Mon doudou divin – Katarina Mazetti

Pigiste pour la presse féminine, Wera a épuisé tous les sujets… ainsi que son compte en banque. À la caisse d’un supermarché, elle tombe sur une petite annonce proposant un stage en spiritualité. Un sujet en or! C’est parti pour trois semaines d’immersion à La Béatitude, en compagnie d’un apprenti gourou, d’une « petite mère », et de quatre autres volontaires pour réinventer Dieu : un médecin radié, un musulman iranien, une femme invisible, et Madeleine qui porte en permanence son sac à dos comme un fardeau. Ressortiront-ils adeptes d’une nouvelle religion ou délestés de leurs préjugés? Car tous, même Wera et son pseudo-cynisme, sont en quête de sacré. N’avons-nous pas tous besoin d’un doudou divin à dorloter?

Mon commentaire risque d’être court puisque j’avais déjà élaboré ma critique, mais elle a disparu dans le plantage du blogue et j’étais déjà passée à autre chose. C’est peut-être également le signe que ce livre ne m’a pas marquée tant que ça.

C’est le deuxième livre que je lis de cette auteure et ce n’est toujours pas le livre que j’ai sur ma liste à lire, soit Le mec de la tombe d’à côté. Il s’agit encore une fois d’une suggestion des bibliothécaires. J’ai quand même apprécié ma lecture qui m’a fait réfléchir à de nombreuses reprises sur la place du divin, ou de Dieu, dans les vies des gens. Les séminaires présentés par les différents protagonistes m’ont également touchée à différents niveaux. Par contre, j’ai eu l’impression que l’auteure hésitait entre écrire un livre sérieux et une comédie. C’est difficile à définir, mais ça m’a accrochée à quelque reprise. Le sujet est intéressant. J’ai trouvé la fin un peu ésotérique, mais c’est de bon ton avec ce livre un peu particulier. J’ai encore le goût de découvrir davantage cette auteure.

L’enfant du cirque – Camillia Lagerqvist

En 1917, Ellen croit qu’elle a été vendue par sa mère au Cirque Formidable de Mme Zénitha, qui veut en faire une étoile de la corde raide. En fait, sa mère a placé l’argent sur un livret d’épargne en attendant le jour où elle pourra reprendre sa fille. Elle lui écrit régulièrement des lettres pleines d’amour qu’Ellen ne reçoit pas, car Mme Zénitha les lui dérobe.

Ellen a été confiée à un cirque à l’âge de 6 ans alors que sa mère ne pouvait plus subvenir à ses besoins. Au fil des années, elle apprivoise graduellement ceux qui deviennent sa nouvelle famille. Non sans douleur, elle devient une acrobate et une funambule respectée dans le milieu du cirque. Cette expérience lui apprendra de précieuses leçons sur la nature des gens et à suivre son destin.

Ellen est attachante et, bien qu’on comprenne les motivations de sa mère, ce qu’elle ne peut pas puisqu’elle n’a pas toute l’information, on ne peut s’empêcher de trouver dommage qu’une si petite fille doive faire face si jeune au monde parfois cruel du cirque et des saltimbanques. Une belle histoire où on voit que la force de caractère peut aider dans bien des situations, même les plus difficiles.

Probablement ma critique la moins constructive à vie ;). On dirait que je ne savais vraiment pas quoi dire!

Une personne à part entière – Gunilla Gerland

C’est l’histoire d’une petite Suédoise qui ne savait pas ce qu’elle avait, pourquoi elle était si différente, qui aurait voulu être « quelqu’un » et qui avait fini par s’apercevoir après diverses expériences plus ou moins heureuses qu’elle était atteinte d’autisme dit « de haut niveau » par les spécialistes.

De quoi s’agit-il? L’autisme, tout le monde en parle sans toujours savoir exactement de quoi il retourne même depuis qu’un médecin autrichien Hans Asperger (1906–1980) en a établi le syndrome.

On le saura en lisant cette saga autobiographique parfois déroutante parfois divertissante, mais tragique aussi de Gunilla Gerland.

On reste dans le même thème avec un autre livre qui fait vivre l’autisme de l’intérieur. Cette fois-ci, on suit une seule personne, Gunilla, qui est atteinte d’autisme, mais dont son diagnostic n’aura lieu qu’à 29 ans. Pendant tout ce temps, elle se croit anormale et finit par croire ce que son entourage lui répète sans cesse : elle n’est qu’une paresseuse capricieuse. On comprend les raisons de certaines de ses obsessions et de l’hypersensibilité de ses sens. Une lecture parfois difficile, mais toujours intéressante. L’histoire d’une jeune fille née avec une différence que personne ne voit et, de surcroît, dans un milieu difficile. Du point de vue plus technique, la traduction est parfois laborieuse et j’ai souvent été dérangée par les doubles et même triples espaces entre les mots. Déformation professionnelle…

Entre Dieu et moi, c’est fini – Katarina Mazetti

Linnea a seize ans, plein de complexes, et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia. Sa meilleure amie, son amie pour la vie. Enfin, pour cent vingt jours, « sans compter les week-ends », Linnea a fait le calcul une fois. Maintenant que Pia est morte.

Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui a une liaison tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie « croire en Dieu »? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré.

Seulement, voilà, Pia s’est jetée sous un train. Alors, Linnea se souvient, puisque comme dit son excentrique grand-mère, « pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir ».

Un livre et une écriture simples, mais combien touchants. En fait, Linnea est touchante, touchante de vérité. Son histoire n’est pas facile : sa meilleure amie vient juste de se suicider. On n’en parle pas beaucoup, on effleure à peine le sujet, mais c’est assez pour nous faire comprendre tous les bouleversements que cela provoque chez Linnea. Sans être centré ce drame, le livre évoque la vie trouble que peut être celle d’une adolescente. Une adolescente différente, mais également comme toutes les autres : elle n’a rien de plus, rien de moins, avec tous les questionnements que cela apporte.

Il s’agit du premier livre d’une trilogie, je poursuivrai la découverte de l’univers de Linnea avec plaisir, en espérant que l’auteure ait été plus douce envers son héroïne.

La reine dans le palais des courants d’air – Stieg Larsson

millenium3Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s’ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d’une série rapidement devenue culte. Le lecteur du deuxième tome l’espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n’est pas morte. Ce n’est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l’hôpital, dans l’incapacité physique de bouger et d’agir.

Coincée, elle l’est d’autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu’elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu’elle… Il n’existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l’ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent. Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael Blomkvist, qui, d’une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d’autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d’État qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l’aide d’Armanskij, reste à savoir s’il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d’une publication concurrente.

Enfin, c’est terminé! Pas parce que ce n’était pas intéressant, au contraire, mais j’avais hâte d’arriver à la fin et de savoir ce qui arrivait à Lisbeth et à tout le monde. À mon avis, le troisième tome est un peu moins enlevant que les deux premiers, mais il est tout de même au niveau. Il se passe moins de choses, on est plus dans le dénouement de toutes les histoires, ce qui est tout de même bien, parce que ça aurait été dommage que toutes ces histoires qu’on a tissées au fil des tomes se dénouent en 10 pages. J’aurais bien aimé lire d’autres livres de cet auteur. Je sais qu’il a été question d’un quatrième tome qui serait dans son ordinateur, mais j’espère qu’il ne sera pas publié. Cette trilogie se termine bien à la fin de ce livre et je crois que ça serait étirer la sauce que d’avoir un autre tome. Une belle série que j’ai aimé découvrir malgré toutes les attentes que j’avais, en raison des excellentes critiques. À lire jusqu’à la fin, même dans les dernières pages, quand on pense que tout est fini, il se passe encore quelque chose!

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Stieg Larsson

fillequirevaitTandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.

Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.

Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette ?

S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

Comme pour le premier tome, le début est un peu lent à démarrer, mais la recette fonctionne bien. À partir des meurtres, je n’ai pas pu me détacher du livre. Pas moyen de lire une autre histoire, je ne pensais qu’à continuer à lire celui-là. À mon avis, le deuxième tome est meilleur que le premier. Peut-être parce que je connaissais déjà les personnes et que malgré les noms particuliers, je n’avais pas de mal à m’y repérer. Malheureusement, contrairement au premier livre, qui bouclait l’histoire, celui-là nous incite à lire le troisième… Moi qui voulais prendre une pause pour me consacrer à un autre livre, je crois que je vais avoir du mal à le faire…

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Stieg Larsson

leshommesAncien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.

Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.

Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.

Avec toute la couverture médiatique qu’il y a eu autour de cette série, j’avais beaucoup d’attentes en ouvrant le premier tome de Millénium. Après un début un peu long, où je ne savais pas si j’allais passer à travers toutes ces descriptions économiques, j’ai été happée par l’histoire. Je ne voulais savoir qu’une chose : qu’est-il arrivé à Harriet? À partir du moment où Mikael arrive à Hedestad, j’ai eu du mal à m’arracher du livre. Tout comme lui, j’ai eu maille à partir avec le nom des nombreux membres de la famille Vanger, mais avec le temps, je m’y suis habituée et j’avais l’impression de visiter l’île avec le journaliste. J’ai deviné une partie infime du dénouement, mais je dois dire que j’ai tout de même été surprise. J’ai vraiment hâte de lire les deux suites. Par contre, je devrai être patiente, alors que le premier m’a été prêté, je devrai me mettre en file pour emprunter les autres à la bibliothèque…