Merveilleusement givrée – Audrey Parily

« Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. » N’est-ce pas le plus grand mensonge de toute l’humanité? À moins que ce ne soit moi qui aie manqué l’appel lorsque les fées distribuaient sans compter le bonheur conjugal! Hum. Quelqu’un aurait-il pensé à organiser des sessions de rattrapage par hasard?

Tout était pourtant très bien parti. J’avais un amoureux tendre et passionné. Des amis fidèles. Un premier roman en librairie. Une mère satisfaite des choix de sa fille (OK, seulement à moitié, mais bon) quand. Bang! Je suis tombée de mon lit et je me suis réveillée! Apparemment, je n’étais pas faite pour le costume de la Belle au bois dormant. J’ai donc quitté mon conte de fées et j’ai sauté à pieds joints dans la réalité. Résultat : c’est le chaos.

Maxim travaille seize heures par jour et c’est à peine si nous nous voyons. Ophélie, ma demi-soeur, s’est installée chez nous, la tête remplie de projets farfelus, propres à nous conduire au désastre. Et croyez-moi, le désastre n’a pas loupé le rendez-vous! Donnez-moi une aspirine.

Heureusement, mon roman se vend comme des petits pains et s’apprête même à voir le jour de l’autre côté de l’Atlantique. (Yeah! Insérez ici une danse de la victoire.) Un séjour en France s’imposerait-il?

J’ai lu la suite aussi rapidement que le premier, et avec autant de plaisir. Même si les parallèles avec l’auteure ont été aussi fréquents dans ma tête – sinon plus puisque Isa lance un livre – ils m’ont moins dérangée dans ma lecture. L’intrigue de la fin est plus forte que dans le premier, ce qui me m’obligera – oh, quelle affreuse obligation – de lire la fin de cette trilogie. J’ai trouvé l’histoire un peu plus fournie, surtout avec la publication du livre, bien que j’aie trouvé par moment qu’Isa tombait beaucoup trop facilement dans l’apitoiement. D’ailleurs, la petite voix… Elle m’avait agacée dans le premier livre, mais dans celui-ci, je n’en ai pas vu l’utilité. Chaque fois que je voyais venir un paragraphe en italique, j’accélérais ma lecture pour arriver au vif du sujet.

J’ai tout de même hâte de voir comment se termineront les aventures d’Isa,  en sol québécois ou pas?

Passionnément givrée – Audrey Parily

Ma vie est une tragédie grecque. Rien de moins. Vous pensez que j’exagère? Eh bien, lisez ce qui suit! J’ai vingt-six ans et je suis encore aux études. Études financées par ma mère, qui ne se gêne pas pour me le rappeler. Pour ajouter à mon stress, je n’ai toujours pas la plus petite idée de ce que je vais faire de ma vie. Professionnelle ou autre. Je vis au Québec depuis un an (ah! c’est vrai, vous l’ignorez : je suis Française). L’homme que j’aime me fuit. Je fuis l’homme que j’aime. Et les conquêtes de mon colocataire défilent sans cesse dans notre appartement, si bien que parfois, j’ai l’impression que vivre dans une gare serait plus reposant.

Vous n’êtes toujours pas convaincu? Je continue. J’ai des rêves plein la tête, surtout celui d’écrire, au grand désespoir de ma mère. Parlant du loup. J’ai une mère chirurgienne, exigeante, exaspérante, contrôlante (et tous les synonymes du genre, mais je l’adore). Quant à mon cerveau, je songe depuis un certain temps à m’en débarrasser, l’actuel ne me donnant pas du tout satisfaction. Non seulement il m’encourage à faire des choses dont je ne suis pas très fière, mais en plus, il prend un malin plaisir à me bombarder de milliards de questions qui, comme vous l’imaginez, restent sans réponse.

Maintenant, osez me dire que ma vie n’a rien d’une tragédie!

D’abord, je dirais que je trouve difficile d’être totalement objective puisque je lis – discrètement – le blogue de l’auteure depuis pratiquement le début, mais bon, allons-y. D’abord, j’ai trouvé l’idée de base très intéressante, aller un peu plus loin que la chick-lit habituelle (je sais que le personnage n’aime pas ce terme, mais de mon côté, je ne le trouve pas péjoratif), et avoir comme cadre de base une expatriée au Québec, ça donne une autre dimension que la traditionnelle histoire d’amour de base. Par contre, j’ai trouvé par moment qu’on essayait trop de mettre l’accent sur l’environnement, plutôt que sur l’histoire. Les nombreuses références à la ville de Québec me faisaient sourire, surtout que j’y ai habité huit mois, mais à la longue, ça me donnait l’impression de lourdeur, comme si en voulant rendre ça très ancré dans le réel, on perdait le fil et on tombait dans la promotion de la ville (par exemple, la scène sur le restaurant le Cochon Dingue, alors qu’ils vont sur celui sur la rue Maguire, mais que les autres avaient essayé celui dans le Vieux-Québec).

MERCI de ne pas avoir mis de sacres dans la bouche des personnages québécois. C’est quelque chose que je n’aime pas lire quand ce n’est pas justifié et ça donne l’impression que tout le monde sacre, ce qui n’est pas le cas. J’ai bien apprécié que les personnages, peu importe leur lieu d’origine, aient un bon vocabulaire.

Finalement, j’ai eu du mal à départager l’auteure de l’héroïne. Je n’ai pu m’empêcher, au cours de ma lecture, de penser que c’était plus autobiographique que voulu. Surtout par le fait qu’Isa utilise plusieurs expressions qu’on peut lire sur le blogue d’Audrey Parily. Je sais, c’est normal, mais c’est la première fois que je suis confrontée à cette situation. Peut-être qu’il faudrait que j’évite de lire les blogues des auteurs dont je veux lire l’œuvre…

Je me relis, et je trouve que je suis plutôt négative, pourtant, j’ai lu en une seule journée et je veux à lire la suite!