Ingratitude?

Ma période de travail intense est terminée, il ne reste qu’à faire le bilan de l’événement et s’atteler à préparer celui de l’année prochaine. Pour ma part, ça se termine sur une note un peu négative : j’ai été très surprise de l’ingratitude des gens envers notre journée familiale.

Résumé de la journée : trois ateliers donnés par des professionnels en avant-midi, selon les groupes d’âge, un dîner fourni (pizza, légumes, pain, pâtés, fromages, barres tendres, pommes, jus, eau, boissons gazeuses, etc.), une kermesse avec des jeux et des coupons à gagner, trois autres ateliers en après-midi, le tout se terminant par le tirage de prix de présence avec les coupons reçus à l’entrée et pendant la kermesse (une dizaine de livres).

Nombre de personnes présentes : environ 70, dont 44 enfants.

Prix pour la journée complète : 0 $, rien, gratuit… TOUT était gratuit.

Les enfants : ravis, nous n’avons eu que de bons commentaires et plusieurs parlent de revenir l’an prochain.

Les adultes : oui, de très bons commentaires et des félicitations… mais beaucoup de commentaires négatifs également! Pas assez de prix de présences, jus donné aux enfants (100 % naturel, mais quel dommage, il y a du sucre dans les fruits!), pas de café pour les adultes, on donnait les coupons trop facilement, pas assez facilement, les enfants pouvaient gagner plusieurs fois (ce qui n’est pas juste), il n’y avait pas de prix pour tous les enfants présents, etc. Le pire : on a « osé » mettre une boîte de contribution volontaire à la fin de la journée… Ça ne se fait pas à un événement dit gratuit, même si c’est volontaire et que l’événement est organisé par un organisme sans but lucratif

Je sais, je devrais me concentrer sur les bons côtés et sur la majorité de commentaires positifs reçus, mais n’empêche…

Quand j’étais jeune, je sortais rarement avec ma famille parce qu’on n’avait pas beaucoup d’argent. Ma mère aurait été très heureuse de nous amener à une journée comme celle-là, et nous-mêmes aurions été très heureuses d’y aller.

Pendant 4 heures, nous avons offert du plaisir de qualité à des enfants, et tout ce que certains parents retiendront, c’est le manque de café ou le jus fait de fruits qui ont le malheur de contenir du sucre… C’est dommage… surtout pour les enfants!

Sans mots

J’ai eu un peut-être! Wow!

J’essaie de planifier le plus d’entrevues possibles pour mes porte-parole avant l’événement.

Je m’essaie partout, parfois sans espoir, mais qui n’essaie rien, n’a rien.

J’ai eu un « peut-être » d’une grosse émission très écoutée. Ça ne débouchera peut-être pas, mais ce n’est pas un non!

Je nage tellement dans le brouillard présentement. J’ai surtout appris à faire des relations de presse et des communications écrites à l’université. J’apprends sur le tas les relations publiques et les relations directes avec les médias. Chaque entrevue décrochée est une victoire pour moi, même si ce n’est qu’à la radio AM ou à la télé communautaire. Je prends de l’assurance, mais j’espère tout de même ne pas créer trop de déceptions. C’est ma première fois et je trouve que je me débrouille bien!

Vacances et retour à la réalité!

Maintenant une semaine que je suis de retour de vacances (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick et Kamouraska) et je dois dire que le retour a été brutal! Près de 10 h d’heures supplémentaires pour un retour de vacances, ça remet dans le bain assez vite! Si bien que, entre dimanche dernier et aujourd’hui, j’ai l’impression qu’au moins trois semaines se sont écoulées! Il faut dire que notre événement arrive à grands pas!

Je n’ai pas beaucoup lu pendant mes vacances, même si j’avais apporté quatre livres.

Billets à venir :

• Le monde de Sophie – Jostein Gaarder

• Un week-end entre amis – Sophie Kinsella

• Photos de vacances?

Maintenant une semaine que je suis de retour de vacances (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick et Kamouraska) et je dois dire que le retour a été brutal! Près de 10 h d’heures supplémentaires pour un retour de vacances, ça remet dans le bain assez vite! Si bien que, entre dimanche dernier et aujourd’hui, j’ai l’impression qu’au moins trois semaines se sont écoulées! Il faut dire que notre événement arrive à grands pas!

Je n’ai pas beaucoup lu pendant mes vacances, même si j’avais apporté quatre livres.

Billets à venir :

· GAARDER, Jostein – Le monde de Sophie

· Un week-end entre amis – Sophie Kinsella

Première conférence de presse organisée

Hier avait lieu la première conférence de presse que j’organisais. C’était pour le lancement de notre activité estivale. Au menu : une ministre, deux hauts fonctionnaires, des représentants de la Ville, des gens du milieu culturel et 52 enfants.

Malgré les erreurs de débutante (invitations envoyées trop tard, manque de planification dans le temps nécessaire à l’installation, etc.), tout s’est relativement bien déroulé. Il faisait beau, les gens présents étaient de bonne humeur et les enfants ont eu le spectacle promis. Les personnes qu’on voulait absolument présentes y étaient et deux médias se sont présentés.

J’ai pris des notes pour mes prochains événements en septembre et octobre, mais je suis quand même contente de cette première. La première d’une longue série j’espère. J’attends avec impatience de voir les articles dans les médias, aujourd’hui!

Trois mois plus tard…

Dimanche, ça va faire trois mois que je travaille à mon emploi de rêve. Quand je vois mes amis et mes collègues d’université qui ont terminé en même temps que moi et qui cherchent encore ou qui sont entrés comme techniciens pour espérer avoir un poste universitaire plus tard, je me considère plus que chanceuse d’avoir trouvé un emploi dans mon domaine, dans une branche qui m’intéresse, et ce, lors de la dernière journée de classe. Il faut dire que j’avais mis toutes les chances de mon côté en commençant à chercher dès le mois de septembre.

Depuis le début, il n’y a pas une journée où je n’ai pas l’impression d’avoir bien peu appris à l’université. Pourtant, je sais que c’est faux, mais il y a tant de choses que je ne sais pas, tant de situations devant lesquelles je dois improviser. Par contre, je crois que c’est ça qui fait que j’aime tant ce que je fais. J’ai beaucoup appris en gérant ma première crise et depuis, bizarrement, je n’ai plus peur quand le téléphone sonne. Je sais que peu importe ce que c’est, je vais être capable de gérer, puisque rien ne peut battre cette situation.

Même si j’étais déjà capable de gérer plusieurs projets à la fois, je sais maintenant ce que c’est de gérer le même nombre de projets, mais avec cinq fois plus d’intervenants : 12 outils de communication et de diffusion en chantier, un illustrateur, trois graphistes, cinq imprimeurs, 10 commanditaires, des délais à respecter, sans compter les textes à écrire, à faire approuver et toutes les autres tâches à côté. Le paradis! Sincèrement, j’adore ça. Je ne vois pas les journées passer, ma liste de trucs à faire (merci Task Coach) ne cesse de s’allonger même si je termine plusieurs projets par jour. J’ai une quarantaine de demandes de partenariat d’envoyé, toutes rendues à des étapes différentes et je jubile!

Mais pourquoi stresser quand tu passes ton Jeudi saint à magasiner des clowns, des maquilleurs et des caricaturistes! Surtout quand des billets pour Gilles Vigneault « tombent » sur ton bureau pour occuper ton Vendredi saint.

Gestion de crise

C’est aujourd’hui qu’on va voir si mon bac en communication va me servir. Huit semaines après mon embauche, la semaine où ma supérieure, et seule collègue, est en vacances, je dois faire face à ma première crise majeure. Du genre, qui peut sortir dans les journaux?

Rester calme, respirer, réfléchir…

Edit : Je me sens maintenant comme une vraie professionnelle des communications : j’ai dit mon premier « Pas de commentaires » à un journaliste. Une étape est franchie.

Une semaine plus tard

Je crois encore que cet emploi est vraiment fait pour moi. Je m’aperçois que ça va être beaucoup de travail, mais également très formateur. Comme je travaille pour un organisme à but non lucratif (OBNL) et que nous ne sommes que deux employés (ça m’inclut aussi), je suis amenée à faire de tout. Bien sûr, je fais des communications, j’ai déjà écrit plusieurs communiqués de presse. D’ailleurs, malgré que j’aie écrit au moins 250 communiqués dans les dernières années, c’est la première fois que j’écrivais mon nom comme source d’information… Ça fait un petit velours. Tout comme lorsque j’ai vu un article tiré de mon communiqué.

Sinon, je vais encore beaucoup de lecture pour m’approprier tous les programmes, mais j’en sais maintenant assez pour poser des questions précises et pour faire des suggestions. Cette semaine, à part écrire des communiqués, tout ce que j’ai fait était nouveau pour moi : faire le bilan annuel pour l’assemblée générale, faire des demandes de subventions et de commandites, écrire un appel d’offres pour trouver un graphiste. Je dois également réviser complètement notre site Web pour pouvoir demander au webmestre les changements qui me semblent urgents.

C’est moi qui dois trouver le thème de notre événement cette année, les couleurs, trouver des idées de porte-parole qui conviennent à notre commanditaire principal. D’ailleurs, ce sera de ma responsabilité de gérer l’horaire des porte-parole et de les accompagner dans les événements de presse.

J’ai du mal à réaliser que je serai, que je suis capable de faire tout ça. Juste des nouveautés, de nouveaux défis à relever, mais je ne me suis jamais sentie aussi confiante.

Honnêteté intellectuelle

La première journée est bientôt presque terminée. Je dis presque parce que je dois y retourner ce soir pour rencontrer le conseil d’administration.

Ce fut une journée tranquille. Beaucoup de lecture et de photocopies.

J’ai appris aujourd’hui que j’avais des références béton. C’est intéressant à savoir, parce que, honnêtement, on ne peut jamais vraiment savoir ce que nos anciens employeurs pensent de nous. D’ailleurs, c’est grâce à ces références que j’ai eu l’emploi. À la fin de l’entrevue de groupe, j’étais leur candidate nº 1. Mais à la fin de l’entrevue individuelle, j’étais devenue leur deuxième choix parce que j’avais été trop honnête. Dans le fond, j’ai trop mis l’accent sur mes défauts plutôt que sur mes qualités. Ils ont quand même décidé d’appeler les références et c’est ça qui a fait la différence.

C’est la deuxième fois qu’on me met en garde contre mon « honnêteté intellectuelle ». La première fois, c’était à mon stage de cet été. C’est ce qui les avait convaincues de m’engager. Par contre, cette fois-ci, ç’a bien failli me jouer un mauvais tour. Je sais déjà que je suis incapable de mentir sans que ça paraisse. Il faudrait alors que j’évite de dire ce qu’on ne me demande pas spécifiquement…

Récapitulatif du début d’une nouvelle vie

10 novembre : Comme chaque semaine, je reçois mon alerte-emploi d’Emploi Québec qui m’indique toutes les offres contenant le mot « communication ». J’y vois l’emploi de mes rêves, autant du côté des tâches, que du salaire et de la ville d’emploi.

11 novembre : J’envoie ma lettre de motivation et mon curriculum vitae.

12 novembre : Je m’aperçois que j’ai envoyé la lettre de présentation que j’ai écrite pour un autre emploi à la place de mon curriculum vitae. J’essaie de renvoyer le tout en vain : la boîte de courriel est pleine. Pendant une semaine, j’essaie, mais ne réussis toujours pas à envoyer les bons documents.

17 novembre : Découragée, j’y vais pour le tout pour le tout : je trouve l’adresse postale et j’envoie ma lettre de motivation et mon curriculum vitae. J’en profite pour ajouter des exemples de textes que j’ai déjà écrits.

Les jours passent, pas de nouvelles. Dans ma tête, j’ai manqué ma chance.

4 décembre : J’ai un message sur mon répondeur après mon cours du soir : je suis convoquée à une entrevue de groupe! Deux groupes de six personnes passeront cette entrevue.

9 décembre : Jour de l’entrevue de groupe et également jour de la première grosse tempête de neige. À part moi, tous les autres sont de la région de Montréal. Sur les douze convoqués, seulement neuf se présenteront. Je sens que le fait d’être venu de Sherbrooke, malgré la tempête, joue en ma faveur, malgré le fait que j’arrive 20 minutes en retard à l’entrevue. J’apprends plus tard que les évaluateurs sont également arrivés en retard. L’entrevue de groupe se passe plutôt bien, même si les mises en situation me gèlent un peu (moi qui déteste déjà parler au téléphone, faire semblant de le faire en face de six autres personnes ne m’aide pas). Des neuf personnes, seulement trois seront convoquées en entrevue individuelle.

11 décembre : Encore une fois, j’ai un message sur mon répondeur après mon cours du soir. Je suis convoquée à l’entrevue individuelle!

15 décembre : Cette fois, c’est une grosse averse qui complique les transports. Je réussis tout de même à arriver 15 minutes à l’avance. L’entrevue dure environ 30 minutes et est plutôt décontractée. J’en ressors avec le sentiment d’avoir été « trop » honnête, mais je crois quand même avoir fait une bonne impression. Avant de partir, j’écris la lettre qui servira à tester les habiletés en français et en rédaction. Une réponse nous sera donnée avant la fin de la semaine.

17 décembre : Je suis convoquée à un test pour un autre emploi, le vendredi suivant.

19 décembre : Je dois partir pour Montréal pour passer mon test. J’appelle la directrice pour lui demander s’ils ont pris une décision. Je lui explique la raison de mon appel, comme quoi je ne me déplacerai pas inutilement à l’autre entrevue si j’ai l’emploi. Elle me dit qu’elle ne peut me répondre tout de suite, car elle attend un retour d’appel. Elle essaiera de m’appeler avant l’heure de mon départ. Dans ma tête, c’est foutu. Elle attend la réponse de la personne à qui elle a offert le poste. Elle me rappelle cinq minutes avant mon départ : j’ai le poste! C’est moi qui ai été choisie! J’ai du mal à y croire. J’appelle à l’autre endroit pour annuler mon test.

21 décembre : Je laisse un message à un propriétaire à propos d’un logement à deux coins de rue de mon futur travail.

22 décembre : Le propriétaire me rappelle et on planifie une visite pour le lendemain.

23 décembre : Je visite l’appartement, qui me convient très bien. Je remplis les papiers pour l’enquête de crédit.

24 décembre : Le propriétaire m’appelle pour me dire que l’appartement est à moi.

28 décembre : Signature du bail.

2 janvier : Déménagement dans mon nouvel appartement, dans une nouvelle ville. Par le fait même, deux heures de moins me séparent de M. X.

Demain, 12 janvier : Début officiel et signature de contrat.

L’année 2009 commence en beauté!