Mon doudou divin – Katarina Mazetti

Pigiste pour la presse féminine, Wera a épuisé tous les sujets… ainsi que son compte en banque. À la caisse d’un supermarché, elle tombe sur une petite annonce proposant un stage en spiritualité. Un sujet en or! C’est parti pour trois semaines d’immersion à La Béatitude, en compagnie d’un apprenti gourou, d’une « petite mère », et de quatre autres volontaires pour réinventer Dieu : un médecin radié, un musulman iranien, une femme invisible, et Madeleine qui porte en permanence son sac à dos comme un fardeau. Ressortiront-ils adeptes d’une nouvelle religion ou délestés de leurs préjugés? Car tous, même Wera et son pseudo-cynisme, sont en quête de sacré. N’avons-nous pas tous besoin d’un doudou divin à dorloter?

Mon commentaire risque d’être court puisque j’avais déjà élaboré ma critique, mais elle a disparu dans le plantage du blogue et j’étais déjà passée à autre chose. C’est peut-être également le signe que ce livre ne m’a pas marquée tant que ça.

C’est le deuxième livre que je lis de cette auteure et ce n’est toujours pas le livre que j’ai sur ma liste à lire, soit Le mec de la tombe d’à côté. Il s’agit encore une fois d’une suggestion des bibliothécaires. J’ai quand même apprécié ma lecture qui m’a fait réfléchir à de nombreuses reprises sur la place du divin, ou de Dieu, dans les vies des gens. Les séminaires présentés par les différents protagonistes m’ont également touchée à différents niveaux. Par contre, j’ai eu l’impression que l’auteure hésitait entre écrire un livre sérieux et une comédie. C’est difficile à définir, mais ça m’a accrochée à quelque reprise. Le sujet est intéressant. J’ai trouvé la fin un peu ésotérique, mais c’est de bon ton avec ce livre un peu particulier. J’ai encore le goût de découvrir davantage cette auteure.

Entre Dieu et moi, c’est fini – Katarina Mazetti

Linnea a seize ans, plein de complexes, et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia. Sa meilleure amie, son amie pour la vie. Enfin, pour cent vingt jours, « sans compter les week-ends », Linnea a fait le calcul une fois. Maintenant que Pia est morte.

Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui a une liaison tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie « croire en Dieu »? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré.

Seulement, voilà, Pia s’est jetée sous un train. Alors, Linnea se souvient, puisque comme dit son excentrique grand-mère, « pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir ».

Un livre et une écriture simples, mais combien touchants. En fait, Linnea est touchante, touchante de vérité. Son histoire n’est pas facile : sa meilleure amie vient juste de se suicider. On n’en parle pas beaucoup, on effleure à peine le sujet, mais c’est assez pour nous faire comprendre tous les bouleversements que cela provoque chez Linnea. Sans être centré ce drame, le livre évoque la vie trouble que peut être celle d’une adolescente. Une adolescente différente, mais également comme toutes les autres : elle n’a rien de plus, rien de moins, avec tous les questionnements que cela apporte.

Il s’agit du premier livre d’une trilogie, je poursuivrai la découverte de l’univers de Linnea avec plaisir, en espérant que l’auteure ait été plus douce envers son héroïne.