Défi du temps des fêtes!

Pesée du jour : +0,3 lb.

Avec tous les dîners et soupers de cette semaine, je suis quand même satisfaite. Si on oublie le repas de mardi, où je n’ai pas su résister au burger-frites, je crois que j’ai réussi à faire de bons choix.

Avec le Groupe d’entraide, le défi est de ne pas prendre plus de 5 livres pendant le temps des fêtes. Ça, c’est le défi officiel. Mais dans les faits, je vise plutôt de ne pas prendre de poids, ou pas plus de 2 livres.

On verra bien, j’ai bien l’intention de faire beaucoup de ski. Je veux aussi faire plus d’étirements, pour augmenter ma souplesse. En plus de faire deux exercices que m’a montrés C. : les exercices ciblés pour les cuisses et les hanches, et le nouvel exercice essayé cette semaine pour les côtés de la taille. Je n’avais pas l’impression d’avoir forcé tant que ça, mais là je suis courbaturée sur les côtés. Très difficile de trouver une position pour dormir dans ces conditions! Ce sont des exercices que je peux faire à la maison, avec mes poids de cheville et les poids de M. X.

La prochaine pesée officielle se fera le 7 janvier. Entre-temps, il y aura des pesées officieuses, pour voir comment ça s’enligne et rectifier le tir au besoin.

Je vous souhaite de très joyeuses fêtes et un bon début d’année 2011!

Horaire d’un temps des fêtes chargé

  • 23 décembre : Laval/Montréal (je travaille) et arrivée en soirée à Prévost
  • 24 décembre : Prévost
  • 25 décembre : Prévost et arrivée en après-midi à Sherbrooke
  • 26 décembre : Sherbrooke
  • 27 décembre : Sherbrooke et arrivée en soirée à Prévost
  • 28 décembre : Prévost, arrivée en début d’après-midi à Warwick, arrivée en soirée à Laval
  • 29 décembre : Laval/Montréal (je travaille), soirée à Sainte-Anne-des-Plaines
  • 30 décembre : Laval/Montréal (je travaille) et arrivée en soirée à Prévost
  • 31 décembre : Matinée à Saint-Jérôme, journée à Sainte-Adèle, soirée à Prévost
  • 1er janvier : Matinée à Prévost et soirée à Saint-Jérôme
  • 2 janvier : Journée à Sainte-Adèle
  • 3-4 janvier : Laval! Deux jours à la maison… Pour faire du ménage, le lavage et l’épicerie avant le retour au travail le 5 janvier.

Encore une fois, M. X et moi avons planifié trop d’activités pendant nos vacances… Conclusion : j’ai l’impression que je vais être plus fatiguée en finissant les vacances que lorsque je les ai commencées! On va finir par apprendre!

BONNE ANNÉE!


23 décembre : Laval/Montréal (je travaille) et arrivée en soirée à Prévost

24 décembre : Prévost

25 décembre : Prévost et arrivée en après-midi à Sherbrooke

26 décembre : Sherbrooke

27 décembre : Sherbrooke et arrivée en soirée à Prévost

28 décembre : Prévost, arrivée en début d’après-midi à Warwick, arrivée en soirée à Laval

29 décembre : Laval/Montréal (je travaille), soirée à Sainte-Anne-des-Plaines

30 décembre : Laval/Montréal (je travaille) et arrivée en soirée à Prévost

31 décembre : Matinée à Saint-Jérôme, journée à Sainte-Adèle, soirée à Prévost

1er janvier : Matinée à Prévost et soirée à Saint-Jérôme

2 janvier : Journée à Sainte-Adèle

3-4 janvier : Laval! Deux jours à la maison… Pour faire du ménage, le lavage et l’épicerie avant le retour au travail le 5 janvier.

Encore une fois, M. X et moi avons planifié trop d’activités pendant nos vacances… Conclusion : j’ai l’impression que je vais être plus fatiguée en finissant les vacances que lorsque je les ai commencées! On va finir par apprendre!

O.Noir, Oh Wow (Journée des jeux de mots poches!)

onoir_bgÀ Noël, je ne savais pas trop quoi offrir à M. X. Il n’avait pas fait de liste et, bien que ça faisait un bout qu’on se connaissait, je n’étais jamais certaine que ça allait lui plaire. Comme il aime la bonne bouffe ainsi que les expériences particulières, je lui ai offert un souper au restaurant O.Noir. C’est hier que nous y sommes allés.

O.Noir, c’est un restaurant où on mange dans la totale obscurité et où on est servi par des non-voyants.

En arrivant, on nous prête un casier pour mettre tous nos effets personnels, afin d’éviter que quoi que ce soit traîne dans la salle, avec raison, et surtout, pour mettre tout ce qui pourrait faire de la lumière.

Ensuite, on nous demande de choisir nos plats et nos boissons avant d’entrer dans la salle.

Par la suite, on nous présente notre serveur qui sera notre guide pour la soirée et, à la queue leu leu, il nous amène à notre table, après une escale à la salle de bain, elle, légèrement éclairée.

C’est là que la véritable expérience commence. Après un bref survol de la table avec les mains, on se rend compte qu’on le strict minimum : deux fourchettes, un couteau à beurre, un napperon et une serviette de table. Pour notre part, on était collé sur un mur, on a donc rapidement décidé que c’est de ce côté qu’on mettrait nos verres.

Notre serveur, Christophe, arrive avec le pain. Je croyais que je m’étais bien débrouillée en appliquant le beurre, jusqu’à ce que je m’aperçoive de la quantité que j’avais mise.

Entrées

De mon côté, j’avais vraiment choisi tout ce que j’allais manger. J’ai donc eu mes légumes grillés avec du fromage de chèvre. Bien que je ne sois pas une amatrice de fromage de chèvre, j’ai adoré. J’ai d’ailleurs mangé le meilleur champignon de ma vie! Dommage qu’il y en ait eu seulement un dans mon assiette!

Pour sa part, M. X avait pris l’entrée-surprise et il a eu une salade d’avocats. Il a beaucoup aimé également. À son avis, il a eu un avocat entier dans son assiette.

Plats principaux

Comme je n’en avais jamais mangé, j’ai décidé de goûter le filet mignon aux cinq poivres avec asperges. La première bouchée que j’ai réussi à attraper avec ma fourchette était un morceau de steak. Ouah! Il fondait dans la bouche! La cuisson était parfaite, j’en aurais redemandé! Par contre, les morceaux étaient coupés beaucoup trop gros… Surtout pour quelqu’un qui n’a qu’un couteau à beurre comme ustensile.

La surprise de M. X était le suprême de volaille avec aubergine, tomates et mozzarella. Il a adoré, même si ça lui a pris 10 minutes à trouver la volaille dans son assiette.

Desserts

Une mousse au chocolat-framboise pour moi, et un fondant-surprise au chocolat pour M. X. On est sans mots. C’est tellement bon… pas un son ne sort pendant le dessert. On aurait léché les assiettes si on n’avait pas été en public. Selon M. X, le café était parfait également.

Ambiance

C’est là que ça se gâte un peu. Les gens parlaient fort. On croyait qu’ils réaliseraient à la longue qu’ils n’avaient pas besoin de parler si fort même s’ils ne se voyaient pas, mais au contraire, le niveau sonore a augmenté tout au long de la soirée.

À entendre tous les cris perçants et inutiles, je n’ai jamais eu aussi honte d’être une fille. À de nombreuses reprises, des personnes demandaient à ce que le son baisse, mais c’était souvent temporaire. Sans compter les gars, et peut-être des filles, qui ne se gênaient pas pour éructer haut et fort, ce qu’ils n’auraient sans doute jamais fait dans un restaurant ordinaire. Et toutes ces personnes qui avaient apporté montres ou cellulaires et qui s’amusaient à faire de la lumière de temps en temps. Si tu ne veux pas vivre l’expérience au complet, ne viens pas gâcher celle des autres!

Christophe nous a conseillé de venir un soir, du lundi au mercredi, où c’est beaucoup plus normal comme ambiance sonore. Il conseille également d’appeler avant pour savoir s’il y a beaucoup de groupes qui ont réservé. D’ailleurs, le service a été parfait.

Malgré tout, j’ai adoré mon expérience et M. X et moi comptons bien y retourner.

Retour sur Noël

Noël, c’était il y a presque un mois, mais avec le déménagement, le début d’un nouveau travail, je n’ai pas eu le temps d’y revenir encore. C’était un Noël spécial pour moi, mon premier dans la famille de M. X, mais surtout, mon premier Noël en famille et sans chicane.

Quand mes parents étaient encore ensemble, on fêtait Noël dans la famille de mon père. Je n’ai jamais trouvé ça très agréable. D’abord, les enfants étaient reclus au sous-sol et ne pouvaient monter que pour manger et pour déballer les cadeaux. Le reste du temps, pendant que les adultes jouaient aux cartes, on devait rester en bas. Déjà, à 8 ans, je trouvais que ce n’était pas un vrai Noël. Ensuite, la soirée se finissait toujours en chicane, que ce soit dans un couple, entre frères, entre belles-sœurs, ça finissait toujours par crier et par le départ en grand fracas de quelqu’un. Il faut dire que l’alcool coulait à flot et que mon père et mes oncles n’ont pas l’ivresse joyeuse.

Lorsque mes parents se sont séparés, on a été plus ou moins bannies des partys de Noël, mes sœurs et moi, pour avoir « choisi » d’habiter avec ma mère. Donc, depuis 10 ans, je fêtais Noël avec ma mère et mes sœurs, et le soir du réveillon, je me payais un film au cinéma. N’ayant rien connu d’autre de plus positif, ça m’allait.

Si bien que, cette année, avec la vision d’au moins trois partys de Noël dans la famille de M. X, avec de 20 à 40 personnes par soirée, je stressais beaucoup. Pour rien. La famille de M. X est très chaleureuse, accueillante et j’ai eu l’impression d’en faire partie depuis toujours. Beaucoup de plaisir, les enfants mêlés aux adultes, des chansons, des traditions, un échange de cadeaux où tous s’intéressaient à ce que les autres recevaient, vraiment, de très belles soirées.

C’est ça que je veux offrir à mes enfants plus tard. Une soirée où le plaisir d’être ensemble prime sur tout le reste et où les tensions et les vieilles chicanes n’ont pas leur place. Je me suis réconciliée avec Noël, dans une famille élargie « empruntée » qui s’intéresse à moi et pour qui je ne suis pas seulement « la blonde de ».

L’arbre de Noël (Nouvelle)

1er décembre 1978. Thomas attendait ce moment-là depuis son anniversaire. Ses parents disaient qu’il aurait deux mois et demi à attendre, mais le petit savait, après avoir compté les jours sur le calendrier aidé de sa maman, que ce serait dans 72 dodos. Petit-Tom, comme l’appelait sa famille, avait eu six ans le 22 août et, en plus de la bicyclette rouge tant désirée, il avait reçu un cadeau bien spécial qui avait rempli ses yeux d’étoiles; une petite branche de sapin dans une enveloppe verte. Il en savait toute la signification pour avoir vu ses frères aînés la recevoir les années précédentes. Son père lui signifiait ainsi qu’il était maintenant un « grand », presque un homme, c’est lui qui l’accompagnerait dans la forêt, le soir du premier jour de décembre, pour choisir le sapin qui ornerait le salon jusqu’à l’année suivante. La bicyclette n’avait plus aucun intérêt, les yeux ronds, Thomas fixait la petite branche, retenant avec grandes peines ses larmes, puisqu’un homme, ça ne pleure pas.

Soir après soir, Petit-Tom avait fait des croix sur son calendrier. Chaque dodo le rapprochait un peu plus du jour qu’il avait orné d’un sapin rouge. Enfin, ce jour arriva. En ce vendredi de décembre, Thomas s’était levé aux aurores. Bottes d’hiver aux pieds, mitaines aux mains, toujours en pyjama, il était allé réveiller son père qui l’avait rapidement renvoyé au lit, il devait être en forme pour aller à l’école. Comment pourrait-il se concentrer à apprendre à lire et écrire alors qu’il vivrait le moment le plus merveilleux de sa jeune vie? Toute la journée, il avait fixé l’horloge, ne sachant pas lire l’heure, il savait tout de même que lorsque les deux aiguilles seraient en haut, il aurait déjà la moitié de la journée de fait. Lorsque la cloche annonçant la fin de la journée avait sonné, Thomas s’était précipité vers l’autobus qui ne roulait pas assez vite à son goût.

Arrivé à la maison, il avait été déçu de voir que son père n’arriverait pas avant 17 h et qu’il faudrait attendre après le souper et les devoirs avant de pouvoir commencer ce qui lui apparaissait être une grande aventure. Il trépignait d’impatience et ne toucha pas à son repas, délaissant même son dessert préféré. Plus la soirée avançait, plus Petit-Tom croyait que le moment n’arriverait jamais. Déçu, il s’était enfermé dans sa chambre et regardait la neige tomber dehors. L’horloge du couloir venait de sonner ses huit coups et il entendait des pas montant l’escalier, persuadé que c’était sa mère qui venait lui dire de se mettre au lit, l’enfant s’était caché dans le placard.

L’ombre qui avait surgi dans le cadre de la porte, exposant ses joues couvertes de larmes à la lumière, avait été différente de celle à laquelle il s’attendait. Son père, bonnet sur la tête, lui avait tendu la main, lui demandant : « Tu ne veux plus venir mon bonhomme? ». Les ruisseaux cessèrent immédiatement de surgir des yeux de Thomas et il se précipita dans les bras de son père.

Quelques minutes plus tard, il était dehors à chausser les raquettes de son frère. Et c’est alors que son père lui avait présenté l’arme du « crime », une hache (en jouet bien sûr) à sa taille. Solennel, il l’avait posé sur son épaule, tout comme son père. Ce dernier avait sorti la luge pour ramener la « prise ». Son papa lui avait proposé d’y prendre place, mais se souvenant que c’était parce qu’il était « grand » qu’il avait l’honneur d’être là, il avait refusé, gonflant la poitrine de fierté. C’était ainsi qu’ils étaient partis, le Petit-Tom essayant tant bien que mal de mettre ses pieds « palmés » de raquettes dans les traces de son père. Bientôt, les lumières dont était décorée sa maison avaient disparu dans l’obscurité de cette nuit magique où seule la lune faisait office de lanterne, telle était la tradition. Ils avaient marché pendant près de 20 minutes qui, normalement, auraient dû paraître une éternité pour le petit garçon, mais ces précieuses minutes avaient passé à la vitesse de la lumière. Son père s’était arrêté devant de jolis spécimens. Celui-ci leva le manche de sa hache, à bout de bras, devant son visage pour évaluer la droiture des arbres qui se présentaient devant lui, regardant du coin de l’œil son Petit-Tom qui faisait la même chose avec sa hache-jouet. Papa s’était retourné pour demander à son benjamin le choix qu’il avait fait. Les yeux écarquillés encore une fois de se voir confier une mission aussi importante, il s’était acquitté de sa tâche avec sérieux; secouant un arbre par là, tirant sur les branches d’un autre plus loin. Son choix s’était arrêté sur un sapin qui lui semblait parfait. Il s’était retourné pour avoir l’approbation de son père, celui-ci le gratifia d’un immense sourire, approuvant parfaitement son choix.

Les mains sur celles de son père, il l’avait aidé à scier l’arbre de son choix et c’était lui qui avait donné la poussée finale qui avait fait tomber le futur empereur du salon. Celui-ci avait été installé et ligoté sur la luge pour être ramené à la maison. Le chemin du retour lui avait semblé très long, mais jamais il ne l’aurait avoué. Ses jambes avaient du mal à le porter et il n’essayait plus de marcher dans les pas de son père. C’est à ce moment-là qu’il aurait aimé prendre place dans la luge, mais celle-ci contenait déjà le merveilleux sapin.

Lorsqu’il était arrivé à la maison, sa mère l’avait accueilli avec un chocolat chaud qu’il avait bu après avoir enfilé son pyjama qui avait été mis au chaud. Il aurait voulu décorer SON sapin immédiatement, mais son papa lui avait expliqué qu’il devait attendre que celui-ci soit dégelé. Pensant que ça prendrait quelques minutes, Petit-Tom s’était assis dans le grand fauteuil, face à la cheminée et au sapin, placé sur son socle, dont les branches commençaient graduellement à descendre. C’est roulé en boule, le sourire aux lèvres, que Thomas s’était endormi, bercé par le crépitement du feu et par les souvenirs de cette magnifique soirée…

« Papa, papa! », Petit-Tom, maintenant grand, sortit brusquement de ses doux souvenirs. Jérémie, à ses pieds, le regardait d’un air songeur, « Papa, pourquoi tu m’as donné une branche de sapin, c’est un jouet Spider-Man que je voulais pour ma fête! ». Le père, attendri, sourit, s’assit par terre près de son fils et lui raconta la plus belle nuit de sa vie…

© Jessica H.-M.