Le voyage du couronnement – Michel Marc Bouchard

En juin 1953, l’élite canadienne-française s’embarque sur l’Empress of France pour aller assister au couronnement de la reine Élizabeth II. À bord du transatlantique, le caïd des caïds, délateur menacé de mort, fuit Montréal avec ses deux fils; il devra sacrifier l’un d’eux en échange d’un sauf-conduit.

Je l’ai relu dernièrement. Je crois que c’est l’une des rares pièces de théâtre que j’aie lue, à part Zone de Marcel Dubé. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai du mal à lire une pièce, je préfère la voir. J’imagine que c’est normal, car son but est tout de même d’être représentée sur scène, mais j’aurais pensé pouvoir en lire et l’apprécier. Par contre, j’ai bien aimé l’histoire générale de Le voyage du couronnement. J’arrivais facilement à me représenter les personnages. Ce qui m’a donné envie de voir cette pièce sur scène d’ailleurs. Je dois dire qu’une lecture « libre » permet de mieux apprécier l’œuvre que la lecture obligée que j’en avais fait au Cégep.

Un petit pas pour l’homme – Stéphane Dompierre

En laissant sa copine, Daniel pensait se libérer de ses tourments et accéder à un monde sans angoisses, peuplé de jolies filles se disputant sa présence. Cette vie de rêve qu’on imagine être celle des célibataires. Il se retrouve plutôt dans un appartement sans meubles, à regarder la vie passer à travers le hublot qui lui sert de fenêtre. C’est petit, c’est moche, mais « au moins c’est sur le Plateau Mont-Royal », alors tout devrait bien aller. C’est alors que la dégringolade commence. Insomnies, remises en question, buanderies, cafés tièdes, spectacle de danse contemporaine, aucun supplice ne lui sera épargné.


À 20 ans, pour Daniel, il n’y avait rien de plus cool que d’être gérant d’une boutique de disques. À 30 ans, c’est autre chose. Sans fric, sans amour, sans projet, Daniel a la désagréable impression de ne pas être adulte, assis sur son banc derrière la caisse enregistreuse à regarder dans le vide. Pour remédier à la situation, il décide d’agir de la façon qu’il connaît le mieux : courir très vite dans tous les sens, sans réfléchir.

C’est intéressant de voir le point de vu d’un homme sur certaines situations. Et le fait que ça soit écrit par un homme justement, ça ajoute à cet intérêt. Probablement parce qu’on sort enfin des clichés et des préjugés véhiculés généralement. On ne réinvente pas le style, mais c’est rafraîchissant de le voir d’une autre façon!

Pour rallumer les étoiles – Dominique Demers

Depuis qu’elle a donné son fils en adoption il y a maintenant seize ans, Marie-Lune ressent toujours la même brûlure : elle ne sait pas ce qu’il est devenu et ce vide la consume. Car ce garçon qu’elle n’a pas vu grandir, elle est persuadée qu’il a besoin d’elle. Maintenant. Comme elle-même a besoin de lui. Désespérément.

Malgré la peur de faire fausse route, de blesser Jean, son grand amour, et malgré la crainte du rejet, Marie-Lune désire ardemment retrouver cet enfant. Pour en finir avec les regrets et les non-dits, pour aller de l’avant, pour tourner la page… pour rallumer les étoiles.

La série Marie-Tempête a vraiment occupé mon enfance et mon adolescence. Je ne pourrais dire le nombre de fois que j’ai lu ce livre (la version incluant tous les livres), ainsi que Maïna d’ailleurs. Quand j’ai su qu’une suite s’en venait, j’étais très emballée, et à la fois inquiète. J’avais peur de ne plus retrouver ce qui m’avait tant charmée dans les premiers livres. Pourtant, je l’ai adoré tout de même. Il n’est pas aussi fort que les autres pour moi, mais c’est sans doute parce que Marie-Lune n’est plus une adolescente, et moi non plus. Par contre, j’ai aimé voir ce qui lui arrivait après tout ce temps. Rares sont les livres qui ne m’ont pas donné envie de savoir ce qu’il se passait « après ». J’ai été comblée par Pour rallumer les étoiles. En espérant que Maïna ait elle aussi, sa suite.