Battle royale – Koushun Takami

Chaque année, cinquante classes de 3e choisies au hasard parmi l’ensemble des collèges du pays participent au «Programme ». Nom officiel : « Expérimentation militaire du Programme 68 ». L’enjeu est très simple : laisser s’entretuer des élèves jusqu’au dernier survivant. L’objectif : recueillir des données statistiques sur le temps mis par un élève pour exterminer le reste de la classe.

Le survivant de chaque classe (appelé le « champion ») gagne le droit de vivre aux frais de l’État jusqu’à sa mort.

Je trouve difficile de parler de ce livre. J’ai trouvé les ressemblances entre Battle Royale et Hunger Games tellement grandes, que je ne peux m’empêcher de penser que le deuxième est une inspiration du premier. Le contexte est similaire, le but du jeu (être le seul survivant) et même la façon dont les maîtres du jeu ajoutent de l’action sont semblables. Par contre, se contenter de les comparer serait une erreur. Je vais donc me contente de parler du sujet de cet article : Battle royale.

Je ne m’étirai pas sur le sujet, mais pourquoi ne pas avoir traduit battle pour la version française? Ceci étant dit, j’ai eu de la difficulté à embarquer dans l’histoire au début. La raison : les noms et prénoms japonais, sans compter les marques de considération qui s’ajoutaient à ces noms. Je dirais que c’est seulement au 1/3 du livre que j’ai pu vraiment en faire abstraction. Sinon, rapidement, j’ai voulu que Noriko, Shûya et Kawada s’en sortent et ce fût un sentiment ambigu parce que je savais que pour qu’ils réussissent, ils devaient quand même éliminer tous les autres.

Au final, j’ai trouvé que l’histoire et son environnement étaient très bien développés et que ça ajoutait une idée de vraisemblance à l’histoire, ce qui était obligatoire pour qu’on avale une histoire aussi horrible et insensée.

Un cri d’amour au centre du monde – Kyoichi Katayama

Qu’advient-il de l’amour quand l’être aimé disparaît? Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville provinciale du Japon. Leur relation évolue de l’amitié à l’amour lorsqu’ils se retrouvent ensemble au lycée. En classe de première, Aki tombe malade. Atteinte de leucémie, elle sera emportée en quelques semaines. Sakutaro se souvient de leur premier baiser, de leurs rendez-vous amoureux, du pèlerinage en Australie entrepris en sa mémoire. Quel sens donner à sa souffrance? Comment pourrait-il aimer à nouveau? Pour surmonter son deuil et son sentiment de révolte, Sakutaro trouvera appui auprès de son grand-père, qui a traversé une épreuve similaire et l’aidera à reprendre goût à la vie.

Sakutaro et Aki se rencontrent, s’aiment et doivent se séparer. La cause : la maladie qui finit par emporter Aki. Avec les yeux de Sakutaro, on voit les moments marquants de cette rencontre et sa vision du décès de son premier amour. Comment fait-on pour survivre à une perte aussi difficile, surtout quand on a l’impression d’avoir joué avec le destin? Un livre d’introspection très touchant.

Kafka sur le rivage – Haruki Murakami – Fin

Ça fait un bon deux semaines que je l’ai terminé, mais on dirait que je ne savais pas par quel bout l’aborder, mais je voulais en parler. Je dois tout d’abord dire que les aspects qui m’irritaient la dernière fois se sont nettement atténués après que j’en ai parlé. L’histoire est devenue plus « normale » dans son anormalité. Les scènes étaient toujours aussi étranges, mais elles me semblaient plus logiques ou plus au service de l’histoire. Peut-être que c’est moi qui ai fini par m’habituer au style de l’auteur aussi. Je crois que je le recommanderais finalement, mais à quelqu’un qui est prêt à lire quelque chose hors normes. Je ne dirais pas non à un autre livre de cet auteur.

Kafka sur le rivage – Haruki Murakami

Finalement, je n’ai pas pu m’empêcher de le sortir de la boite et de commencer à le lire… Ça doit faire quatre jours que je tourne en rond me demandant ce que je pourrais bien lire alors que j’ai déjà « emboité » tout ce que je n’ai pas déjà lu…

J’ai près de 200 pages de lues et, je ne sais pas, j’ai de la difficulté à embarquer dans l’histoire. Dans le fond, j’embarque dans les deux histoires parallèles qui évoluent séparément, pour le moment du moins, mais il y en a une tellement éclatée et l’autre tellement terre-à-terre, c’est difficile à expliquer. Sans compter que l’auteur semble prendre un malin plaisir à parler de sexe ou d’organes génitaux dans tous les chapitres sans véritables raisons apparentes… Je veux bien qu’on me dise que le personnage principal prend sa douche, mais est-ce nécessaire de spécifier qu’il se récure l’an… m’enfin!

Je vais probablement le terminer, car je veux savoir ce qu’il va arriver et parce que je m’attendais quand même à ce que ça soit éclaté, mais mon enthousiasme vient de descendre d’un cran…

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d’autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.