Janine Sutto; Vivre avec le destin – Jean-François Lépine

Le secret! Quel mot pourrait mieux décrire la jalousie avec laquelle Janine Sutto a conservé pour elle-même, toute sa vie durant, les vraies émotions qui l’ont tourmentée?

Artiste au talent immense, cette femme, que son vieil associé Gilles Latulippe surnomme « Notre-Dame du Théâtre », a incarné les plus grands rôles féminins du théâtre classique et a contribué à la naissance de la télévision en langue française en Amérique;
ses rôles comiques ont attiré les foules. Mais jamais, pendant plus de soixante-dix ans de vie publique, elle ne s’est livrée vraiment.

Petite fille déracinée à l’âge de neuf ans de son bonheur parisien, Janine Sutto représente à elle seule toute la renaissance culturelle qui a abouti à la richesse créative du Québec d’aujourd’hui. Pour la première fois, à près de quatre-vingt-dix ans, elle a accepté de lever le rideau sur sa vie riche et tourmentée.

C’est avec un très grand plaisir que j’ai plongé dans la biographie de « Notre-Dame du Théâtre ». J’adore le théâtre depuis que j’ai été plongée dans cet univers à l’adolescence et j’étais très curieuse d’en savoir plus sur la vie d’une des pionnières du théâtre au Québec. J’ai trouvé que l’écriture de Jean-François Lépine était très sobre et que, bien qu’on sentait parfois un parti pris, on voyait l’effort de neutralité derrière le texte. Contrairement à plusieurs, l’énumération des nombreuses pièces de théâtre auxquelles a participé Mme Sutto ne m’a pas dérangée. Au contraire, cela m’a permis de faire des liens avec le cours sur la chanson québécoise que j’avais pris lors de ma dernière session. En effet, plusieurs événements venaient en parallèle et ont été marqués par les mêmes choses : par exemple, la grève à Radio-Canada. Je dirais que la seule chose qui m’a un peu troublée, c’est de voir que, même si on voit que Janine Sutto adore son métier, on reste avec l’impression qu’elle a rarement été heureuse de le pratiquer. Dans le sens où, à de nombreuses reprises, M. Lépine indique qu’elle n’aimait pas la mise en scène ou ses coéquipiers ou la pièce ou toutes ces réponses. Comme si toute sa carrière avait été une grande frustration. Malgré tout, ce fut une lecture passionnante sur une passionnée.

Merci à la Masse critique de Babelio et aux éditions Libre Expression pour ce livre.

Les Dragouilles; Les origines – Karine Gottot et Maxim Cyr

Fais la connaissance de sept petites bêtes cornues et espiègles. Lève le voile sur l’origine des graffitis. Rigole en lisant des bandes dessinées absurdes. Découvre des noms de villes qui font rire. Épate tes amis en relevant un défi étonnant. Fais tout ça et bien d’autres choses encore en compagnie des dragouilles.

J’aurais vraiment voulu aimer les dragouilles, mais je n’ai pas été touchée. J’ai essayé m’imaginer l’offrir à un enfant de mon entourage, mais je ne savais pas quelle tranche d’âge pouvait être intéressé par ce livre. Si l’enfant ne sait pas lire, le livre n’est pas vraiment intéressant parce que les jeux de mots sont trop compliqués. S’il commence à lire, encore une fois, je ne crois pas qu’il y verra de l’intérêt, puisque le premier degré n’est pas très drôle. Finalement, pour un enfant lecteur, je ne crois pas non plus que ce sera un succès. Les capsules informatives sont intéressantes, mais les bandes dessinées absurdes tombent à plat. Peut-être que c’est parce qu’il y a la présentation des personnages qui alourdit le style, mais je n’ai pas vu d’intérêt à ce livre. S’il croise mon chemin, j’essaierai sans doute le deuxième tome pour voir si cette impression se résorbe.

Merci à la Masse critique de Babelio et aux Éditions Michel Quintin pour ce livre.

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