Mangez! – Guylaine Guevremont et Marie-Claude Lortie

Jouez-vous au yo-yo avec votre poids depuis plusieurs années? Cinq kilos de perdus, dix de retrouvés? Les recherches montrent que les régimes amaigrissants classiques ne fonctionnent pas à long terme. Que faire alors pour en finir avec les kilos en trop ou pour maintenir le poids idéal? Manger à sa faim!

Le but visé : apprendre à reconnaître les signaux de la faim et la sensation de satiété. Vous mangez ce que vous voulez quand vous voulez, à condition d’avoir faim et d’arrêter quand votre corps est rassasié. C’est ainsi que fonctionnent les bébés et les « minces naturels » tels qu’Isabel Richer, Sophie Durocher ou Rafaële Germain, qui témoignent dans le livre du fait que la gourmandise n’est pas un obstacle à la minceur.

La démarche mise de l’avant dans Mangez! a été mise au point et éprouvée en clinique par la nutritionniste Guylaine Guevremont, qui a fait équipe avec la chroniqueuse et critique gastronomique Marie-Claude Lortie pour la transformer en livre. Mangez! vous propose de mettre une croix sur les régimes, les restrictions et le sentiment d’impuissance par rapport au poids. Et de vous redonner votre liberté…

J’avais beaucoup entendu parler de ce livre et nombreuses étaient les personnes qui m’avaient dit qu’il avait été un tournant dans leur perte de poids. Comme je recommencerai cette aventure bientôt, je me suis dit que ce serait le moment idéal pour lire ce livre. Finalement, il n’y a rien de bien sorcier dans ce que prônent les deux auteures : écouter sa faim. Donc, manger quand on a faim et cesser de manger quand notre corps nous dit que c’est assez. Bien, c’est simple en fait. Mais dans le fond, la difficulté vient du fait qu’on a parfois de la difficulté à entendre notre corps nous dire que c’est assez. De mon côté, je sais que c’est parce que je mange beaucoup trop vite. Si bien que, le temps que le signal se rende à mon cerveau, il est déjà trop tard et j’ai trop mangé. En fait, je devrais parler au passé, car si la grossesse m’a apporté bien des choses, celle-ci en est une. J’ai renoué avec ma sensation de satiété, et même si je ne mange pas beaucoup plus lentement (j’essaie de changer ça), je ressens la fin de la faim beaucoup plus rapidement. Je suis également rendue allergique à la sensation d’avoir trop mangé. Il faut dire que, enceinte, cette sensation vient assez rapidement, surtout quand le bébé s’amuse à jouer sur ton estomac plein. J’espère seulement pouvoir garder cette bonne habitude après la grossesse et ne pas trop remplir mon estomac qui aura maintenant toute la place pour s’étendre.

Pour en revenir au livre, bien que je sois d’accord avec la prémisse de départ, je trouve tout de même que les auteures auraient pu se pencher davantage sur la qualité de notre alimentation. Je sais qu’elles en parlent un peu, mais le livre est surtout pour nous dire qu’on peut manger ce qu’on veut, si on a faim et j’ai du mal à croire que, à long terme, la perte de poids obtenue va se maintenir si on ne mange que de la junk, même si on en mange seulement à notre faim. D’un autre côté, ça fait du bien de voir que rien n’est interdit. Dans le fond, il ne nous reste qu’à nous servir de notre bon sens!

Finalement, j’ai trouvé ce livre intéressant, mais comme je n’ai jamais vraiment suivi de régime malgré mes efforts pour perdre du poids et que j’ai toujours voulu que mon alimentation soit représentative de la vraie vie (très peu pour moi de ne manger que de la soupe), je crois que ce livre m’a moins touchée qu’il pourrait toucher certaines personnes qui ont suivi des régimes amaigrissants à répétition. Je ne dis pas que je n’ai aucun problème avec la nourriture, mais je ne crois pas que ce soit dans cet aspect-là. En fait, je crois qu’il arrive seulement un peu trop tard dans mon cheminement. Avec le temps, j’avais déjà réglé certains problèmes :

  • Je ne me sens plus obligée de terminer mon assiette, même au restaurant ou en visite.
  • Il n’y a plus toujours de la place pour le dessert : si je n’ai plus faim, je n’ai plus faim, donc pas de dessert et ce n’est pas grave. Avant, il me semblait inconcevable de ne pas prendre un dessert, j’avais, comme une amie dit souvent, un estomac exprès pour le dessert.
  • Je mange encore rapidement, mais maintenant, c’est plus une mauvaise habitude, alors qu’auparavant, surtout à l’adolescence, c’était volontaire afin de pouvoir manger le plus possible avant que mon corps me dise qu’il en avait assez. Rendu là, ce n’était même plus de la gourmandise…

Il m’en reste d’autres à régler :

  • Manger beaucoup plus lentement.
  • Arrêter de boire mes calories. Quand j’ai faim, j’ai tendance à boire du jus d’orange ou du lait, mais ça ne comble ma faim que temporairement, m’obligeant à manger réellement peu de temps après.
  • Intégrer beaucoup plus de légumes.

Dans le fond, ce livre m’a permis de voir le chemin parcouru et celui qu’il me reste à parcourir, et je suis, somme toute, plutôt satisfaite et j’ai confiance de pouvoir perdre le poids pris pendant ma grossesse et d’ensuite recommencer sainement ma perte de poids où elle s’est arrêtée au début de l’année.

L’autre part de l’odyssée

J’ai hésité avant d’en parler ici. Je parle déjà de plein de sujets, un de plus n’allait-il pas diluer l’intérêt de mes quelques lecteurs? En fin de compte, ouvrir un autre blogue serait assurément m’éloigner encore plus de celui-ci. De toute façon, une odyssée, ça a plusieurs aspects. Donc, en plus de mes lectures, de mon travail et de mes réflexions sur ma vie personnelle, je vais maintenant également parler de mes nouveaux objectifs de vie : perdre du poids et avoir une meilleure qualité de vie.

J’ai dépassé les 200 livres il y a plusieurs années, je ne sais pas quand, mais je sais pourquoi. D’abord, une alimentation peu diversifiée, venant d’abord de mon enfance, mais que j’ai perpétrée par la suite : par paresse ou par manque de connaissances. J’ai modifié cet aspect depuis que je suis la seule responsable de mon alimentation, il me reste du chemin à faire, mais je crois être sur la bonne voie. Ensuite, sportive dans ma jeunesse, j’ai délaissé le sport pour ma nouvelle passion à l’adolescence : la lecture. Bizarre en fait, puisque j’avais fait beaucoup de chemin en natation, et j’ai tout laissé tomber du jour au lendemain, et je me suis plongée dans les livres. Pas sans raison, un événement vécu à 10 ans a fait en sorte que je ne voulais plus être remarquée, je voulais disparaître, et surtout, je voulais que personne n’ait d’intérêt pour moi. Je me suis donc réfugiée dans les livres. Finalement, il y a 4-5 ans, on m’a diagnostiqué un dérèglement hormonal qui fait en sorte que je prends du poids plus facilement que la moyenne et que c’est plus difficile d’en perdre pour moi, mais pas impossible. C’est pourquoi je ne me suis jamais reposée sur cette dernière raison. Comme l’a déjà dit Jean-Marc Parent, ce n’est pas ta condition médicale qui fait que tu choisis une poutine à la place d’une salade.

Je sais que je dois changer mes habitudes, et je crois que je suis déjà sur la bonne voie. L’été dernier, je me suis remise au vélo, allant même jusqu’à faire le Tour de l’île de Montréal (52 km), alors que j’étais visiblement la plus grosse participante. J’ai réussi. Je marche régulièrement pour aller au travail et j’ai l’intention de faire de même à mon nouvel emploi, en marchant jusqu’au métro, plutôt que de prendre l’autobus. Je fais du work out quotidiennement à la maison et je me suis mise au ski l’hiver dernier, après 12 ans de pause. D’ailleurs, je suis maintenant équipée et comme j’aurai la passe de saison cet hiver, l’obstacle financier n’en sera plus un.

Je dois maintenant m’attaquer à la nourriture. J’ai déjà diminué les portions, j’inclus les légumes et les fruits à tous les repas, mais je manque d’imagination. Quand j’étais jeune, on ne mangeait que des patates et des carottes, je dois donc apprendre à apprêter les autres légumes. D’ailleurs, comment on fait cuire des asperges?? En fait, ça je sais, mais je sais juste pas les étapes avant… Il faut enlever quoi au juste? Pour le moment, les légumes congelés m’aident énormément. J’ai fait mon premier potage – avec succès – la semaine dernière. Je dois juste m’organiser mieux. Avant je faisais un menu pour les soupers, il faudrait que je m’y remette et que j’inclus les dîners.

Voici donc ma démarche. Je n’ai pas l’intention de faire un régime quelconque, juste mieux manger et bouger plus. Mon premier objectif est de perdre 25 livres d’ici le mariage d’un ami à la fin du mois de mai. Sinon, pour me motiver, j’ai conclu avec M. X, que lorsque je descendrai sous la barre des 200 livres, on se payera une envolée au SkyVenture de Montréal. De plus, comme on compte démarrer le projet bébé d’ici 1 an, 1 an 1/2, je veux perdre le plus de poids possible pour facilité les choses, d’autant plus que le dérèglement hormonal peut avoir une influence sur cet aspect.

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