La terre fredonne en si bémol – Mari Strachan

Personne ne veut croire Gwenni Morgan lorsqu’elle affirme pouvoir voler dans son sommeil, ni ses amis, ni ses parents. Du haut de ses douze ans et demi, cette fillette friande de biscuits à la vanille et de crème à la fraise aime plus que tout lire des romans policiers et poser aux adultes certaines questions… qui demeurent souvent sans réponse.

Le jour où Ifan Evans, le mari de son institutrice, disparaît sans laisser de trace, elle décide de résoudre cette énigme. Prenant modèle sur ses détectives préférés, Gwenni recueille consciencieusement des indices. Mais la vérité qui se cache au bout de l’enquête pourrait bien bouleverser tous les repères de son petit monde.

En faisant le portrait inoubliable d’une petite fille et d’un village du pays de Galles à la fin des années 1950, Mari Strachan nous transporte dans un univers totalement original, niché quelque part entre la cruauté et le merveilleux du monde de l’enfance.

Le résume de la quatrième de couverture n’est pas, à mon avis, vraiment fidèle à l’histoire. C’est peut-être une bonne chose dans le fond, puisqu’on ne peut qu’être surpris par la tournure que prennent les choses pour Gwenni.

Gwenni est une petite fille très curieuse qui vit dans une famille où tout n’est pas toujours rose. Sa mère est difficile à suivre, son père voit un peu trop le bien dans tout le monde et elle ne s’entend pas du tout avec sa sœur Bethan, dont elle doit en plus partager le lit. Pas surprenant que l’imaginaire de cette petite fille finisse par prendre le dessus.

Un quotidien pas si banal pour une petite fille pas banale non plus.