Alors, heureuse? – Jennifer Weiner

Jusque-là, tout allait bien pour Candace Shapiro. Vingt-huit ans, trop de rondeurs, mais beaucoup de charme et suffisamment d’esprit pour s’être imposée comme journaliste. Elle avait même fini par accepter que papa ne revienne jamais, que maman soit amoureuse d’une femme et que Lucy, sa petite soeur, danse les seins nus pour arrondir ses fins de mois. Mais le jour où elle découvre sa vie sexuelle relatée par le menu dans un grand mensuel féminin, ce jour-là… tout déraille. Le responsable de cette délicate attention? Bruce, son ex, qui, à l’évidence, vit lui aussi de sa plume en confiant à l’Amérique entière le détail de ses amours avec une femme « différente »!

D’abord furieuse, Candace va peu à peu sombrer dans la dépression. Mais l’humiliation infligée a cruellement ravivé les blessures d’un passé qu’elle devra affronter pour enfin s’accepter et savourer une digne revanche…

Candace est grosse. À quel point? On ne le sait pas et c’est une très bonne chose que l’auteure ait évité de quantifier ce poids. J’ai trouvé l’héroïne très attachante, sans doute parce que j’ai moi-même un problème de poids, alors je m’identifiais à plusieurs de ses sentiments et réactions, surtout par rapport à son apparence physique. Le reste se déroule comme dans toute bonne chick-lit : on voit le dénouement bien avant que Candace s’ouvre les yeux et tout finit dans la bonté et l’acceptation de soi. Amen. Par contre, un extrait m’a fait réfléchir, cet extrait même qui est le début de toute l’histoire pour Candace. Le voici :

J’avais beau lui répéter qu’elle était belle, je sais qu’elle ne me croyait pas. J’avais beau lui répéter que ça n’avait pas d’importance, je sais que pour elle cela en avait. Ce n’était que ma voix, et la voix du monde était plus forte. Je sentais sa honte comme quelque chose de palpable, qui marchait à côté de nous dans la rue, se lovait entre nous dans une salle de cinéma, blotti là en attendant que quelqu’un lui dise la pire insulte qui existait à ses yeux : « grosse ». […] Aimer une ronde est un acte de courage dans le monde d’aujourd’hui, et peut-être un acte vain. Car, en aimant C., je savais que j’aimais quelqu’un qui ne se croyait pas digne d’amour.

Mes Francos

Une des raisons pour lesquelles j’étais contente de faire mon stage à Montréal, c’est le nombre de festivals qui s’y déroule. Je m’étais bien promis d’assister au plus de spectacles gratuits possible. Jusqu’à maintenant, ce n’est pas très réussi, puisque je n’ai assisté qu’à l’hommage à Leonard Cohen lors de l’ouverture du Festival de Jazz. J’ai d’ailleurs été déçue de cet enchaînement de chansons sans liens, mais bon, quand on n’a pas les moyens de s’offrir le vrai Leonard Cohen, on fait avec ce qu’on a!

Le festival Juste pour rire ne m’a pas attirée encore, mais j’irai probablement faire un tour avant la fin.

Mais, le festival dont j’attendais avec la programmation avec le plus d’impatience, c’est les FrancoFolies! Après avoir fait le tour de la programmation extérieure, j’ai ressorti les spectacles que je veux aller voir. C’est un mélange de connus et d’inconnus pour moi. Décidément, j’aime les festivals, mais vais-je réussir à aller voir tout ça, et aussi, à entraîner quelques personnes à me suivre?

24 juillet : Ma première Place des Arts
24 juillet : Marco Calliari
26 juillet : Damien Robitaille
27 juillet : 3 gars su’l sofa
28 juillet : Du Haut des Airs
28 juillet : Michal Rivard Symphonique
28 juillet : Alfa Rococo
29 juillet : David Marin
29 juillet : Le Vent du Nord
31 juillet : Vincent Vallières
1 août : Dumas
2 août : Gregory Charles
3 août : Diane Dufresne

En attendant, j’ai quand même au menu une journée à la Ronde, un souper-théâtre d’été à Saint-Sauveur et un voyage de filles au Massachusetts, et ce, dans les huit prochains jours.

Est-ce que je vais être reposée à la fin de l’été? Non. Est-ce que je m’en fous? Oui.