New York, New York

À la radio, les nouvelles parlent des embouteillages à New York.

Joëlle : pourquoi ils parlent de la chanson de Noël? C’est fini Noël!

Moi : euh, quelle chanson de Noël?

Jojo : Ben ouiiiii! « Allez New York, allez New York, allez neeeeew york » (à chanter sur l’air de Hallelujah de Leonard Cohen – et oui, pour elle c’est une chanson de Noël…)

Sonate en fou mineur – Éloi Paré

Pascal est un compositeur doué, rongé par le désir de composer une sonate, un chef-d’œuvre qui le propulsera au sommet de son art. Pour y parvenir, il occupe plusieurs petits boulots jusqu’à ce qu’il décroche un emploi de rêve : gardien de nuit à l’institut Saint-Martin, un hôpital psychiatrique. Là, dans le silence de la nuit, son inspiration pourra éclore sans entrave, croit-il; il n’aura plus qu’à la laisser courir sur son piano le matin venu.

C’est dans cet endroit étrange, où les couloirs résonnent de bruits lugubres et sinistres, qu’il fait la connaissance de Tristan, un jeune homme interné à cause d’une histoire sordide. Ainsi s’installe une relation toute particulière où chacun devient indispensable à l’autre.

Quatre. C’est le nombre de trajets de bus-métro qu’il m’a fallu pour passer à travers ce livre. Comment dire, je l’ai dévoré! Je suis même passée près de manquer mon arrêt plus d’une fois parce que je ne voulais pas cesser de lire pour faire une activité aussi peu stimulante que marcher jusqu’à la maison… et continuer de lire! J’ai aimé la profondeur des personnages. Il aurait tellement été facile de faire des personnages unidimensionnels, mais ce n’est pas le cas. Sans vouloir en révéler trop, j’ai eu un peu de mal à croire à la relation épistolaire, mais sinon, j’ai trouvé que le lien entre Pascal et Tristan était bien développé, et ce, de façon crédible.  J’attends avec impatience un autre livre de cet auteur, et j’espère qu’autre livre il y aura!

Ah, et je déteste Rachel, malgré tout!

Désavantages et avantages du lieu de travail pendant la semaine de relâche

L’organisme où je travaille a ses bureaux dans une église qui est aussi un centre communautaire et qui était auparavant une école. Nul besoin de vous dire que, pendant la semaine de relâche, ça grouillait de monde.

Désavantages

  • On gèle ou on fond, il n’y a pas de juste de milieu.
  • Les lieux sont d’une propreté relative.
  • Il n’y a pas de récupération. La Ville ne s’occupe que de la récupération des particuliers, pas des entreprises. Je dois donc apporter la récupération chez moi.
  • Semaine de relâche = activités organisées pour les enfants. Ce qui fait que, au-dessus de moi, j’ai un cours de danse étrangère, dont le principal pas est de sauter en petit bonhomme. À gauche de mon bureau, il y a un cours de chant, dans une langue que je ne comprends pas et où il semble y avoir beaucoup de parties criées. En diagonal, en face, il y a un atelier de bricolage et il semble que ce soit du bricolage vocal. Un peu plus loin, c’est un cours de musique, et à les entendre, c’est probablement leur premier cours… Sans compter les enfants qui essaient d’échapper aux cours en courant dans les corridors et en venant se cacher dans nos bureaux. J’adore les enfants… mais c’est un peu difficile de corriger et mettre en page un  texte de 60 pages dans ces conditions.

Avantages

  • On partage les lieux avec d’autres organismes où travaillent des gens dynamiques qui comprennent notre raison d’être.
  • Les jours de cuisine collective, ça sent divinement bon.
  • Le loyer est ridicule.
  • C’est à deux coins de rue de chez moi.

Un livre, un film et deux découvertes

Les Bourgeois de Minerve – Maryse Rouy

Durement frappée par la croisade des Albigeois (cent quarante hérétiques cathares brûlés sur la place de l’église), Minerve, petite cité languedocienne, semble ensuite couler des jours tranquilles en ce mitan du XIIIe siècle. Pourtant, le catharisme officiellement interdit par l’Église catholique n’en survit pas moins dans les chaumières et les esprits, vivace quoique dissimulé. La découverte du cadavre d’un dominicain à quelques pas de l’enceinte de la citadelle va bouleverser la paisible routine minervoise et faire revivre les affres du passé. L’arrivée d’un inquisiteur, mandaté par l’évêque pour élucider la mort du dominicain et extirper pour de bon l’hérésie, ravive de vieilles plaies et des querelles assoupies. Le temps d’une enquête, les passions se nouent et se dénouent pour le meilleur et le pire.

J’ai dû m’y prendre à deux fois pour lire ce livre. Je crois que la première fois, je n’étais pas dans une période où je pouvais l’apprécier : trop occupée, je le laissais de côté longtemps et je perdais ainsi le fil de l’histoire. J’ai bien aimé la deuxième fois par contre. Il faut dire que j’adore tout ce qui est historique. J’ai eu un peu de mal à distinguer les personnages les uns des autres, parce qu’il y en a beaucoup et que je ne voulais pas nécessairement me référer à leur présentation au début du livre, mais une fois dans l’histoire, ça s’est tassé. J’ai apprécié le fait que plusieurs petites histoires s’entrecroisent, ça permet de mettre un peu plus de profondeur à l’ensemble. Je vais probablement le relire un jour, parce qu’il y a certains détails qui m’ont échappé et, en sachant la fin, je pourrais probablement m’y retrouver un peu plus.

Ce livre conclut mon défi de lecture Au nom de la rose. Merci à Grominou pour l’organisation! À suivre l’an prochain j’espère. 😉

C’est pas moi, je le jure!

L’année 1968 marque un tournant dans la vie du petit Léon Doré, dix ans. Sa fausse tentative de suicide, par pendaison, passe à un doigt de réussir. Peu après, sa mère neurasthénique, qui étouffe auprès de son mari, part s’établir en Grèce, laissant leurs deux fils à ses soins. Tandis que son frère aîné cultive sa rancœur, Léon pille et met sens dessus dessous la maison des voisins partis en vacances, feint un handicap visuel pour justifier ses mauvaises notes en classe, manigance, manipule, tourne son père et tous les autres en bourrique. À l’exception de Léa, la jeune voisine qui voit clair dans son jeu et qui, ayant elle-même des comptes à régler avec le destin, va aider Léon à voler de l’argent afin qu’il puisse s’acheter un billet d’avion pour la Grèce.

Quel bon comédien que celui qui joue Léon! On s’attache rapidement à lui, malgré toutes les bêtises qu’il fait de façon volontaire. J’ai trouvé que le film était un peu long par bouts, mais c’était bien tout de même. Je vais probablement lire les livres, qui sont sûrement encore mieux que le film. Juste pour le jeu des enfants, ça vaut la peine de voir ce film!

Deezer

C’est Jo qui me parle de ce site depuis très longtemps, et je dois avouer que je suis d’accord avec elle, c’est vraiment génial! Ça permet d’écouter de la musique en ligne, de façon légale, de faire des listes qu’on peut partager. On peut également écouter des radios thématiques et permettre au site de faire le tri de ce qu’on aime ou pas, et d’ainsi, graduellement, nous donner de la musique qu’on aime. J’ai déjà fait de belles découvertes. Je vous recommande Deezer!

AmigoExpress

Régulièrement, je monte dans les Laurentides pour aller voir M. X. C’est environ 2 h 15 d’autoroute. La semaine dernière, je suis tombée sur le site d’AmigoExpress, un site de covoiturage dont l’inscription est gratuite pour les étudiants. Je me suis dit que ça valait la peine d’essayer, je n’avais rien à perdre. J’ai donc mis une annonce mercredi passé, et après seulement une heure, j’avais déjà une réservation. Vendredi midi, toutes les places de mon auto étaient prises. Ce fut bien agréable! Le trajet a passé beaucoup plus vite, même si j’ai laissé mes covoitureurs à Bromont et à Richelieu. Voilà qui rend l’utile à l’agréable : un trajet plus intéressant que seule et mon essence est payée. Je n’ai pas mis d’heure pour le retour, parce que je n’ai pas envie de quitter à heure fixe, mais j’ai tout de même laissé mes coordonnées à mes passagers, s’ils voulaient revenir en même temps, ce qui fait que j’ai repris quelqu’un à Richelieu pour le retour. Une belle expérience en somme! Je viens de remettre une annonce pour vendredi…

Michel Rivard Symphonique

Lundi soir, j’ai entraîné mes amis et mon chum voir Michel Rivard avec l’orchestre symphonique de Montréal. Grâce à la pluie, nous avons eu de très bonnes places assises à sept rangées de la scène. Malheureusement, il a commencé à pleuvoir peu avant le spectacle. Optimiste, je n’avais pas apporté de parapluie. J’ai donc été trempée en un rien de temps. Partout, des parapluies m’entouraient. À ma gauche, j’avais mes amis qui étaient emmitouflés sous le leur, et à ma droite, M. X avait été recruté par une madame pour tenir son parapluie en échange d’une place en dessous. Donc, j’étais déjà sous la pluie, avec tout autour de moi des parapluies qui dégoûtaient leur trop-plein sur moi. Pas besoin de dire que j’étais trempée jusqu’aux os!

Heureusement, le spectacle en valait vraiment la peine. Les chansons, avec les arrangements de l’orchestre, étaient géniales. Je les connaissais presque toutes et on a eu droit à deux rappels… dont le fameux phoque en Alaska chanté par la foule. Vraiment, un bon spectacle. J’ai même eu des remerciements de T. de les avoir invités.

Obsession

À partir de quand peut-on considérer qu’on exagère?

Nom de la chanson : Elgar / Something inside
Artiste : Jonathan Rhys Meyers
Album : August Rush
Date d’entrée sur iTunes : Il y a deux semaines
Compteur : 113 (ouch!) écoutes

Imposteur chez Renan Luce

Je suis allée voir Renan Luce au Petit-Champlain avec J. hier soir. Je ne le connaissais pas vraiment avant, c’est J. qui m’avait fait entendre une ou deux de ses chansons et qui avait eu l’idée d’aller au spectacle. J’ai bien apprécié ma soirée. J’aime la musique française et Renan Luce a tout un charisme. Par contre, puisque je ne connaissais pas les chansons et que les spectateurs semblaient être tous des admirateurs, je me sentais un peu comme un imposteur. Surtout lorsqu’aux premières notes d’une chanson, la salle se mettait à crier.

Une autre découverte avec la première partie qui était faite par l’auteure-compositrice-interprète, Dominique Bouffard. De belles chansons, j’ai particulièrement aimé la chanson sur son neveu.

D’habitude, je ne suis pas chaude à l’idée d’aller voir des spectacles dont je ne connais pas le matériel des interprètes, mais dans ce cas-ci, je dois dire que j’ai vraiment passé une belle soirée.

Comment font les critiques?

Il va falloir que je demande à mon prof de critique culturelle comment ils font pour aller voir autant de spectacles, travailler le jour et ne pas être épuisés! Trois soirs de suite (mercredi : Harry Potter, jeudi : Patrick Watson, vendredi : Les Cowboys fringants) je me suis couchée tard et je travaillais le lendemain toute la journée. Je n’ai jamais eu aussi hâte que samedi arrive. Me coucher à 1h et me lever à 6h, une fois, ça va. Mais trois fois de suite, pffff, je dois être une petite nature. Ou peut-être qu’ils ne travaillent pas à 7h, eux!

***
Parlant des Cowboys, c’était un très bon spectacle à la fête du Lac. Un coup de gueule par contre. Il a plu pendant une grosse partie de la journée, alors le soir, le sol était détrempé, mais bon, je m’y attendais. Par contre, qu’une personne tombe dans la boue et profite de son passage devant moi pour s’essuyer, volontairement, la main sur mon chandail et mon manteau… ça, je ne m’y attendais pas!

Une grande évasion avec Patrick Watson

Il faisait beau, il faisait chaud, c’était une soirée idéale pour un spectacle à la brunante à la 26e édition de la Fête du Lac des Nations. Un spectacle tout en atmosphère pour le groupe pop-rock Patrick Watson qui, contrairement à ce qu’a dit l’annonceur trop loquace, n’en était pas à son premier spectacle en sol sherbrookois. D’ailleurs, ce dernier aurait avantage à mieux préparer ses présentations, car, comme on dit, « trop, c’est comme pas assez » et il est tout de même exagéré de dire qu’un groupe est promis à un bel avenir sous prétexte que ses membres sont jeunes.

Devant une foule majoritairement déjà sous le charme, Patrick Watson, Simon Angell, Mishka Stein et Robbie Kuster se sont exécutés ce 12 juillet pour une – brève – heure. Le public, hétéroclite et réceptif, a eu droit à la quasi-totalité des chansons du dernier album Close to Paradise, le troisième de Patrick Watson (l’homme), mais le deuxième pour Patrick Watson (le groupe). En effet, le groupe porte le nom de son chanteur, les membres n’ayant jamais pu s’entendre sur une autre appellation.

C’est un Patrick Watson dans sa bulle qui est entré sur scène. Une bulle qui n’entourait que lui et ses musiciens, nous faisant presque nous sentir de trop à la limite. Comme s’ils jouaient dans leur sous-sol. Par contre, à partir de The Great Escape, la fusion avec le public a eu lieu et il a enfin semblé se rendre compte de la présence de celui-ci. Par la suite, il a multiplié les commentaires et les sourires vers la foule qui ne demandait que ça, faire partie de la gang. Peut-être que cette fusion aurait été plus rapide avec un auditoire plus restreint, plus intime. La barrière de la langue y a sans doute été pour quelque chose aussi, car bien qu’ayant un français charmant, Patrick Watson était plus volubile dans sa langue maternelle.

Appuyé par de légers effets lumineux qui supportaient bien la musique et penché sur ses claviers à la manière de Schroeder dans Charlie Brown, Patrick Watson nous a fait entrer dans son univers musical particulier. Les amateurs du disque n’ont pas été déstabilisés, on a retrouvé la même folie et les mêmes arrangements spéciaux qui font l’originalité de l’album. Par contre, pour certaines chansons comme Sleeping Beauty, on avait l’impression d’écouter l’album, ce qui n’est pas toujours l’effet recherché en concert où une interprétation légèrement différente est attendue.

Man Under the Sea interprétée de façon acoustique, avec un léger soutien technique comme l’a souligné le chanteur, a aidé le groupe montréalais à achever la conquête de son public. Celui-ci a finalement arraché un timide rappel avant que se termine le trop court spectacle.

En somme, une belle soirée. Quelques imperfections, ou au contraire, quelques éléments trop parfaits. Mais ces légers détails n’ont pas empêché la grande majorité de la foule d’être close to paradise.

Silence – Montée de lait

Pourquoi y a-t-il tant de gens qui sont incapables de se taire? Ça me dépasse. On dirait que j’ai un aimant, j’attire les éternels parleurs, les bavasseurs, les critiqueurs, les ronfleurs même!

Mercredi, je suis allée au théâtre La Marjolaine pour voir Dix-huit trous pour quatre. Je mettrai probablement ma critique lorsque je l’aurai écrite, mais encore une fois, j’étais devant une fille qui doit se répéter les blagues pour les rire… Et comme c’est quand même une pièce avec une grande part de comédie… Elle en a parlé un bout! Chaque blague, elle la répétait à haute voix et finissait en disant « est bonne ». Allô, tu ne peux pas rire comme tout le monde? C’est le meilleur moyen de montrer que tu trouves ça drôle!

Jeudi, je suis allée au Concert Gala du Concours de musique du Canada. On s’entend, c’est de la musique classique et de l’opéra. Je ne sais pas pourquoi, les préjugés peut-être, mais je croyais que les amateurs étaient plus respectueux que ça… Il y avait au moins 300 places de libres, mais il a fallu que je me retrouve avec à ma gauche un monsieur qui avait été traîné là de force par sa femme et qui s’est endormi – et a commencé à ronfler — deux minutes après le début de la première pièce (le Concerto no 1, op. 26 en sol mineur de M. Bruch, ma pièce préférée de la soirée d’ailleurs). À ma droite, j’avais une femme qui essayait d’identifier tous les instruments avec son mari. Derrière, j’avais un couple « connaisseur » apparemment, mais qui n’était pas « apprécieur » tant il parlait pour montrer à tous qu’il en savait beaucoup plus que les autres. À l’avant, il y avait une femme et ses deux enfants. Celle-ci avait décidé que c’était le moment de les instruire en leur expliquant, pendant les morceaux, la différence entre un concerto et une variation. À l’entracte, je décide de changer de place, puisqu’il y en a de libres… Mais je ne suis pas la seule qui a eu cette idée… et je me retrouve devant un homme qui parle au cellulaire! Malgré tout, j’ai apprécié ma soirée, et comme baptême de musique classique « live », j’ai bien aimé. J’en écoute à la maison, mais je n’en avais jamais vue interprétée en « direct », je crois que ce ne sera pas la dernière fois.

Quand je suis allée voir Ensemble, c’est tout au cinéma, on était huit dans la salle. HUIT! Et il y avait plus de blabla que dans une salle pleine! Le couple derrière moi avait, malheureusement, lu le livre. Alors, il a passé la durée du film à essayer de prévoir ce qui allait se passer… Heureusement que j’avais lu aussi le livre, sinon j’aurais su tous les punchs quelques minutes avant les scènes.

Ce ne sont que quelques exemples… Parce que ça m’arrive tout le temps! S’il y a UN seul bavard dans une salle pleine, c’est assuré qu’il sera assis près de moi. Ça, ou les chanteurs du dimanche qui chantent plus fort que l’artiste en spectacle…

Vive le silence aux bons moments!