fantastique sur une trame assez difficile. C’est la Seconde Guerre mondiale et, en plus, David doit vivre avec une réalité qui ne lui plaît pas du tout : une nouvelle belle-mère, un demi-frère, un déménagement… Les choses perdues ne sont peut-être pas celles que l’on croit.

P.-S. I love you – Cecelia Ahern

Quand on trouve l’âme sœur, on croit que le bonheur durera toujours. C’est ce que pensait Holly jusqu’à ce que son Gerry ne meure d’une terrible maladie. À trente ans, Holly se retrouve seule, démunie, sans espoir. Mais Gerry lui réserve une ultime surprise. Il lui a laissé dix lettres qui forment une « liste » de choses à accomplir pour réapprendre à vivre. Par-delà la mort, Gerry lui adresse un message d’amour et de courage : elle doit apprendre à être heureuse sans lui, malgré le lien fort qui les unissait. Holly va affronter sa douleur pour réaliser, entre rires et larmes, que la vie vaut malgré tout la peine d’être vécue. Une comédie romantique, drôle et poignante, qui dépeint la vie telle qu’elle est : belle et triste à la fois.

J’avais trouvé le film bien, mais sans plus. Surtout en grande partie à cause d’Hilary Swank qui ne collait pas du tout, à mon avis, à un rôle de fille en peine d’amour perpétuelle. Par contre, j’ai dévoré le livre. On est face à deux histoires complètement différentes. On voit que beaucoup de libertés ont été prises lorsque le film a été créé. On s’attache beaucoup plus facilement et rapidement à Holly. On sourit, on rit, on est triste avec elle. Le livre se lit d’un trait, sans arrêt. La fin est tout de même imprévisible, dans la mesure que peut l’être la fin d’un roman de ce genre. Ceux, celles, je devrais dire, qui ont aimé le film, devrait adorer le livre, tout comme celles qui ont l’habitude d’aimer ce genre d’histoire, mais que le film a laissées froides.

Le monde de Narnia – C.S. Lewis

Est-ce que j’avais de très hautes attentes quand j’ai commencé le livre? Oui, il faut l’admettre. Tout simplement parce que j’ai adoré le film et que, jusqu’à maintenant, les livres ont toujours été meilleurs que les films qu’on en avait fait. D’ailleurs, c’est pour cette raison que je suis toujours aux prises avec un dilemme, voir le film avant ou après avoir lu le livre? Quand je vois le film après, je suis nécessairement déçue parce qu’il manque des détails, ce qui est normal, mais voir le film avant m’enlève le plaisir de me représenter les personnages…

Dans ce cas-ci, j’avais vu le film avant, puisque le livre, que je ne possédais pas encore, n’était pas encore rendu en haut de ma liste à lire. Pour la première fois de ma vie, et j’espère l’une des dernières, j’ai préféré le film au livre. J’ai l’impression que l’auteur ne savait pas comment terminer son histoire, usant alors d’une entourloupette tirée par les cheveux pour arriver à ses fins.

J’avoue que je ne suis probablement pas dans la « tranche » d’âge visée par le livre. Tant pis, c’était tout de même agréable à lire et il ne me reste plus qu’à attendre le deuxième film cet été, qui sera, je l’espère, à la hauteur du premier. 😉

En attendant, je vais m’attaquer à Kafka sur le rivage de Haruki Murakami.