Boo – Neil Smith

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boosmithOliver Dalrymple est un garçon de treize ans à la peau pâle et au cœur troué. Tout le monde l’appelle Boo, en raison de sa blancheur fantomatique. Il est capable de réciter la table de Mendeleïev de mémoire sans omettre un élément, un atout malheureusement négligeable pour développer son réseau social. Boo, surtout, est mort devant son casier. Son cœur, croit-il.

Il se réveille dans un étrange au-delà : le Village. Un endroit où se retrouvent tous les jeunes de treize ans, « passés » comme lui d’un monde à l’autre.

Deuxième coup de cœur des bibliothécaires. Je ne connaissais pas du tout cet auteur. L’idée d’un paradis par groupe d’âge et par pays est intéressante. Oliver arrive donc au milieu de jeunes de treize ans, des nouveaux nés comme lui, ou des « vieux » treize ans. J’ai bien aimé la façon dont cette société d’adolescents s’organisait, seule, sans adulte. Chacun trouve sa place dans un univers minimaliste où le strict minimum est fourni par Zig (le nom que les jeunes donnent à Dieu). Les gens atterrissent dans ce paradis pour 50, après quoi, ils remeurent. Toutefois, ils ne changeront pas pendant ces 50 ans, ils deviendront plus matures peut-être, mais physiquement, ils seront les mêmes qu’à leur première mort.

L’univers est campé et fascinant à suivre. Quelques jours après sa renaissance, un de ses anciens collègues de classe arrive et lui apprend que ce n’est pas son cœur qui a lâché, mais qu’il a été fusillé et que le tueur est probablement dans leur paradis. S’ensuit alors une chasse à l’homme.

Il est difficile de s’attacher à Oliver (Boo) au début, il est un peu trop froid, détaché, il n’a aucune intelligence sociale en fait. Mais au contact de Johnny, il devient plus humain.  Malgré le sujet pas toujours facile, traité tout de même avec humour, ce sont 400 pages qui se lisent rapidement.

Une histoire de vie, de mort, d’intimidation, mais surtout, d’amitié.

Divergence – Veronica Roth

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divergenceDans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en cinq factions, chacune consacrée au culte d’une vertu dans l’espoir de former un civilisation parfaite : les Altruistes, les Sincères, les Audacieux, les Fraternels, les Érudits. À 16 ans, chaque adolescent doit choisir sa faction, pour la vie. Le jour du choix, Béatrice comprend qu’elle est différente: elle est divergente. Elle hésite entre rester avec sa famille et être elle-même, mais elle ne peut choisir les deux. Alors, elle prend une décision qui surprend tout le monde, même elle-même…

Quand même un air de déjà vu. J’en ai entendu beaucoup parler, mais je devais être sur une autre planète pour ne pas l’avoir lu encore. Ça ressemble beaucoup à Uglies, à La résistance, et même un peu à Hunger Games. Un futur post-apocalyptique où les gens sont séparés selon des caractéristiques spécifiques supposément pour garder la paix. Évidemment, c’est trop simple pour fonctionner, comme dans toute série de ce type. Bref, on ne réinvente pas le genre, mais je dois être un bon public pour ce genre d’histoires, puisque je l’ai lu très rapidement et je vais aller chercher la suite prochainement. Éventuellement, je vais sûrement visionner les films, même si ceux-ci ont tendance à ne pas être à la hauteur.

Les lettres du mercredi – Jason F. Wright

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mercrediL’histoire de Jack et de Laurel débute avec une lettre écrite pendant la nuit de leur mariage : « Je te fais une promesse aujourd’hui. Je t’écrirai chaque semaine de notre vie. » Et Jack tient sa promesse : pendant 39 ans, tous les mercredis, il écrit une lettre à sa femme. Après le décès du couple, ces lettres d’amour sont découvertes par leurs trois enfants, des adultes aux vies parfois compliquées. Alors qu’ils commencent à lire les centaines de missives accumulées dans des dizaines de boîtes, les enfants découvrent un incroyable secret de famille. Un secret qui va les conduire à faire face à une vérité qui pourrait bouleverser leurs vies. Avec, à la clé, un formidable message d’amour.

Lors de ma dernière visite à la bibliothèque, j’avais à peine 15 minutes avant la fermeture. J’ai donc pigé au hasard dans les coups de cœur des bibliothécaires. Ce livre fait partie de ce hasard.

J’aime les romans épistolaires et celui-ci l’est à moitié. La prémisse est intéressante. Après la mort de leurs parents, les enfants découvrent des lettres que leur père écrivait chaque semaine à sa femme. Je trouve toutefois que l’idée a été mal exploitée. Les personnages sont un peu trop stéréotypés à mon goût : le grand frère trop sérieux, le petit frère rebelle, la sœur qui s’oublie pour tout le monde. Aussi, mine de rien, on voit rapidement ce qui va se passer et on devine le dénouement, à quelques détails près.

Une histoire légère et quand même plutôt romantique!

Room – Emma Donoghue

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Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions.

Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais la mère tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir. Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers?

J’ai dévoré ce livre. Ça peut sembler un peu malsain, mais je trouvais que l’auteure avait très bien développé son sujet. J’ai adoré Jack et sa candeur. Son univers se résume à une chambre où il est enfermé avec sa mère depuis sa naissance. Pour lui, le monde, c’est ça. Ce qu’il y a à la télévision n’est qu’invention. Au-delà de la porte, c’est le vide. Par contre, c’est la deuxième partie du livre, quand il réussit à se sauver que j’ai particulièrement apprécié : le voir découvrir le monde et remettre constamment en question ce que sa mère lui a enseigné. Ses insécurités également. Pour lui, la chambre, c’était sa normalité. Il ne comprend pas pourquoi sa mère ne veut plus y retourner ni son empressement à vouloir tout oublier et à mener une vie qui, pour lui, est tout sauf normal. Une très belle lecture malgré un sujet difficile.

Treize raisons – Jay Asher

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Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. D’abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails.

Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

La prémisse de ce livre est intéressante. À la suite du suicide d’une collègue de classe, Clay reçoit des cassettes enregistrées sur lesquelles il a la surprise d’entendre Hannah, qui raconte ce qui, et ceux qui, l’a amené au suicide. Ça sonne un peu morbide dit comme ça, mais c’est amené de façon intéressante. On suit Clay qui écoute les cassettes afin de comprendre son implication dans tout ça. Au fil des histoires d’Hannah, on comprend que ce n’est pas un gros événement qui a tout chamboulé, mais bien plusieurs petits, qui, additionnés, lui semblaient trop lourds à supporter.

Par contre, à la longue, j’ai trouvé que Hannah se déresponsabilisait un peu de sa décision, même si elle finit par admettre qu’elle aurait pu changer certaines choses. Je ne dis pas qu’elle n’avait pas raison de trouver difficile ce qu’elle a vécu, certains événements en particulier, mais la façon dont c’est amené dans le livre, j’ai eu l’impression qu’elle se portait en victime, avant de vivre quoi que ce soit. C’est difficile à expliquer.

Ça demeure tout de même un très bon livre à faire lire aux jeunes afin de leur faire réaliser les impacts que peuvent avoir leurs gestes et même, une seule parole.

Yukonnaise – Mylène Gilbert-Dumas

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Béatrice, écrivaine en mal d’inspiration, arrive au Yukon avec l’espoir d’y trouver le sujet de son prochain roman. Sur la route qui relie Whitehorse à Dawson City, elle prend une femme en auto-stop et réalise très vite qu’il s’agit d’Isabelle St-Martin, une esthéticienne dont elle a déjà été la cliente. Mais la Yukonnaise qui occupe le siège du passager n’a plus rien de la Québécoise superficielle qu’elle a connue autrefois. Au fil des conversations, Béatrice découvre l’histoire d’une jeune femme que tout le monde croyait fragile et qui pourtant a réussi à s’émanciper des cadres préétablis pour refaire sa vie au Yukon.

Un livre choisit sous l’inspiration du moment, sans lire la quatrième de couverture, seulement parce que le titre et la couverture m’appelaient. Un autre bon choix d’ailleurs! L’histoire se déroule au Yukon, alors qu’une écrivaine, Béatrice, en panne d’inspiration décide d’y séjourner en plein hiver, alors qu’habituellement les touristes se sauvent. Même si j’ai apprécié les descriptions de l’auteure et que le milieu était bien campé, je dois avouer que le fait d’avoir regardé la série La ruée vers l’or m’a permis de mieux comprendre l’univers, les origines et le contexte de Dawson City. En fait, c’est tellement bien décrit, que j’aurais compris et pu m’imaginer, mais la série m’a permis d’aller un peu plus loin.

L’histoire tourne autour de l’auteure qui rencontre une Québécoise exilée au Yukon depuis des années, Isabelle. En fait, Béatrice n’est qu’un prétexte pour nous raconter l’histoire de cette esthéticienne maintenant perdue au pays du froid et de l’or. C’est d’ailleurs l’histoire d’Isabelle qui est la plus intéressante, Béatrice ne servant, à mon avis, que de faire-valoir. Malgré tout, j’ai été déçue par la fin, quand Isabelle raconte sa rencontre avec Béatrice de son point de vue. Je ne peux en dire plus sans en dire trop, mais cela m’a laissé un goût amer et a enlevé la magie de la rencontre pour moi. Même si je crois comprendre le pourquoi de la chose. C’est tout de même pour moi une belle découverte, autant le livre que l’auteure que je ne connaissais pas et qui vient de mon coin de pays. Je vais sûrement partir à la découverte de ses autres livres.

L’enfant qui venait d’un livre – Didier Van Cauwelaert

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Louise, hôtesse d’accueil dans un salon du livre, est abordée par un petit garçon perdu. Quand elle lui demande son nom, il lui montre un manga, Zédérem, dont le héros lui ressemble.

Qui est-il? Un personnage de fiction matérialisé, le fils caché du dessinateur, ou bien un imposteur aux abois, un mythomane qui essaie de se faire adopter par tous les moyens?

Ballottée de mensonges en illusions à travers des dangers bien réels, Louise s’efforce de découvrir le secret de cet enfant inconnu. Quelle vérité fuit-il dans l’imaginaire? A-t-il, comme il le prétend, le pouvoir de guérir par la peinture une maladie orpheline?

Le livre est tant qu’objet est intéressant, mais un peu difficile à manipuler, surtout pour qui lit dans les transports en commun, souvent appuyé sur un poteau. L’histoire demeure simple, mais quand on sait qu’elle est inspirée d’un cas vécu, elle prend une tout autre dimension. Bien que ce soit un romanga, je n’ai pas vu la plus value d’ajouter la version manga dont on parle dans le roman. Je trouvais que le roman en soi l’illustrait très bien sans qu’on soit obligé d’avoir l’objet entre les mains. Une belle initiative de l’auteur qui se traduit par des fonds amassés pour le traitement de la dystonie musculaire déformante, une malade du cerveau chez les enfants. Une belle idée pour ramasser des fonds.