De retour

Je ne sais pas si ça passe encore par ici… 😉

Ce blogue renaîtra bientôt pour redevenir un blogue sur mes lectures, comme ce l’était avant. Je m’aperçois que je m’ennuie de parler des livres que je lis.

Pour ma remise en forme, ce sera ici : https://www.facebook.com/olibellul.

À bientôt!

Room – Emma Donoghue

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions.

Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais la mère tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir. Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers?

J’ai dévoré ce livre. Ça peut sembler un peu malsain, mais je trouvais que l’auteure avait très bien développé son sujet. J’ai adoré Jack et sa candeur. Son univers se résume à une chambre où il est enfermé avec sa mère depuis sa naissance. Pour lui, le monde, c’est ça. Ce qu’il y a à la télévision n’est qu’invention. Au-delà de la porte, c’est le vide. Par contre, c’est la deuxième partie du livre, quand il réussit à se sauver que j’ai particulièrement apprécié : le voir découvrir le monde et remettre constamment en question ce que sa mère lui a enseigné. Ses insécurités également. Pour lui, la chambre, c’était sa normalité. Il ne comprend pas pourquoi sa mère ne veut plus y retourner ni son empressement à vouloir tout oublier et à mener une vie qui, pour lui, est tout sauf normal. Une très belle lecture malgré un sujet difficile.

Treize raisons – Jay Asher

Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. D’abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails.

Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

La prémisse de ce livre est intéressante. À la suite du suicide d’une collègue de classe, Clay reçoit des cassettes enregistrées sur lesquelles il a la surprise d’entendre Hannah, qui raconte ce qui, et ceux qui, l’a amené au suicide. Ça sonne un peu morbide dit comme ça, mais c’est amené de façon intéressante. On suit Clay qui écoute les cassettes afin de comprendre son implication dans tout ça. Au fil des histoires d’Hannah, on comprend que ce n’est pas un gros événement qui a tout chamboulé, mais bien plusieurs petits, qui, additionnés, lui semblaient trop lourds à supporter.

Par contre, à la longue, j’ai trouvé que Hannah se déresponsabilisait un peu de sa décision, même si elle finit par admettre qu’elle aurait pu changer certaines choses. Je ne dis pas qu’elle n’avait pas raison de trouver difficile ce qu’elle a vécu, certains événements en particulier, mais la façon dont c’est amené dans le livre, j’ai eu l’impression qu’elle se portait en victime, avant de vivre quoi que ce soit. C’est difficile à expliquer.

Ça demeure tout de même un très bon livre à faire lire aux jeunes afin de leur faire réaliser les impacts que peuvent avoir leurs gestes et même, une seule parole.

Yukonnaise – Mylène Gilbert-Dumas

Béatrice, écrivaine en mal d’inspiration, arrive au Yukon avec l’espoir d’y trouver le sujet de son prochain roman. Sur la route qui relie Whitehorse à Dawson City, elle prend une femme en auto-stop et réalise très vite qu’il s’agit d’Isabelle St-Martin, une esthéticienne dont elle a déjà été la cliente. Mais la Yukonnaise qui occupe le siège du passager n’a plus rien de la Québécoise superficielle qu’elle a connue autrefois. Au fil des conversations, Béatrice découvre l’histoire d’une jeune femme que tout le monde croyait fragile et qui pourtant a réussi à s’émanciper des cadres préétablis pour refaire sa vie au Yukon.

Un livre choisit sous l’inspiration du moment, sans lire la quatrième de couverture, seulement parce que le titre et la couverture m’appelaient. Un autre bon choix d’ailleurs! L’histoire se déroule au Yukon, alors qu’une écrivaine, Béatrice, en panne d’inspiration décide d’y séjourner en plein hiver, alors qu’habituellement les touristes se sauvent. Même si j’ai apprécié les descriptions de l’auteure et que le milieu était bien campé, je dois avouer que le fait d’avoir regardé la série La ruée vers l’or m’a permis de mieux comprendre l’univers, les origines et le contexte de Dawson City. En fait, c’est tellement bien décrit, que j’aurais compris et pu m’imaginer, mais la série m’a permis d’aller un peu plus loin.

L’histoire tourne autour de l’auteure qui rencontre une Québécoise exilée au Yukon depuis des années, Isabelle. En fait, Béatrice n’est qu’un prétexte pour nous raconter l’histoire de cette esthéticienne maintenant perdue au pays du froid et de l’or. C’est d’ailleurs l’histoire d’Isabelle qui est la plus intéressante, Béatrice ne servant, à mon avis, que de faire-valoir. Malgré tout, j’ai été déçue par la fin, quand Isabelle raconte sa rencontre avec Béatrice de son point de vue. Je ne peux en dire plus sans en dire trop, mais cela m’a laissé un goût amer et a enlevé la magie de la rencontre pour moi. Même si je crois comprendre le pourquoi de la chose. C’est tout de même pour moi une belle découverte, autant le livre que l’auteure que je ne connaissais pas et qui vient de mon coin de pays. Je vais sûrement partir à la découverte de ses autres livres.

L’enfant qui venait d’un livre – Didier Van Cauwelaert

Louise, hôtesse d’accueil dans un salon du livre, est abordée par un petit garçon perdu. Quand elle lui demande son nom, il lui montre un manga, Zédérem, dont le héros lui ressemble.

Qui est-il? Un personnage de fiction matérialisé, le fils caché du dessinateur, ou bien un imposteur aux abois, un mythomane qui essaie de se faire adopter par tous les moyens?

Ballottée de mensonges en illusions à travers des dangers bien réels, Louise s’efforce de découvrir le secret de cet enfant inconnu. Quelle vérité fuit-il dans l’imaginaire? A-t-il, comme il le prétend, le pouvoir de guérir par la peinture une maladie orpheline?

Le livre est tant qu’objet est intéressant, mais un peu difficile à manipuler, surtout pour qui lit dans les transports en commun, souvent appuyé sur un poteau. L’histoire demeure simple, mais quand on sait qu’elle est inspirée d’un cas vécu, elle prend une tout autre dimension. Bien que ce soit un romanga, je n’ai pas vu la plus value d’ajouter la version manga dont on parle dans le roman. Je trouvais que le roman en soi l’illustrait très bien sans qu’on soit obligé d’avoir l’objet entre les mains. Une belle initiative de l’auteur qui se traduit par des fonds amassés pour le traitement de la dystonie musculaire déformante, une malade du cerveau chez les enfants. Une belle idée pour ramasser des fonds.

Chroniques d’une croqueuse – Catherine Townsend

Les hommes qui accumulent les conquêtes? Des Don Juan! Mais qu’en est-il des femmes qui s’autorisent elles aussi à collectionner les aventures, en attendant de tomber sur le bon? Avec Chroniques d’une croqueuse, Catherine Townsend, la chroniqueuse Sexe du journal anglais The Independent, nous livre le savoureux carnet de bord d’une jeune femme moderne et décomplexée (elle!) et passe en revue les pratiques sexuelles de notre époque, tout en tentant de cerner les nouvelles règles de la séduction… Catherine teste tout, et ne nous cache rien. Sa passion pour la lingerie, comment elle a pris du Viagra, ses soirées de speed dating, ses coups de foudre et déconvenues amoureuses, ses nuits d’ivresse et sa passion pour les sex-toys… Mais être une femme libérée, c’est pas si facile!

D’abord, lire dans le métro un livre dont la couverture est couverte de bonshommes de plastique illustrant des positions sexuelles, ça peut être gênant! J’ai surpris à de nombreuses reprises des regards insistants sur la couverture du livre que je lisais. Ceci étant dit, comme je n’ai jamais vu ou lu Sex and the city, je ne peux pas vous dire si la comparaison tient la route. L’auteure ne nous raconte rien de moins que ses aventures qui sont, on peut le dire, très nombreuses et très diversifiées. Malgré qu’elle dise régulièrement qu’elle est assumée, on sent quand même un désir de vouloir justifier son mode de vie, somme toute particulier. On n’apprend rien dans ce livre et, au fond, je n’ai pas vu l’intérêt de lire la description tout en détail de la vie sexuelle de quelqu’un. Je l’ai tout de même terminé, allez savoir pourquoi.

Secrets – Scott Westerfeld

Après la série culte Uglies, ce guide indispensable de Scott Westerfeld vous dévoilera, entre autres : tous les secrets des Pretties, des Specials, des Extras et de leurs bandes; tous les accessoires ultrasophistiqués de Tally et de ses amis; ainsi que l’histoire de leur monde et de l’étrange maladie du pétrole qui ravagea l’humanité.

Ce livre me confirme une chose : la série Uglies ne m’a pas marquée autant que je l’aurais cru. Même si je l’ai bien aimée, j’ai rapidement compris que l’histoire était déjà très floue dans ma tête. Ce livre est en fait le guide de l’univers de la série. On apprend comment l’auteur a développé ses personnes, où il a puisé son inspiration et il répond à des questions que lui posent fréquemment ses lecteurs. En soi, ce livre est très intéressant, peut-être même plus que la série elle-même. J’aime découvrir l’envers du « décor », la partie création est fascinante à mon sens. J’aimerais bien que plus d’auteurs écrivent de tels livres sur leur univers.

Tome I : Uglies
Tome II : Pretties
Tome III : Specials
Tome IV : Extras

La fille invisible – Émilie Villeneuve

La grosse conne, c’est Flavie, 15-ans-presque-seize. Flavie est une jeune fille à la fois timide et curieuse. Pourtant, elle croit qu’elle est une catastrophe sur deux pattes, un désastre ambulant. Au début de l’été, elle décide donc de se faire un programme pour devenir une nouvelle Flavie : une saine alimentation, aucun dessert et du jogging une heure par jour. C’est le début d’une chute vertigineuse. D’abord, du poids de Flavie, puis de son existence tout entière.

Cette bande dessinée dresse un portrait réaliste, et parfois brusque, de la maladie qu’est l’anorexie mentale. En se mettant à la place de Flavie, on peut comprendre un peu mieux ce qui oblige la jeune fille à courir après un idéal physique impossible à atteindre. Il n’est pas ici question d’apparence ou de beauté, mais bien de contrôle.

La bande dessinée se divise en deux parties qui s’entrecroisent : l’histoire de Flavie et la rencontre d’une journaliste avec un docteur spécialisé en anorexie mentale. Bien que cette partie plus théorique soit intéressante, j’aurais aimé qu’on donne une plus grande exposition à Flavie. Il n’en demeure pas moins que cet ouvrage, côté vulgarisation, fait le travail, et ce, sous une forme accessible.

La terre fredonne en si bémol – Mari Strachan

Personne ne veut croire Gwenni Morgan lorsqu’elle affirme pouvoir voler dans son sommeil, ni ses amis, ni ses parents. Du haut de ses douze ans et demi, cette fillette friande de biscuits à la vanille et de crème à la fraise aime plus que tout lire des romans policiers et poser aux adultes certaines questions… qui demeurent souvent sans réponse.

Le jour où Ifan Evans, le mari de son institutrice, disparaît sans laisser de trace, elle décide de résoudre cette énigme. Prenant modèle sur ses détectives préférés, Gwenni recueille consciencieusement des indices. Mais la vérité qui se cache au bout de l’enquête pourrait bien bouleverser tous les repères de son petit monde.

En faisant le portrait inoubliable d’une petite fille et d’un village du pays de Galles à la fin des années 1950, Mari Strachan nous transporte dans un univers totalement original, niché quelque part entre la cruauté et le merveilleux du monde de l’enfance.

Le résume de la quatrième de couverture n’est pas, à mon avis, vraiment fidèle à l’histoire. C’est peut-être une bonne chose dans le fond, puisqu’on ne peut qu’être surpris par la tournure que prennent les choses pour Gwenni.

Gwenni est une petite fille très curieuse qui vit dans une famille où tout n’est pas toujours rose. Sa mère est difficile à suivre, son père voit un peu trop le bien dans tout le monde et elle ne s’entend pas du tout avec sa sœur Bethan, dont elle doit en plus partager le lit. Pas surprenant que l’imaginaire de cette petite fille finisse par prendre le dessus.

Un quotidien pas si banal pour une petite fille pas banale non plus.

Neverwhere – Neil Gaiman

Il existe un envers à Londres : la « ville d’En Bas », cité souterraine où vit un peuple d’une autre époque, invisible au commun des mortels.

Un peuple organisé, hiérarchisé, à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant… Roman inclassable, Neverwhere fourmille d’idées, de rebondissements et de personnages iconoclastes. Le voici pour la première fois en français dans la version author’s cut revue et augmentée par l’auteur.

Ce n’est qu’après avoir terminé ce livre que j’ai réalisé qu’il était du même auteur que Coraline. Une fois cela dit, l’univers que j’ai traversé en lisant Neverwhere ne me surprend plus autant que pendant ma lecture. Car je dois avouer que cet univers a failli me faire décrocher à de nombreuses reprises. Je n’arrivais pas à adhérer à ce monde étrange où les rats mènent le monde. Trop ou pas assez de tout : magie, réalisme, anachronisme… On dirait que j’étais incapable de situer l’histoire dans une « boîte » précise et ça m’empêchait d’apprécier ma lecture. C’est peut-être aussi parce que c’était une édition où l’auteur a ajouté de l’information au roman original. Je l’ai tout de même terminé. Il ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais j’aurai au moins compris que je dois être plus ouverte d’esprit dans ma lecture.