Danger

Je sais que je vais être dans une période dangereuse pour moi dans les prochaines semaines. Au cours des dernières années, chaque fois que j’atteignais un objectif de perte de poids, je stagnais et finissais par le reprendre. Pourquoi? Je le méritais. Je méritais de manger ce que je voulais, je méritais cette journée de congé de gym, qui se transformait en semaines, puis en mois. Maintenant, je sais que je mérite encore mieux. Je mérite d’être en santé, d’avoir plus d’énergie, de me sentir belle pour la première fois depuis longtemps. Et ça vaut toute la nourriture du monde.

La fin de semaine a été difficile. De mauvais choix alimentaires m’ont fait réaliser que je ne devais pas relâcher ma vigilance. Le restaurant d’hier a particulièrement été mauvais : trop de pain, trop de tout. Et surtout, même les légumes étaient noyés dans l’huile. Au moins, j’ai sauté le dessert.

Comme je le disais, la semaine s’annonce difficile : beaucoup de travail en perspective et, comme je vais être dans ma semaine typiquement féminine d’un jour à l’autre, ça se combine avec le goût de rester écraser et des rages de sucre. Je vais donc établir mon plan.

Plan de match

  • Préparer le plus possible mes repas ou mes aliments afin de n’avoir aucune bonne raison pour faire des choix moins santé par manque d’énergie ou de temps.
  • M’entraîner tous les jours, peu importe l’heure à laquelle je termine au bureau, ne serait-ce que pour 30 minutes.
  • Préparer mes collations préentraînement pour justement avoir l’énergie pour aller m’entraîner, peu importe l’heure.
  • Pas d’escalier ni d’ascenseur : je réalisais déjà ce défi depuis un bout, mais j’ai fini par me relâcher, surtout en fin de journée. Je suis connue au bureau comme la celle pour qui il est contre ses principes de prendre un escalier roulant pour descendre. 😉 Je vais maintenant l’appliquer à ce qui monte.
  • Comme mon bureau est au 21e étage, c’est le seul ascenseur que je me permettrai, mais pour monter seulement. À la fin de chaque journée, je descendrai les 21 étages par l’escalier.

Avec tout ça, j’ai bon espoir d’avoir une perte sur la balance vendredi, peu importe le stress, la fatigue et les règles. Un, deux, trois, GO!

Synopsis d’un saut en parachute

Septembre 2008 : Je passe les différents concours des gouvernements fédéral et provincial pour être agente d’information. Pas de nouvelles.

Décembre 2008 : J’obtiens mon emploi de rêve et je déménage à Laval.

19 octobre 2009 : L’événement est terminé et je sais, même si ça n’a pas été confirmé, que mon contrat sera sans doute renouvelé. Je suis prête et contente de passer une nouvelle année à cet emploi.

20 octobre 2009 : Je reçois une offre pour postuler à un emploi dans un ministère provincial : emploi occasionnel (donc temps plein, avantages sociaux, mais pas permanent), avec possibilité d’un poste régulier après 18 mois. Je décide de postuler.

23 octobre 2009 : Je suis convoquée en entrevue.

29 octobre 2009 : Entrevue. Ça se passe très très mal à mon avis. J’ai l’impression de passer les 45 minutes que dure l’entrevue à dire « je ne sais pas », « je n’ai pas d’expérience », etc. Bien sûr, j’ajoute des commentaires pour dire ce que je ferais pour faire les tâches que je ne connais pas, mais je ressors de l’entrevue résignée.

29 octobre 2009 : Après mon entrevue, je vais voir mes anciennes superviseures de stage à un autre ministère. La responsable des communications, qui était la chef d’équipe à l’époque de mon stage, est là. Un poste d’occasionnel de 4 mois va sans doute ouvrir en après-midi, et si je le veux, il est à moi. J’avais adoré mon stage à cet endroit. J’y réfléchis.

30 octobre 2009 : J’ai un message sur mon répondeur qui me confirme que le poste est officiellement ouvert et que je peux l’avoir. Ils sont prêts à attendre le mois de décembre, puisque mon contrat se termine à ce moment-là. J’ai pris ma décision, je veux essayer. Je vais voir ma supérieure immédiate pour en parler et elle accepte de me libérer un mois avant la fin de mon contrat. Le ministère m’appelle pour me dire que c’est sûr à 99 %. Le 1 % me stresse, j’ai déjà démissionné, me voilà donc en chute libre.

2 novembre 2009 : Pas de nouvelles. Je commence à stresser sérieusement. Est-ce que j’ai fait une gaffe?

3 novembre 2009 : Le ministère pour lequel j’ai passé l’entrevue catastrophique me rappelle : j’ai l’emploi. Sans mots, et très surprise, je demande du temps pour réfléchir. Le ministère de mon stage m’appelle une heure après : j’ai le poste. Je lui explique la situation et je lui demande un peu de temps.

Choix 1 : 18 mois menant peut-être vers un poste régulier, nouvel environnement de travail, nouveaux défis.

Choix 2 : 4 mois, peut-être renouvelable pour 4 mois, environnement de travail et tâches connus, très belle équipe.

Salaire et avantages sociaux : exactement la même chose.

Décision : Je prends le choix numéro 1. J’avais vraiment envie de retravailler avec l’équipe où j’ai fait mon stage, mais à long terme, et avec mon désir de plus de sécurité, le premier choix est le meilleur. Je n’ai pas regretté ma décision et mon ancien milieu de stage a compris. En fait, aussitôt que je leur ai dit que j’avais une autre offre, ils avaient commencé à chercher quelqu’un d’autre.

Donc, à partir du 30 novembre, je deviens conseillère en communication interne pour un des plus gros ministères!

En attendant, je travaille trois heures par jour, puisque j’avais plusieurs heures accumulées. Des lectures en perspective!

Sans mots

J’ai eu un peut-être! Wow!

J’essaie de planifier le plus d’entrevues possibles pour mes porte-parole avant l’événement.

Je m’essaie partout, parfois sans espoir, mais qui n’essaie rien, n’a rien.

J’ai eu un « peut-être » d’une grosse émission très écoutée. Ça ne débouchera peut-être pas, mais ce n’est pas un non!

Je nage tellement dans le brouillard présentement. J’ai surtout appris à faire des relations de presse et des communications écrites à l’université. J’apprends sur le tas les relations publiques et les relations directes avec les médias. Chaque entrevue décrochée est une victoire pour moi, même si ce n’est qu’à la radio AM ou à la télé communautaire. Je prends de l’assurance, mais j’espère tout de même ne pas créer trop de déceptions. C’est ma première fois et je trouve que je me débrouille bien!