Ma vie ne sait pas nager – Élaine Turgeon

Une famille comme les autres. Un père, une mère, deux sœurs.

Une famille comme les autres jusqu’à ce que Geneviève s’enlève la vie, la nuit, dans la piscine de son école secondaire. Sa jumelle, Lou-Anne, tente alors de survivre au drame, entre une mère terrassée par la douleur, un père qui essaie tant bien que mal de tenir le coup et une grand-mère qui se réfugie derrière la colère.

L’écriture, les mots et la parole viendront au secours de cette famille en plein naufrage.

Un roman bouleversant, comme l’est la vie quand on a quinze ans, l’avenir devant soi et qu’on décide de mourir.

Avec Ophélie, voici un autre livre que je veux mettre à la disposition de mes futurs adolescents dans la bibliothèque familiale. À travers ses mots, on sent que l’auteure est passée au travers ce qu’elle fait vivre à Geneviève et, par la bande, à sa sœur Lou-Anne. Il est très difficile d’aborder le sujet du suicide dans un livre et Élaine Turgeon le fait avec doigté et sensibilité, sans juger ni faire la morale. Pour avoir eu l’occasion lors d’un précédent emploi d’assister à une rencontre entre des adolescents et l’auteure, je peux dire qu’elle sait leur parler et répondre à des questions pas toujours faciles. Un bijou à avoir en sa possession, et pourquoi pas une lumière au bout d’un tunnel mélancolique? Qui sait…

La massothérapeute – Maia Loinaz

Martine travaille dans un spa du centre-ville où se trame un combat latent entre le clan des esthéticiennes et celui des massothérapeutes. Au moins, il y a son collègue Louis, crudivore passionné qui affectionne le tome trois du best of de la musique tibétaine et les biscuits macrobiotiques, ce qui, selon lui, diffuse une énergie positive et constitue une solution naturelle à tous les maux de l’Univers. Au cours de l’été, alors que Martine accepte de rendre service à une cliente septuagénaire, elle voit son quotidien bouleversé. Les secrets de la vieille femme la transporteront en Espagne et lui ouvriront les portes du mensonge et de l’amour. Obligée de plonger dans l’aventure, Martine aura, pour la première fois, l’occasion de prendre sa vie à bras-le-corps. Délicieux mélange de réflexions d’initiés sur le monde des produits naturels, de quêtes du bien-être et du bonheur. La massothérapeute devrait être prescrit à toutes celles qui ont déjà mis les pieds chez un homéopathe, au bain flottant ou au bar à oxygène et en sont sorties avec plus de questions que de réponses. La Massothérapeute est un roman parfumé à l’huile essentielle avec plus d’effets bienfaisants qu’une désintoxication par les plantes ou un enveloppement d’algues.

Même si je viens à peine de le finir (au moment où j’écris ceci), je ne sais pas quoi dire. Je n’ai rien de vraiment négatif à dire, mais rien de vraiment positif non plus. Je m’attendais à autre chose, sans savoir vraiment à quoi. Je trouve que la quatrième de couverture en met un peu beaucoup, plus que ce qui se passe réellement dans le livre. Bref, rien d’inoubliable.

On veut votre bien et on l’aura – Jacques Nantel avec Ariane Krol

Vous avez déjà constaté avec stupéfaction qu’une nouvelle imprimante coûte moins cher qu’une cartouche d’encre? Vous travaillez dans le commerce de détail et vous vous demandez pourquoi les clients ne dépensent plus comme avant? Vous êtes un spécialiste du marketing et vous pensez néanmoins que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Ce livre est pour vous!

Voici un livre qui m’a attirée de par ma formation. Je n’ai pas étudié en marketing, mais souvent, les communications se rapprochent pas mal. J’ai trouvé très intéressant que ce soit un spécialiste en marketing qui démystifie le tout. Il jette un regard très réaliste sur sa profession et c’est rafraîchissant. Je ne dirais pas que j’ai appris tant que ça en lisant ce livre, mais ça m’a quand même fait réaliser à quel point tout ce qu’on fait a une valeur aux yeux des gens en marketing. Je n’étais pas dupe à ce point là, j’avais réalisé que n’était pas un hasard que les coupons offerts par Métro & moi s’appliquent à des items que j’achetais régulièrement. Je sais bien que quand on me demande mon code postal, c’est pour savoir d’où je viens, mais j’ignorais que ça allait jusqu’à modifier le contenu de la circulaire de mon quartier selon ce que mes voisins et moi achetons. Vraiment un livre très intéressant et qui fait réfléchir sur l’information qu’on donne, et pas toujours volontairement.

S’aimer pour maigrir et non maigrir pour s’aimer – Stéphanie Moranville

L’incroyable parcours d’une femme ayant perdu 150 livres.

Cette méthode est simple et efficace afin de vous motiver à retrouver la confiance et l’estime de soi nécessaires pour effectuer les démarches concluantes vers le but. Le but est celui qui vous donne de la motivation pour le reste de votre vie. Le but est celui qui vous permet de vous surpasser. Celui qui vous donne le coup d’envoi vers vos prochains objectifs.

Découvrez votre but, réalisez-le et plus rien ne vous arrêtera! Pour Stéphanie Moranville, le but était de s’offrir le plus grand cadeau, « la première place », en prenant position sur sa vie et en revenant à la base de tout, soit la confiance et l’estime de soi. Son but, une perte de poids de 150 livres! Que pourrait-il y avoir d’impossible après un tel exploit?

Dans cet ouvrage, vous trouverez son parcours, ses souffrances, ses pensées, ses éléments déclencheurs, ses démarches, ses erreurs ainsi que ses grandes victoires.

Je ne suis pas une adepte des livres de croissance personnelle. Ça ne m’attire pas. Celui-là m’a tellement été conseillé souvent depuis que je suis en processus de perte de poids que j’ai fini par capituler et par lui donner une chance. J’aurais voulu dire que ce livre a été une grande révélation et que ç’a changé ma façon de voir les choses et d’appréhender ma perte de poids, mais ce n’est pas le cas.

Bien sûr, elle a raison sur de nombreux points. On a tendance à se dire victime des autres, alors que c’est à nous de changer les situations qui ne font pas notre bonheur. Elle met beaucoup l’accent sur le fait qu’elle se mettait elle-même en deuxième place auparavant et qu’elle a appris à se mettre au premier plan. Par contre, ça reste son cheminement personnel. Les éléments qui ont déclenché sa prise de conscience sont faciles à comprendre, mais les connaître ne m’aide pas à déclencher quoi que ce soit chez moi. Dans le fond, ça reste théorique. Peut-être ne suis-je pas le public pour ce genre de livre?

Une chose dans son témoignage m’a touchée par contre : le fait qu’elle pensait que lorsqu’elle serait mince, tous ses problèmes seraient moins graves et moins importants. Pour ça, elle a raison. On ne doit pas attendre d’être mince avant d’être heureux. La minceur ne rend sûrement pas heureux au sens profond du terme. Oui, tu peux être heureuse d’entrer dans du 6 ans ou de courir 10 km, mais ça n’apportera pas le bonheur dans ton couple, dans ton travail, dans ta vie… C’est un aspect parmi tant d’autres, un aspect qui prend beaucoup de place quand on est en mode de perte de poids, mais qui reprend une place normale par la suite.

Docteur Proutnik – Élise Gravel

Le célèbre Docteur Proutnik connaît toutes les maladies de la galaxie, des plus bizarres aux plus inouïes. Son arme : le sirop Proutnik, remède miraculeux aux ingrédients top secret (même si on sait qu’il contient peut-être des mouches mortes). Grâce à lui, Docteur Proutnik guérit tout le monde, extraterrestres compris. Mais qui va le soigner s’il tombe malade?

Ne cherchez pas ici une histoire pour vos enfants avec une morale et de beaux sentiments. Oh que non. Le Docteur Proutnik culture les incongruités et a une vision bien à lui de la médecine… et de la santé. Les dessins un peu naïfs et l’histoire remplie de clins d’œil à ce qui fait rire les petits (par exemple, les rots) séduiront le public cible de cette histoire hors du commun.

Courir au bon rythme – Jean-Yves Cloutier et Michel Gauthier

Vous avez envie de retrouver la forme? Après moult hésitations, ça y est! Vous avez résolu de faire de la course à pied. Vous êtes un coureur occasionnel et vous souhaitez faire votre premier demi-marathon? Vous êtes un fervent de la course à pied et vous cherchez un programme d’entraînement à votre mesure? Courir au bon rythme est pour vous.

Les auteurs, un entraîneur et un passionné de course à pied, présentent un programme en 10 niveaux, adapté aux objectifs et aux besoins de chacun. Plus qu’un simple programme d’entraînement, Courir au bon rythme, c’est aussi une nouvelle façon de voir la mise en forme et la pratique de la course à pied. Nul besoin de s’épuiser, il suffit de courir au bon rythme!

Ce que vous trouverez dans ce livre :
— Une philosophie de l’entraînement
— Des outils de planification
— Des programmes d’entraînement pour les coureurs de tous les niveaux

Très intéressant, que ce soit pour le coureur averti ou pour le débutant. Tous les aspects de la course à pied sont abordés : des souliers, aux conditions atmosphériques en passant par l’alimentation et par le programme de course. Le programme de course en soi est un peu compliqué à suivre à mon avis, à moins d’avoir une montre qui te dit exactement à quelle vitesse tu cours. On peut se fier à notre effort, mais c’est moins précis et ça ne semble pas aussi efficace. Je vais suivre les conseils pour la plupart des chapitres, mais pour me mettre à la course, je vais continuer à suivre le programme Ease into 5K. D’ailleurs, il faudrait que je m’y remette si je veux être capable de courir mon 5 km pour mes 30 ans en septembre! C’est un retour à la case départ après ma grossesse, mais il faudrait que je sois plus assidue! Sans doute qu’après le déménagement, ça sera déjà plus facile! Surtout si je laisse la poussette assemblée dans le garage! Je veux le faire le 5 km!

Comment nourrir son enfant – Louise Lambert-Lagacé

Après vingt-cinq ans et 300 000 lecteurs, Comment nourrir son enfant demeure la bible alimentaire des parents d’aujourd’hui! Cette édition remise à jour tient compte des nouveaux aliments pour bébé et des recherches les plus récentes. L’auteur répond clairement aux questions sur l’allaitement maternel, les différents laits pour nourrisson et les problèmes alimentaires courants. Ce livre contient les fameuses recettes de purée maison, toutes les informations concernant l’introduction des aliments solides et une foule de trucs pour favoriser chez votre bébé l’éclosion de saines habitudes alimentaires.

Depuis que j’ai été enceinte, je ne me rappelle plus le nombre de fois qu’on m’a conseillé ce livre. Même mon pédiatre s’y est mis quand on a commencé les solides avec Bébé J. en me disant que c’était la bible, si ce n’est qu’il n’était pas d’accord avec le fait d’attendre à 6 mois, pour le reste, il me le conseillait vraiment. Je l’ai donc acheté. Globalement, c’est vrai qu’il est très intéressant, j’aurais dû le lire avant. Par contre, il y a tellement de sources d’information maintenant, que ce n’aurait probablement pas été une aussi grosse perte que ça de ne pas l’avoir. En fait, son principal avantage est de réunir toute l’information sur l’alimentation en un seul endroit et d’aller plus loin que le sacro-saint Mieux-vivre. Une fois qu’on a passé par-dessus la petite morale que l’allaitement c’est l’eldorado du bébé et que faire manger son bébé avant 6 mois est un sacrilège, c’est un bon guide que je consulte régulièrement. Bon, il manque toutefois un chapitre sur comment intéresser Bébé J. à la viande et aux protéines. Mais ça, j’imagine que c’est trop précis pour un ouvrage de référence ;).

J’ai une amie en congé de maternité – Vanessa Quintal

Un nouveau bébé et le droit de s’y consacrer exclusivement pendant huit, dix ou douze mois. Quelle chance! Ce long congé, on l’attend avec impatience, la tête pleine de rêves et le ventre bien trop lourd pour penser à autre chose. On l’aborde avec un peu d’appréhension aussi, car il va faire de nous des mamans à temps plein… et pour la vie.

Oh que ce livre fait du bien! Déjà, le fait de faire partie d’un groupe de mamans dont le bébé est né le même mois que Bébé J. aide beaucoup, ce livre est rafraîchissant! Tout ce qu’on imaginait d’un congé de maternité, les histoires qu’on se montait pendant notre grossesse, ce qu’on allait faire, et tout. Ce livre remet les choses en perspective. Ça se lit très rapidement, 30 minutes dans mon cas, donc ça vaut la peine de l’emprunter à la bibliothèque. Je le recommande à toutes! Pour moi, juste pour l’extrait suivant, ça a valu la peine et ça m’a fait le plus grand bien!

« Pour ma copine Marie, tout a mal tourné : l’accouchement qu’elle souhaitait en maison de naissance s’est transformé en césarienne d’urgence, l’allaitement fut un chemin de croix interminable, Bébé ne prenait pas de poids et était très difficile. La fatigue, la douleur, la frustration, l’angoisse, tout cela a mis son couple à rude épreuve. […] Mais ce qui lui fit le plus de tort, ce fut de croire qu’elle n’avait pas le droit de ressentir de la déception et de la colère après cette pénible naissance. “Après tout, ton bébé est en santé”, lui répétait-on sans cesse comme une homélie. “Oui, mais moi je suis en petits morceaux”, pensait-elle tout bas. » p. 20

Mon papa ne pleure pas – Andrée Poulin

Xavier trouve bien étrange que son papa ne pleure jamais. Pas de larmes lorsqu’il reçoit une rondelle en plein visage, ni lorsqu’il revient du bureau avec sa nouvelle voiture cabossée. Mais qu’est-ce qui pourrait bien faire pleurer ce papa?

Je ne sais pas quoi penser de ce livre. En fait, je m’attendais à autre chose. Je m’attendais plutôt à ce que le petit garçon arrive à la conclusion que c’est correct de pleurer, même pour un garçon. D’ailleurs, c’est ce qu’il veut : faire pleurer son père pour qu’il ait le droit lui aussi de pleurer. Je trouve que le livre lance un drôle de message, comme si, finalement, c’est vrai qu’un homme, ça ne doit pas pleurer. Bien sûr, à la fin, son père verse des larmes de fierté, mais je ne crois pas que c’était ce genre d’émotions que Xavier recherchait. De belles illustrations de Jean Morin et une belle histoire, mais qui semble envoyer un message ambigu.

Merci à la Masse critique de Babelio et aux éditions de l’Isatis pour ce livre.

La vie comme je l’aime; Chroniques d’hiver – Marcia Pilote

Imaginez un bref instant que vous puissiez parler avec une amie à toute heure du jour et de la nuit. Le nom de cette amie : Marcia. Le sujet de vos conversations : la vie. Le ton de ces échanges : à la fois intime et honnête, souvent teinté d’humour, parfois touchant jusqu’aux larmes, toujours inspirant.

La vie comme je l’aime, c’est la vie conjuguée aux verbes de Marcia, à ses mots, qui tantôt provoquent une prise de conscience ou vous inondent d’une bouffée d’amour envers l’humanité

qui tantôt vous submergent d’une émotion si forte

qu’elle vous donne soudain envie de prendre soin de vous ou encore réveillent en vous le sentiment que la vie est si courte et l’urgence de la vivre au présent.

La vie comme je l’aime, c’est vouloir être touchée drôlement, légèrement, sérieusement, profondément, au cœur même de son âme de fille, de femme, de mère. C’est se sentir comprise, approuvée, réconfortée, enrobée, aimée, habitée. C’est amener toute femme consciente de qui elle est, de ce qu’elle comprend, de ce qu’elle accomplit et transforme, des barrières qu’elle abat, des frontières qu’elle traverse, des embûches dont elle triomphe, à se retrouver dans ce livre, car il est ce que nous sommes toutes. Quand Marcia raconte la vie comme elle l’aime, on ne peut qu’en demander encore et encore. Grâce à son incomparable talent de conteuse et de communicatrice, elle nous permet de revivre avec elle des moments qui ont marqué son existence et qui font d’elle la femme unique qu’elle est, pour notre plus grand plaisir.

J’ai bien apprécié les chroniques contenues dans ce livre, surtout au début, lorsque l’auteur parle de la maternité qu’on attend. J’ai aimé voir la vie à travers les yeux de cette personne qui semble très positive. J’ai été moins rejointe par l’aspect spirituel, mais cela ne m’a pas empêchée de passer à travers toutes les chroniques. Par contre, c’est probablement cet aspect qui ne m’incitera pas à me précipiter sur les chroniques des autres saisons. Une belle lecture en somme.